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La Virilité Menacée

Le Phallus Disputé

Auteur: Achille Bérenger Doungméné

Copyrights 2016 Tâ-Shalom Editions, Les livres de la liberté

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Par Achille Bérenger Doungméné chez Smashwords


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Embrouilles des Dieux Amoureux

Les Esprits Pervers

L’Illusion des Bains Rituels

Jésus-Christ est Seigneur !

La négligence des repères expose l’homme à la perdition.



Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance. Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. (Jean 10.11-12)



Table des matières

Titre du Livre

Dédicace

Résumé

Début de la Nouvelle

Fin de l’histoire

Remarques finales

A propos de cette collection

Mot de l’auteur

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Nos Ambitions

Vos Impressions



Résumé

Tada est un fervent chrétien qui pendant un moment d’inattention subit le harcèlement moral et le harcèlement spirituel. Au départ fort et confiant dans sa capacité à tenir face à quelconque agression spirituelle, Tada se trouve à genoux à la fin, offrant une leçon précieuse au lecteur : à moins de veiller sans cesse sur ses voies, l’homme est plus faible qu’il ne se pense.



Début de la nouvelle

― Frère Tada, avec toutes ces belles filles autour de vous, vous n’arrivez pas à choisir… Vous devez être bien exigeant !

― Ne vous inquiétez pas pour moi, répondis-je, dès que le jour du Seigneur arrive, tout sera facile. J’ai confiance qu’Il est au contrôle.

― Ah ! Tu sais, avec le boulot que tu as, avec le zèle que tu as pour le Seigneur, les sœurs attendent que tu fasses ton choix ! reprit Sista Eddie.

― A ce point ? Je pense que vous exagérez un peu. Nous sommes en 2014 et les filles s’expriment plus librement.

― Oui mais les sœurs en Christ restent réservées, la pudeur chrétienne… au risque qu’on les traite de charnelles ; tu parles ! Si tu faisais ton choix, les choses seraient bien faciles. Et puis, il y a ma fille qui est maintenant assez grande… 

― C’est vrai que votre fille me fait réfléchir depuis un moment, mais elle est encore une enfant.

― Désolée ! Elle a déjà 20 ans. Ouvre donc tes yeux, dit-elle.

Le souvenir de la conversation du matin avec Sista Eddie me garda pensif pendant des heures. C’est vrai que ma solitude devenait lourde et difficile à gérer. Il était tard et le sommeil prenait son temps.

« Deux semaines que je rencontre des morts dans mes rêves. Nous mangeons, nous buvons et nous rigolons ensemble. C’est curieux ! La nuit dernière, c’est grand-père qui m’a demandé de me marier au plus vite… Et si la rencontre de ce matin était dans l’ordre des choses, comment savoir ? » A cogiter sur mes aventures oniriques, je m’endormis.

Je rencontrai les mêmes personnes dans les rêves. Cette fois, je m’aperçus comme un petit garçon de dix ans. Grand-père était là avec mon oncle et les voisins du village que je connaissais de leurs vivants ; et c’est moi qui prenais soin d’eux : obéissant, dévoué et entièrement consentant. Mon Dieu !

Le lundi matin, je m’apprêtai et sortis ma moto du garage. Je voulus la démarrer quand je fus interpelé par Sista Eddie ; elle était alarmée.

― J’ai fait un rêve grave sur toi ce matin. Il faut à tout prix que je t’en parle, dit-elle.

― Bonjour Sista.

― Excuse-moi, ça va. Je suis dépassée ; pardonne-moi, dit-elle faisant une sorte de révérence (corps droit, flexion légère du genou droit).

― Si ce n’est qu’un rêve, ce n’est pas un problème, répondis-je. La Parole de Dieu me suffit et je viens de prier pour la journée et…

― Pardon frère Tada, interrompit-elle. C’était sérieux. Tu sais que Dieu parle aussi par les rêves et je suis une maman qui sait ces choses.

― Si ce n’est pas long, allez-y rapidement…

― Tu as des ennemis qui se sont juré de te faire la peau. Ils étaient en réunion et réfléchissaient sur des stratégies pour te détruire. Tous ont juré sur un fétiche de t’humilier.

― C’est tout ?

― C’était sérieux frère, soyez prudent !

― Merci pour l’information ; L’Eternel est fidèle et saura me protéger ; souviens-toi du Psaume 91 et d’Esaïe 54. Dieu défend toujours les siens. Soyez bénie ; transmettez mes salutations aux enfants et à votre mari s’il vous plaît.

― Sois prudent frère et que Dieu te garde, dit-elle.

― Amen ! répondis-je en ouvrant le contact de la moto.

J’arrivai au service avant sept heures et trente minutes. Je profitai pour faire du classement sur le bureau et dans les classeurs.

A peine avais-je fini de consulter les mails que je commençai à ressentir des douleurs dans mon intime. Après plus d’une demi-heure d’agacements, je me proposai un bain froid de l’intime-partie que je fis discrètement. Après quelques minutes de répit, la douleur reprit ; plus intense encore.

Juste après dix heures, je m’excusai auprès du collègue de bureau et courus aux urgences. L’hôpital protestant n’était pas loin et le médecin me reçut aussitôt. La consultation n’indiqua rien de précis. Le médecin m’injecta des antalgiques et me prescrivit des comprimés. Il me conseilla de rester vigilant et de le saisir si les douleurs persistaient. Avant onze heures et trente minutes, ma visite était terminée et je retournai au service où je passai le reste de la journée dans la paix.

Le lendemain mardi, presqu’à la même heure, les douleurs reprirent ; pénibles et gênantes. Le collègue, surprenant ma main jouer la pression calmante, intervint :

― Monsieur Tada, il y a des gens qui tiennent ta vie ; ils te réclament des choses et ils te le diront, dit-il.

― C’est qui « ils » ? demandai-je. Je sais que Dieu est avec moi. Et personne n’a rien à me réclamer.

― Tu sais, je suis guérisseur traditionnel et j’ai été initié depuis l’année dernière, annonça mon collègue.

― Tu me surprends et m’étonnes, repris-je. Intellectuel de ton état ; qu’as-tu encore affaire avec ces pratiques ancestrales ?

― Qu’est-ce que tu crois, que l’Occident m’aliénera de mes traditions ? C’est toi qui va continuer à tâtonner dans ton aveuglement, rétorqua-t-il.

― Jésus est Tout-Puissant et Il n’est pas la propriété de l’Occident. Jésus ne fait pas de différence de race, ni de tribu. Il aide tous ceux qui l’invoquent, répondis-je.

― Je sais qu’on t’appelle Frère Tada ; oui mon frère, dis-moi comment tu vas échapper à ce qu’on te demande. Si tu m’avais demandé, je t’aurai dit ce qui se passe depuis deux semaines. Vois maintenant que tu commences à souffrir. Sache en tout cas que ces gens ne sont pas des enfants de chœur, annonça-t-il.

― Mais c’est qui « ces gens » ? Tu joues avec mes sentiments ? Tu jettes aussi des sorts comme les marabouts ? demandai-je.

― De toute façon, ça te sert même à quoi ? Si tu avais une femme, tu saurais ce que ça fait de sentir sa virilité menacée.

― Tu tires déjà des conclusions ! J’ai quelques douleurs et ça va passer. Le médecin m’a dit de repasser si ça n’allait pas.

― Voilà votre aveuglement. Vous les chrétiens êtes accrochés à la médecine occidentale. Qui te dit qu’ils sont meilleurs que nous ?

― Ils ont la science à leur service. Ils ont des appareils et peuvent faire des biopsies, des radios, des scanners au besoin. Et vous ? Votre base : des suppositions. Vous savez faire des suppositions.

― Ha ! Ha ! Ha ! Comme c’est bien de causer avec des aveugles. Dans quelques jours, tu viendras me supplier de te conseiller. Va donc voir les docteurs des blancs. Chacun est docteur à sa façon, dit-il.

Midi devait être passé quand je retournai chez le médecin de la veille. Cette fois, je dus patienter quelques minutes. La palpation des testicules ne provoqua aucune douleur supplémentaire mais je sentais bien mal. Il me prescrivit des examens que je fis aussitôt. Le scanner ne révéla aucune anomalie physiologique.


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