Excerpt for Tomy Et Les Grenouilles Fantômes by , available in its entirety at Smashwords

Tomy Et Les Grenouilles Fantômes

Author : Patrick Huet

Copyright

© Patrick Huet 2016

All rights reserved.

Author of the texte : Patrick Huet.

The cover is a composition of Patrick Huet and the society Micro Application.

Published by : Smashwords edition. The 6th of february 2017.

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Reproduction interdite sans l'accord de l'auteur.

Patrick Huet 73 rue Duquesne 69006 Lyon – France.

www.patrickhuet.net

Début de l'histoire.

Tomy et les grenouilles fantômes.

Le samedi c'est toujours une très belle journée.

Pas d'école l'après-midi et des jeux autant qu'on en veut. Bref, tout ce qu'il faut pour plaire à un petit garçon qui rêve d'aventures.

Ce samedi-là, Tomy déjeunait avec ses parents. On n'en était pas encore au dessert quand le téléphone sonna.

« Ne bougez pas, je réponds ! » s'écria sa maman.

D'un geste vif, elle s'empara de l'appareil.

« Oh, c'est toi maman. Comment vas-tu ? ... Quoi ? Tu n'as pas dormi de la nuit ? ... Oh ! »

Elle se tourna vers la table.

« C'est maman, elle raconte qu'elle n'a pas dormi depuis plusieurs nuits à cause de bruits bizarres. »

Elle reprit l'appareil.

« Je t'assure, maman, ce ne sont pas des fantômes. Que vas-tu chercher là ? C'est seulement le bois du parquet qui craque... Comment ? Tu... oh, il ne faut pas avoir peur. Écoute, je viendrai dormir chez toi cette nuit. Tu verras, tout se passera bien. À ce soir. »

Une fois l'appareil raccroché, le papa de Tomy se moqua gentiment.

Des fantômes ! Quelle imagination ! Les fantômes, ça n'existe pas. Elle a dû faire un mauvais rêve, ou peut-être a-t-elle mangé quelque chose qu'elle digère mal.

Voyons chéri, ce n'est pas une plaisanterie. Maman a vraiment peur de ces bruits, même si ce ne sont que des craquements de bois. Je dormirai près d'elle ce soir pour la rassurer. Ensuite, elle oubliera ses frayeurs.

Je ne vais pas te laisser te rendre toute seule dans cette vieille bâtisse. Ce ne sont que des bruits ordinaires, mais je tiens à être à tes côtés.

Tomy sauta de joie. Passer le week-end dans cette grande maison aux nombreuses cachettes, c'était une aventure qu'il ne voulait pas rater. Ses parents commencèrent par refuser, on le conduirait chez sa tante.

Oh, non !

Tomy insista tellement qu'ils finirent par accepter qu'il les accompagne, mais attention ! Pas question de faire des bêtises ni de se cacher dans les recoins secrets. S'il se perdait, ils auraient du mal à le retrouver.

Pendant que ses parents préparaient les affaires à emporter pour la nuit, il murmurait à mi-voix :

« Des fantômes, je vais voir des fantômes. Des vrais ! Elle en a de la chance, mamie. »

Elle fut longue cette après-midi. Il lui semblait que les minutes n'avançaient pas. Il avait beau essayer de s'amuser avec ses jeux de construction, rien n'y faisait. Il allait et venait de sa chambre au salon, demandait à sa mère s'il était l'heure de partir. Chaque fois, elle lui répondait : « Pas encore, Tomy, il est trop tôt. »

Au bout d'un temps interminable, sa mère annonça enfin le départ. Tomy sauta de joie en battant des mains : « On va chez mamie ! On va voir le fantôme ! »

« Voyons, Tomy ! Les fantômes n'existent pas. N'en parle surtout pas à ta grand-mère, elle risque de s'inquiéter davantage. »

Ils arrivèrent en milieu d'après-midi devant le portail d'un beau jardin. Une allée de gravillons bordée massifs de fleurs menait à une grande maison de pierres. Celle de la grand-mère de Tomy. Elle avait plus de trois cents ans - la maison bien sûr, pas la grand-mère - et elle souriait chaleureusement - la grand-mère, pas la maison.

« Entrez donc. Je vous attendais. Oh ! tu as encore grandi, mon petit Tomy. Je t'ai préparé un bon gâteau pour le goûter. »

Tomy avait hâte de courir dans le jardin. Il s'amusa le reste de l'après-midi à se glisser entre les buissons, à remonter les escaliers cachés derrière de lourdes tentures.

Puis vint l'heure du repas et enfin le moment de se coucher. Alors que d'habitude, il protestait et essayer de gagner du temps, cette fois-ci, sa mère n'eut même pas besoin de le lui répéter.

« D'accord, maman. »

Ce n'était pas qu'il était fatigué, au contraire, il se sentait plus éveillé que jamais. En fait, il avait un plan en tête.

« Je vais me cacher sous les draps et faire semblant de dormir sans bouger. Le fantôme pensera qu'il n'y a personne et je serai le premier à le voir. »

Voilà notre malin petit garçon qui remonte le drap jusqu'au-dessous du nez, place une partie de l'oreiller sur sa tête et ferme à demi les yeux.

« Maintenant que je suis bien caché, je n'ai plus qu'à attendre les fantômes. »

Malheureusement, comme toujours dans ces cas-là, lorsqu'on décide de rester éveillé, c'est l'inverse qui se produit. Quelques instants plus tard, le sommeil le gagnait complètement. Tout indiquait qu'il dormirait ainsi jusqu'au matin quand, soudain, au milieu de la nuit, un grand cri résonna dans la maison.

Tomy se réveilla en sursaut. Non ? Ce n'était quand même pas le...

Il sauta de son lit et courut dans le couloir. Un spectacle étonnant l'attendait.

Sa mère était là, en chemise de nuit, une main sur la bouche et les yeux remplis de frayeur.

Que se passe-t-il ? Demanda le papa de Tomy qui venait de surgir et lançait des regards inquiets aux quatre coins de la pièce.

Le... le fantôme.

Oh ! Tu as vu le fantôme, maman ! S'exclama Tomy émerveillé et un peu déçu de ne pas l'avoir croisé lui aussi.

Tomy, ne taquine pas ta mère. Elle est suffisamment bouleversée comme cela.

Les joues pâles, elle expliqua ce qui l'avait effrayée. En revenant des toilettes, elle avait surpris des bruits étranges, des cliquetis et des sortes de rires. Chacun tendit l'oreille, Tomy le premier. Sans succès. La seule chose qu'ils entendaient, c'était le souffle de leur respiration. Alors, après quelques mots d'apaisement, chacun s'en retourna à son lit et à ses rêves.

Tomy était sur le point de se rendormir quand un nouveau hurlement retentit. Il se précipita dans le couloir où son père et sa mère arrivaient justement. La porte de la chambre de sa grand-mère s'ouvrit brusquement.


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