Excerpt for Tomy Et Les Puces Savantes by , available in its entirety at Smashwords

Tomy Et Les Puce Savantes

Author : Patrick Huet

Copyright

© Patrick Huet 2017

All rights reserved.

Author of the texte : Patrick Huet.

The cover is a composition of Patrick Huet and the society Micro Application.

Published by : Smashwords edition. The 7h of february 2017.

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Reproduction interdite sans l'accord de l'auteur.

Patrick Huet 73 rue Duquesne 69006 Lyon – France.

www.patrickhuet.net

Début de l'histoire.

Tomy et les puces savantes.

Par un beau dimanche d'été, un de ces dimanches où le soleil brille à n'en plus finir, les parents de Tomy avaient décidé d'aller au cirque.

Celui-ci venait juste de planter son chapiteau sur la grande place.

Une voiture surmontée d'un haut-parleur avait sillonné les rues en invitant petits et grands à découvrir leur prochain spectacle.

Vous pensez comme Tomy avait été heureux quand ses parents acceptèrent de s'y rendre. Il ne cessait d'en parler à chaque minute, assis, debout, en buvant, en mangeant.

Si on l'avait écouté, la famille s'y serait précipitée sur-le-champ.

« Un peu de patience, tempéra sa mère. Nous ne sommes qu'au début du repas et encore loin de l'ouverture du cirque. 

Oui, renchérit son père, le spectacle commence à 15 h et il n'est que midi. Alors, tu vois... »

Ce que Tomy voyait, c'était surtout les aiguilles qui n'avançaient pas, ou si peu. Il trépignait par-ci, battait des mains par-là, et demandait à chaque instant si c'était l'heure du départ.

Quand on a que cinq ans comme Tomy, le temps a le don de s'écouler avec une lenteur infinie.

Il était si excité que sa maman suggéra : « Écoute mon chou, tu ne tiens plus en place. Alors, voilà, nous allons quitter la maison plus tôt que prévu. Tu pourras ainsi admirer le chapiteau et les cages autant que tu le veux. Cela t'occupera plutôt que de rester ici à sautiller de tous côtés. »

À quatorze heures très précises, la famille arriva sur la place. Le chapiteau en couvrait une large partie. Ses couleurs, blanches et rouges, donnaient l'impression de danser sous le ciel bleu.

« Qu'il est grand ! S'exclama Tomy. Au moins cent mètres de haut.

C'est un peu exagéré mon garçon, disons 5 à 6 mètres.

Quand même, c'est beaucoup.

Il y a déjà une file d'attente, ajouta sa mère, au moins cinquante personnes. Nous avons bien fait de venir en avance.

On est derrière tout le monde, maman. Ils ont eu la même idée. Et si jamais, il n'y avait plus de places pour nous ?

Ne sois pas inquiet. Le chapiteau peut accueillir plus de mille spectateurs. Chacun de nous aura un siège.

Au premier rang ?

Ça, je ne peux pas te le garantir. En tous les cas, nous serons très près de la piste. »

Ici, sur la place, le temps ne passait pas plus vite qu'à la maison, mais au moins le chapiteau se dressait devant leurs yeux.

Il n'empêche, au bout d'un moment Tomy s'impatientait de nouveau. Il fallait encore attendre pendant cinquante minutes sans courir ni sauter, juste à se tenir debout presque sans bouger puisque la file d'attente était immobile.

Il s'intéressa alors aux baraques à proximité du chapiteau.

« Ce sont les abris pour les animaux, lui répondit son père, la cage aux fauves ou d'autres animaux. Les forains ont aussi monté un parc pour les éléphants.

Oh, les éléphants papa ! Allons les voir ! Je monterai sur leur dos. Je toucherai leur trompe.

Pas question. Les éléphants sont dangereux. Ils pourraient t'écraser sans le faire exprès avec leurs énormes pattes. »

À cet instant, un barrissement retentit.

« C'est le cri des éléphants, s'écria Tomy. »

Un rugissement formidable monta peu après des baraquements.

« Ce sont les lions qui répondent aux éléphants, nota le père de Tomy sur un ton espiègle.

Allons les voir, papas ! Ils sont tellement proches. Je leur lancerai un morceau de pain.

Oh, que non ! Ils sont encore plus dangereux que les éléphants. Et puis, le pain ne les intéresse pas. Ils seraient capables de t'attraper le bras. Un accident est vite arrivé. »

Un haut-parleur vibra soudain, mettant fin à leur discussion.

« Mesdames et Messieurs, vous allez assister à des choses remarquables. Que dis-je ? Fa-bu-leuses ! L'homme le plus fort du monde qui soulève deux cents kilooos ! L'homme le plus chevelu du monde dont la crinière tombe jusqu'aux chevilles. »

« Oh ! Des cheveux qui descendent jusqu'aux pieds, ça ne peut pas exister. Et puis lever deux cents kilos, c'est impossible. 

Tu verras bien tout à l'heure »

Il faisait chaud sous le soleil... et les portes de la billetterie qui ne s'ouvraient toujours pas !

Quelqu'un vêtu d'une veste brillante aux paillettes dorées sortit du chapiteau, une grande boîte sur les bras. Lorsqu'il remonta la file d'attente, plusieurs personnes l'interpelèrent.

« Hé ? Monsieur le Directeur, quand allez-vous ouvrir les portes ? C'est fatigant de rester debout. On aimerait s'asseoir.

Je ne peux pas vous répondre, je ne suis pas le directeur. »

Une dame répliqua.

« Avec une veste aussi belle que la vôtre, vous devez être le directeur.

Vous vous trompez. Si j'ai un aussi beau costume, c'est parce que je fais partie du spectacle. Je suis dresseur de puces. »

Il montra du menton la boîte qu'il tenait.

« Elles sont là-dedans mes pucettes. J'en ai cinquante. Oui, Madame, cinquante puces savantes qui savent compter. »

Aussitôt, un attroupement se forma autour de l'homme. Des enfants, les yeux brillants, lui posèrent une foule de questions. Il répondit de telle façon que la curiosité de chacun augmenta d'un cran.

« Oui, mon p'tit gars, elles font du vélo. Et parfois, elles gagnent des courses. Elles adorent aussi jouer à saute-mouton. »

Soudain, il y eut une bousculade. Un des enfants trébucha. Il essaya de se rattraper à un autre qui bascula sur deux autres qui, à leur tour, chavirèrent sur le bras du dresseur.

La boîte tomba sur le sol et s'ouvrit brusquement. On vit alors des dizaines de petites choses bondir de tous côtés.

« Mes puces ! Mes puces ! Elles s'enfuient ! »

Dans le même instant, plusieurs personnes commencèrent à se gratter la tête, le bras. Ces farceuses étaient en train de les piquer.

Le dresseur se hâtait d'un crâne à un autre, mais les puces bondissaient ailleurs dès qu'il s'approchait. Il finit par s'écrouler, le visage entre les mains.

« C'est une catastrophe ! Elles sont toutes parties. Je ne pourrais pas faire mon numéro et le directeur me renverra. Je n'aurai plus de travail. Aucun cirque ne voudra d'un dresseur de puces sans puces, c'est la fin pour moi.

Je vais vous aider à les récupérer, s'écria Tomy. »

Et avant que ses parents n'aient eu le temps de s'étonner et de s'y opposer, il se précipita au milieu de la foule, puis courut derrière un arbre.

Là, bien à l'abri des regards, il prononça la formule magique que lui avait donnée un magicien : « Atahi ! Ataho ! »

À peine avait-il terminé ces quelques mots qu'il se transforma et devint minuscule, plus petit encore que le pouce. À la hauteur qu'il avait désormais, les puces avaient la taille d'un chat. Elles étaient également aussi rapides et farouches.

Avez-vous déjà essayé de saisir un chat un peu sauvage ? Dès qu'on s'en approche, il s'enfuit à vive allure.

Les puces se comportaient exactement de la même façon.

Tomy réfléchit au meilleur moyen de les attraper et surtout de les garder immobiles. En ternir une dans une main et une deuxième dans l'autre, d'accord c'était faisable, cinquante c'était impossible.

En examinant autour de lui, il aperçut des brins de fil. Sans doute la chemise de quelqu'un s'était-elle déchirée sur les bords. Cela arrive parfois, les fils s'en détachent alors peu à peu. De simples fils à coudre, mais le garçon était si petit que pour lui, ils étaient pareils à des cordes.

Un éclair traversa son regard. Il avait trouvé la solution.

Il en ramassa plusieurs, accrochant les plus longs à sa taille, puis se mit à la recherche des puces.

La première qu'il repéra se prélassait sur la tête d'un chien. Par moments, elle s'amusait à rouler au milieu des poils en applaudissant de ses pattes.

Le chien, couché par terre, dormait tranquillement. Il ne sentait rien, elle était si petite et, de plus, elle n'avait pas encore commencé à le piquer.

Tomy prit l'un de ses fils et fabriqua un lasso. Il avait appris à en faire récemment. Il se concentra et lança sa corde. Le lasso s'enroula autour d'une patte de la puce. Il tira d'un coup sec et la ramena à lui.

Vite, il l'attacha à une tige d'herbe.

La deuxième qu'il aperçut était fort occupée à taquiner un chat. Elle lui piquetait l'oreille, et quand le chat frappait son oreille pour la chasser, elle sautait sur la seconde oreille, et ainsi de suite. Il en était si furieux qu'en voyant le garçon s'approcher, il crut à une nouvelle farce et faillit l'écraser d'un coup de patte.

« Je ne suis pas avec la puce, Monsieur le chat, je viens vous en débarrasser.

Fais vite, alors, car j'en ai assez de ces picotis. »

Comme pour la première, Tomy se concentra et, d'un geste rapide, attrapa la farceuse au lasso.

« Merci, petit bonhomme, je vais enfin pouvoir me reposer »

Il entraîna la puce derrière lui et l'attacha à côté de la première. Heureusement, elles n'avaient pas de mains, seulement des pattes, et ne savaient pas comment défaire les liens.


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