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La Loi de l’Attraction



Jay Northcote



TABLE DES MATIÈRES

Résumé

Copyright

Remerciements

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 12

Chapitre 13

Chapitre 14

À propos de l’auteur

Également par Jay Northcote





Résumé



Lorsqu’une relation professionnelle devient personnelle, il est impossible de résister à la loi de l’attraction.

Alec Rowland est avocat de haut vol dans un cabinet de Londres et sa carrière est sa vie. Il n’a pas le temps pour une relation et sa sexualité est un secret bien gardé. Après avoir dragué un bel homme un vendredi soir, le monde d’Alec vacille sur ses fondations lorsque son coup d’un soir se montre au bureau le lundi matin – en tant que nouvel intérimaire de son équipe.

Ed Piper désespère de prouver sa valeur dans son nouvel emploi. La dernière chose dont il a besoin c’est d’être distrait par un coup de cœur pour son patron. Il est difficile d’ignorer l’attraction qu’il ressent, même si Alec est un connard ingrat.

Les deux hommes cherchent à maintenir une relation professionnelle, mais les tempéraments s’affrontent, les passions s’enflamment et bientôt, ils tombent éperdument amoureux. S’ils parviennent à trouver un moyen d’être ensemble, Alec devra se montrer honnête sur qui il est vraiment parce qu’Ed ne retournera dans le placard pour personne.



Copyright

Artiste de couverture : Garrett Leigh

Éditrice : Sue Adams

The Law of Attraction © 2016 Jay Northcote

Traduction de l’anglais : Lily Karey

Relecture et corrections : Ysaline Fearfaol, Clotilde Marzek-Boullée, Lily Atlan, Bénédicte Girault & Katia Katia.



TOUS DROITS RÉSERVÉS

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AVERTISSEMENT

Ce livre contient des situations qui peuvent s’avérer offensantes pour certains et est destiné à un public adulte. Il contient un langage graphique, des situations sexuelles explicites et réservées aux adultes.





Remerciements



Merci à tous les suspects habituels : mes relecteurs, Annabelle, Jacobs et Justyna, mon éditrice et sa patience sans fin, Sue Adams et mes correcteurs, Jen, N.R. Walker et Posy Roberts. Je n’aurais pas pu le faire sans vous.

Pour ce livre, j’adresse aussi un remerciement particulier à Joanna Chambers, qui a joué la bêta sur ce manuscrit pour moi, afin de vérifier ma merde légale (mes mots, pas les siens). Je lui suis extrêmement reconnaissant pour son temps et ses conseils experts.

Et enfin, comme toujours, merci à chacun de mes lecteurs d’acheter mes livres, de me lire et, à défaut, de me supporter.











Chapitre Un



Alec Rowland s’appuya contre le mur du bar, un verre à la main. Il fit rouler ses épaules, afin d’apaiser la tension qui s’était accumulée dans ses muscles au cours de cette longue journée de travail. Il avait à nouveau passé douze heures au bureau et il avait besoin de distraction. Aller boire un verre avec ses collègues ne ferait pas l’affaire ce soir. Il se sentait mal de leur avoir menti en déclarant qu’il avait une migraine et en prétendant rentrer chez lui. Cependant, ça faisait trop longtemps et l’envie était trop forte pour y résister.

Ce soir, il cherchait un type très particulier de distraction.

Alec se choisit un homme depuis sa place dans la pénombre. Il était de taille moyenne et avait une carrure fine, ses cheveux étaient d’une couleur indéterminée sous les lumières tamisées du bord de la piste de danse, pour l’instant presque entièrement vide – châtain peut-être, ou blond ? Ce fut son sourire qui attira l’attention d’Alec. Il était avec un groupe d’amis, qui pourraient passer pour des étudiants – jeunes, décontractés, insouciants. Ils discutaient, riaient et, lorsque le gars sourit à quelque chose que dit une jeune fille, son visage s’illumina.

Alec les observa un moment en sirotant son whisky, tout en évaluant ses chances.

Puisqu’ils étaient dans un bar gay, il était probable que l’objet de son intérêt penche de son côté, mais il ne semblait pas être là pour draguer. Il n’avait pas les yeux qui traînaient, ce qui aurait fait de lui une cible facile. Il était concentré sur ses amis, ne reluquant personne.

Alec aimait les défis.

Sa chance se présenta lorsque l’homme s’éloigna de son groupe et se dirigea vers le bar. Son cul était aussi beau que son sourire, s’arrondissant doucement au sommet de ses jambes élancées. Alec le suivit, vidant son whisky en chemin. Il s’arrêta derrière sa proie, notant qu’il était plus grand que le jeune homme de quelques bons centimètres. Le regard d’Alec parcourut le tee-shirt moulant, qui dévoilait une carrure mince et des épaules larges s’étrécissant sur une taille fine. Un bout de peau au-dessus de la ceinture de son jean lui donna envie de le toucher, de faire courir son doigt sur cette étendue lisse, ce qui le fit frissonner.

Alec leva les yeux et capta un éclat bleu l’observant à travers le miroir derrière le bar. Un sourire recourba les lèvres roses et pleines de l’homme, tandis qu’il croisait ses prunelles, puis il se tourna lentement pour s’adosser au bar. Il croisa les bras sur son ventre plat et fit courir un regard approbateur sur Alec.

— Alors vas-tu m’offrir un verre ? demanda-t-il en haussant les sourcils. Ou ne suis-je pas à la hauteur ?

Effronté. Alec pouvait gérer l’effronterie.

— Qu’est-ce que tu prends ?

— Rhum-coca, s’il te plaît.

Son visage restait inexpressif.

Alec attira l’attention d’un des serveurs derrière le bar et se pencha pour se faire entendre par-dessus le bruit de fond.

— Un double rhum-coca et un double scotch – sec, sans glace.

Il pouvait sentir l’odeur de sueur fraîche et propre du gars. Son sexe commença à réagir.

Il mit la main dans sa poche et s’ajusta subtilement tout en reculant. Il portait toujours son costume et le tissu ne faisait pas grand-chose pour cacher son érection. Une bonne chose qu’il porte un boxer moulant pour garder le contrôle.

Son compagnon l’observait toujours, semblant attendre de lui qu’il passe à l’action.

Alec se sentit irrationnellement agacé. Ce n’était pas censé se passer comme ça. Même s’il ne s’y adonnait qu’occasionnellement, il lui était facile de séduire des mecs. Leur payer un verre était plus que ce qu’il prenait habituellement la peine d’offrir aux minets qu’il draguait quand il était d’humeur à baiser un corps chaud. Il était bien conscient de son charme et s’en servait à son avantage. Un mouvement du doigt, un signe de tête ou même juste un regard, c’était habituellement suffisant pour qu’ils viennent en courant.

Mais cet homme ne semblait pas connaître les règles du jeu.

— Du genre fort et silencieux, hein ?

Il sourit soudain à Alec, un sourire tout en dents blanches et en fossettes.

— Tu pourrais commencer par me dire ton prénom. Je m’appelle Ed.

— Alec.

Il tendit un billet au barman qui revenait avec leurs verres.

— Gardez la monnaie.

— Santé, mec, répondit le barman en lui adressant un clin d’œil et en empochant son pourboire.

Ed haussa les sourcils.

— La monnaie sur vingt dollars ? Tu dois avoir de l’argent à dépenser.

— Quelque chose comme ça.

Alec laissa délibérément vagabonder son regard sur Ed, l’examinant de face cette fois. Ses bras étaient toujours croisés sur son torse et son tee-shirt était suffisamment remonté pour exposer une fine ligne de poils sur son ventre, menant à un joli paquet, moulé de façon obscène dans son jean slim.

— Passif, j’espère ?

Ed cligna des yeux et s’étouffa sur sa gorgée de rhum-coca. Alec réprima son envie de sourire, appréciant le fait qu’Ed ait momentanément perdu son contrôle.

— Je suis connu pour ça, répliqua Ed, se reprenant.

Il se lécha les lèvres.

— Bien.

Alec soutint son regard, notant avec satisfaction que les pupilles d’Ed étaient dilatées et que ses lèvres étaient entrouvertes lorsqu’il les fixait. Seigneur, il avait une jolie bouche. Alec leva son verre et but une gorgée. La brûlure du whisky le traversa et fit picoter ses nerfs d’anticipation. Il avait besoin d’une bonne partie de jambes en l’air, ça faisait trop longtemps.

— Bois, alors.

— Tu es un connard arrogant, pas vrai ?

Ed fronça les sourcils, dévisageant Alec comme s’il était une énigme à résoudre.

— Mais tu me veux.

Alec s’approcha, pénétrant dans l’espace personnel d’Ed. Il tendit la main vers lui et saisit le renflement dans son jean, traçant de ses doigts la forme de son sexe à travers le tissu.

Ed prit une inspiration et ses hanches se cambrèrent sous ce contact. Il hésita, un petit froncement de sourcils entachant son front. Puis il sembla prendre une décision.

— Putain… d’accord. Cependant, je dois aller prévenir mes amis que je pars pour qu’ils ne s’inquiètent pas pour moi.

— D’accord.

Alec pressa à nouveau son membre avant de le relâcher.

— Je t’attends près de la porte. Ne sois pas long.





Ils étaient assis dans le taxi, dans un silence embarrassé. Alec ne faisait pas dans les démonstrations publiques d’affection, or, avec Ed se tortillant sur la banquette et ajustant son érection approximativement toutes les minutes, son self-control était mis à rude épreuve.

— Je sais que ça fait cliché, dit Ed. D’habitude, je n’agis pas comme cela.

Il ne se tourna pas pour regarder Alec. Il observait la circulation par la vitre du taxi, tandis qu’ils filaient à travers les rues de Londres.

Il était vingt-trois heures passées, un vendredi soir, les gens sortaient des pubs et se dirigeaient vers les boîtes, prêts à faire la fête jusqu’au samedi matin et commencer le week-end en beauté. Alec prévoyait de débuter le sien avec un tout autre type de beauté. Il imaginait Ed étendu pour lui, son cul magnifique ouvert et prêt. Ce foutu taxi ne roulait pas assez vite.

— Je me fiche de ce que tu fais en temps normal.

Il posa sa main sur la cuisse d’Ed, la sentant frémir sous la tension. Il la caressa, tentant de le détendre. Il ne voulait pas qu’il change d’avis.

— Je suppose que ce n’est pas la première fois que tu ramasses un mec dans un bar, dit Ed en se tournant pour le regarder.

Alec soutint son regard un instant, mais ne répondit pas. Il n’allait pas justifier son style de vie à un étranger. Il se pencha en avant afin de parler au chauffeur à travers la vitre de séparation.

— C’est la prochaine à gauche.

Le chauffeur agita la main pour lui faire signe qu’il avait entendu.

— Ils doivent passer un examen, s’amusa Ed. Je suis sûr qu’il sait où il va.

— C’est à l’angle, répliqua sèchement Alec. D’habitude, ils le manquent. Je le sais.

— Impatient, n’est-ce pas ? le taquina Ed.

Alec l’ignora. Il se débarrasserait bien assez tôt de ce sourire narquois ; c’était dur de sourire sciemment avec les lèvres étirées autour d’une queue.





— J’aurais dû savoir que tu habitais dans un endroit chic, remarqua Ed, tandis qu’ils montaient les escaliers de l’immeuble d’Alec.

La façade était belle : une architecture géorgienne classique. À l’origine, c’était une grande maison, mais elle avait été rénovée en trois appartements.

— Le loyer doit être astronomique.

Il maintenait sa veste étroitement serrée contre lui, frissonnant dans l’air froid de janvier. Sa respiration créait des nuages de vapeur lorsqu’il parlait.

— Je suis propriétaire.

— Évidemment.

Alec déverrouilla la porte de l’immeuble et conduisit Ed à l’intérieur. Celui-ci repoussa la porte derrière lui, mais Alec s’arrêta pour vérifier qu’il l’avait correctement fermée.

— Je sais comment fermer une porte.

Alec put pratiquement l’entendre lever les yeux au ciel.

— Bien.

Il traversa le hall jusqu’à sa porte d’entrée et la déverrouilla.

— Sais-tu aussi comment sucer une queue ?

Ed le suivait, ses pas résonnant sur le sol carrelé et, quand il répondit, sa voix fut assez proche pour faire dresser ses cheveux sur sa nuque.

— Oh oui, je pense que tu me trouveras assez doué pour cela.

Ed posa les mains sur Alec dès qu’ils franchirent le seuil de son appartement. Il les passa sous sa veste, décoinçant sa chemise et atteignant sa braguette, tandis qu’Alec fermait la porte et allumait la lumière.

— Putain ! haleta-t-il lorsqu’Ed glissa sa main dans son sous-vêtement et agrippa son érection.

Il ne s’attendait pas à ce qu’il fasse le premier pas, mais peut-être l’aurait-il dû.

Ed avait réussi à le surprendre presque à chaque fois, alors pourquoi celle-ci serait-elle différente ?

— Tu es déjà tout collant.

Son souffle était chaud dans son cou.

— C’est si sexy.

Alec se tourna et le dévisagea. Les orbes bleus d’Ed étaient sombres et affamés, ses lèvres roses et humides, tandis qu’il les mordillait. Alec n’avait qu’à se pencher pour l’embrasser, mais il se retint, tentant de garder le contrôle de la situation. Il posa les mains sur ses épaules et le repoussa.

— Baisse-toi et goûte-la, alors.

Sa voix était rauque, inhabituelle. Quelque chose chez Ed lui plaisait vraiment. Il avait rarement eu envie de quelqu’un aussi intensément qu’il le désirait. Il avait besoin de sa bouche sur lui. Il avait besoin de jouir.

Ed obéit volontiers, tandis qu’Alec bataillait avec son pantalon et son sous-vêtement, les repoussant sous ses testicules. Lorsque son membre fut libre, Ed attendait. Il leva les yeux vers lui avec une lueur malicieuse dans le regard et glissa ses lèvres entrouvertes sur le gland, les enduisant de liquide séminal comme d’un gloss, ce qui le fit grincer des dents sous l’effort pour ne pas gémir.

Alec tendit la main et frotta son pouce sur sa lèvre inférieure, puis appuya dessus, lui ouvrant la bouche pour sa verge.

— Prends-la, grogna-t-il. Espèce d’allumeur.

Il l’attrapa fermement par les cheveux de l’autre main et le maintint immobile, tandis qu’il s’enfonçait dans la chaleur humide de la bouche d’Ed. Celui-ci s’ouvrit, le regard toujours rivé sur Alec, tandis que sa langue léchait la face interne de sa hampe. Il referma les lèvres autour du gland sensible, le suçant, alors qu’Alec poussait plus profondément, pour voir combien il pouvait prendre. Il s’avéra qu’il pouvait l’avaler en entier et Alec n’était pas petit. Il heurta le fond de sa gorge et sentit la constriction lorsqu’Ed eut un léger haut-le-cœur avant de s’ajuster à l’intrusion.

— C’est ça. C’est bon.

Alec s’adossa à la porte et regarda Ed se reprendre et commencer à bouger, le prenant profondément en de longues et lentes succions. Il ferma les paupières et parut se perdre dans le plaisir de la sensation d’une queue dans sa bouche.

Alec l’imita, la vue d’Ed était presque trop pour lui. Il gémit de protestation lorsque son amant s’écarta, mais sa main l’agrippa et sa bouche fut sur ses bourses, les câlinant de coups de langue et de baisers chatouilleux.

— Tu as bon goût, murmura Ed, sa bouche sur ses testicules, son nez enfoui dans le creux de son aine. Ton odeur est incroyable. Si sexy.

Alec bougeait inconsciemment les hanches, baisant le poing d’Ed. Il était proche. Ça faisait des semaines qu’il n’avait pas rien eu de tout cela – des mois, même. S’il jouissait maintenant, il serait en mesure de profiter d’Ed plus tard, sans avoir à se soucier de venir trop tôt.

Ed remonta le long de sa verge et reprit ses succions. Il tint la base dans son poing, tandis que sa langue exerçait sa magie. Elle courut sur sa couronne et plongea sous le prépuce à chaque remontée de sa main.

Le bruit d’une fermeture Éclair détourna l’attention d’Alec. Il baissa les yeux et vit Ed, sa propre verge en main, se caressant au même rythme que le mouvement de sa bouche sur lui.

Alec était si proche à présent qu’il put à peine forcer les mots à sortir.

— Ne jouis pas maintenant. Attends.

Il voulait être le seul à le faire jouir.

Ed gémit, cependant sa main stoppa son geste, se resserrant fermement. Le frisson que lui procura son obéissance amena Alec près du bord. Ed leva ses prunelles vers lui et leurs regards s’ancrèrent.

— Bien, dit Alec entre ses dents serrées, tandis qu’il sentait son orgasme monter, ses bourses se serrer, ses muscles se tendre. Putain, oui !

Ed se retira à la dernière minute et utilisa sa main pour le masturber, taquinant chaque goutte, tandis qu’Alec se vidait sur son visage et sa gorge. La vue de son sperme striant ces jolis traits le fit jouir plus fort et plus longtemps qu’il ne l’avait fait depuis des années, ses muscles tressautant et se tordant jusqu’à ce que ses jambes menacent de céder.

Lorsqu’Ed finit par le relâcher, Alec étala les traînées blanches sur ses joues avec son pouce.

— Tu es tout sale.

Ed se servit de ses doigts pour essuyer le sperme de ses cils avant d’ouvrir les yeux et de lui sourire.

— Sale, mais excité.

Alec ricana d’amusement. Puis il demanda :

— Était-ce du sexe sans risque ? Ou est-ce que les soins du visage sont un problème pour toi ?

Ed se remit sur ses pieds.

— Un peu des deux.

— J’ai été testé il y a quelques mois. Tout est négatif. Juste pour que tu le saches.

Alec coinça à nouveau son sexe dans son boxer, néanmoins, il laissa la braguette de son pantalon ouverte. Ils reprendraient bien assez tôt.

— Tu ramasses régulièrement des mecs dans les clubs.

— Pas régulièrement, en fait.

Alec sortit son mouchoir de la poche de sa veste et le tendit à Ed, afin qu’il s’essuie le visage.

— Peu importe. Et toi ? Si je te suce, est-ce que je peux avaler ?

Le regard d’Alec tomba sur l’érection d’Ed, là où elle se balançait, sortant fièrement de son pantalon. Elle tressauta aux paroles d’Alec. Habituellement, il ne rendait pas la pareille, il se contentait de baiser les gars qu’il choisissait, mais il voulait Ed dans sa bouche, le sentir jouir sur sa langue.

— Oui.

La voix d’Ed était rauque de désir, et peut-être aussi de la présence auparavant de sa queue dans sa bouche. Alec soupesa les risques. Son instinct lui dictait de faire confiance au jeune homme et il était généralement doué pour ce genre de choses. Sa libido remporta la bataille.

— Chambre, alors. Je te veux nu, dit-il en indiquant le couloir. Par ici.

Ed siffla lorsqu’Alec alluma la lampe de chevet.

— Cet endroit est incroyable. Toutefois… où diable sont tes affaires ?

Alec haussa les épaules, tandis qu’il laissait son regard errer sur le plancher en pin épuré, les surfaces nettes de sa commode et la double porte de son armoire encastrée.

— Je déteste le désordre, spécialement ici. J’ai un bureau pour le travail et mon salon contient tous mes livres et mes DVD. La chambre, c’est pour m’habiller et pour dormir.

— Et baiser ?

Ed croisa son regard et tendit la main vers l’ourlet de son tee-shirt. Il s’en débarrassa d’un mouvement souple. Son corps était doré sous la lumière tamisée, mince et pourtant tendu et musclé. Les muscles à peine visibles de son ventre plat menaient au V de ses hanches où était accroché son jean. Son membre dépassait du nid de boucles brun doré.

— Oui aussi, parfois.

Un sourire éclaira son visage malgré lui et Ed lui sourit en retour, un sourire franc et facile.

Alec ôta sa veste et traversa la pièce. Il la jeta sur le fauteuil qui se trouvait devant la baie vitrée, puis tira les rideaux de velours marron foncé. Il entendit le bruissement de vêtements derrière lui et, lorsqu’il se retourna, Ed était nu.

Il s’avança, dénouant sa cravate avant de commencer à déboutonner sa chemise. Ed le dévisageait, son regard voyageant de ses yeux à ses lèvres et vice-versa.

— Tu es sacrément beau dans ce costume…

Ed attrapa l’extrémité de la cravate et s’en servit pour l’attirer à lui.

—… mais tu es encore plus sexy comme ça, tout échevelé et excité.

Il fixa les lèvres d’Alec et déglutit, humidifiant les siennes, puis s’approcha davantage et releva le visage, augmentant la pression constante sur la cravate. Alec se laissa tirer vers le bas pour un baiser, entrouvrant les lèvres et permettant à Ed de se glisser dans sa bouche et sucer sa langue. Il embrassait comme il suçait, avec enthousiasme et une expertise considérable. Alec put sentir son sperme sur ses lèvres. Une lente brûlure d’excitation se construisit à nouveau dans ses bourses.

Il avait bien choisi ce soir.





Alec lui rendit son baiser, explorant l’intérieur soyeux de la bouche d’Ed, tandis qu’il levait les mains, les posait de chaque côté de son visage et prenait les commandes. Sa peau était douce, juste un léger soupçon de barbe le long de sa mâchoire frottait contre la sienne alors qu’ils se perdaient dans la bouche de l’autre, glissant et suçant.

Ed avait à présent les mains sur les boutons de sa chemise, défaisant rapidement ceux qui étaient toujours en place, afin de la repousser sur ses épaules. Il se pressa contre lui et gémit quand les poils sombres du torse d’Alec effleurèrent ses tétons. Il écrasa son entrejambe contre la hanche d’Alec.

— Mon Dieu, haleta Ed après avoir rompu le baiser. Putain… s’il te plaît. J’ai besoin de jouir.

— Va sur le lit.

Alec enleva ses chaussures avec ses orteils et descendit son pantalon, ôtant ses chaussettes et son boxer dans le même mouvement. Il jeta le tout sur le côté. Il savait qu’Ed le regardait. Lorsqu’il se retourna, son amant avait repoussé la couverture et était étendu sur les draps, la main enroulée autour de sa verge, se masturbant lentement. Il parcourut le corps d’Alec d’un regard appréciateur.

— Seigneur, tu es sexy, dit-il, sa main ne cessant pas de bouger. Tu es tout à fait mon genre : grand, ténébreux, troublant – ridiculement sexy. Je serais vraiment très énervé si je me réveillais pour découvrir que tout cela n’est qu’un fantasme.

Alec sourit.

— Je suis sûr d’être réel.

Il s’interrompit pour récupérer un préservatif et du lubrifiant dans le tiroir de sa table de chevet, puis grimpa sur le lit, écartant les jambes d’Ed afin de pouvoir s’allonger entre elles. Alec fit courir sa main sur ses cuisses. Ses poils blonds chatouillèrent ses paumes et Ed frissonna sous son toucher.

— Enlève ta main de ta queue, ordonna Alec.

— Sadique.

Mais Ed obéit, agrippant les draps tandis qu’il attendait. L’extrémité de son membre était d’un rose sombre, laissant un chemin collant sur la peau de son ventre. Il était beau, mince et légèrement courbé, et si dur qu’il devait lui faire mal.

Ses bourses étaient hautes, serrées, proches de son corps et pratiquement glabres. Alec suivit du regard la ligne sombre de son périnée jusqu’à sa raie.

Le sexe d’Alec était à nouveau dur, épais et lourd entre ses cuisses. Il serait bientôt prêt à le prendre, mais il décida qu’Ed méritait de jouir d’abord.

Il s’abaissa sur les draps d’un blanc immaculé. Le coton effleurait délicieusement son érection naissante, tandis qu’il se mettait en position. Ed écarta largement les cuisses, avide de son contact.

Il commença par lécher cette ligne alléchante, sa langue aplatie contre la peau sensible derrière les bourses d’Ed. La verge de son amant tressauta alors qu’il sifflait entre ses dents, ce qui fit sourire Alec. Il répéta son geste et inspira l’odeur musquée de ses testicules. Il en eut l’eau à la bouche et se rehaussa légèrement, léchant et suçant la peau douce et ses boules. Ed se tordait et gémissait, ses hanches se relevant, même s’il ne contrôlait pas le mouvement, cependant Alec le maintint fermement en place, de ses mains posées sur ses cuisses.

Lorsqu’il lécha enfin un chemin humide le long de sa verge, elle fléchit sous sa langue et une autre goutte de liquide clair jaillit. Alec se servit de sa main à la base pour l’incliner, afin de refermer ses lèvres autour du gland et de le sucer convenablement. Son goût doux et salé fit palpiter son membre, tandis qu’il enroulait sa langue autour, faisant gémir et ruer son amant contre le poids de ses mains sur ses cuisses.

— Alec !

C’était la première fois qu’il prononçait son prénom. Alec leva la main vers les lèvres entrouvertes. Il appuya deux doigts contre sa lippe et Ed les suça avidement, les humidifiant.

Alec l’avala profondément, l’aspirant jusqu’au fond de sa gorge tout en sortant les doigts de la bouche d’Ed. Il traça des cercles sur son orifice, ses doigts enduits de salive glissant aisément sur la peau plissée. Il sentit les muscles céder alors qu’Ed s’ouvrait pour lui et il glissa un doigt dans ce canal étroit et brûlant. Alec ronronna autour de son membre, remontant sa bouche et ses lèvres, suçant à plusieurs reprises le gland. Sa bouche était humide, luisante de salive et de fluides. La respiration d’Ed sortait en halètements irréguliers, il gémissait, jurait, tandis qu’Alec poussait à présent deux doigts en lui, les courbant pour atteindre et frotter sa prostate.

— Putain, Alec, putain… Oui.

Le fourreau d’Ed se resserra autour de ses doigts, pulsant au rythme de son orgasme, tandis que sa verge explosait et remplissait la bouche d’Alec, qui continua à le sucer et à le baiser de ses doigts jusqu’à ce qu’il pose la main sur sa tête et le repousse.

— Arrête maintenant. C’est trop.

Alec déglutit, se léchant les lèvres et observant Ed, alors qu’il retirait les doigts de son corps.

Son corps était détendu et souple après sa libération, son visage d’un rouge écarlate. Il avait déjà l’air bien baisé et, pourtant, Alec n’en avait pas fini avec lui.

Il s’agenouilla et empoigna son membre. Il était dur et prêt, et espérait qu’Ed serait partant pour plus.

— Es-tu prêt à prendre ma queue maintenant ? demanda Alec en se caressant, sentant la chaleur s’accumuler dans son aine au contact de sa main.

Il était impatient d’être à l’intérieur de ce petit cul.

— C’est pour ça que je suis là, répondit Ed avec un haussement de sourcils. Montre-moi ce que tu as.

Alec prit un préservatif et le déroula sur son membre. Ed fixa sa main avec une expression affamée.

— Tourne-toi.

Il ne voulait pas de contact visuel ou de baisers durant l’acte. Il désirait dominer, contrôler, se perdre dans le corps chaud d’Ed sans distraction. Et son visage était très distrayant. Ed se retourna, se relevant sur les mains et les genoux. Mon Dieu, son cul était magnifique, lisse, ferme et joliment rebondi. Alec l’admira, tandis qu’il léchait ses doigts et étirait un peu plus son amant.

— Tu es prêt ?

Il aligna son gland et attendit. Ed regarda par-dessus son épaule et croisa ses prunelles.

— Oui.

Alec se retrouva incapable de détourner les yeux, tandis qu’il se frayait un chemin en lui. Ed était serré, la pression était intense, mais il se détendit et se repoussa contre la verge de son amant en gémissant, puis il laissa retomber sa tête lorsqu’Alec fut en lui jusqu’à la garde. Alec tenait fermement ses hanches, tandis qu’il cessait de se mouvoir. Ed était pantelant, sa cage thoracique se soulevant à chaque inspiration tremblante. Alec se pencha, déposant ses lèvres sur les bosses de sa colonne vertébrale, puis sur ses omoplates. Il mordilla la chair de ses épaules, la lécha, goûtant à la sueur musquée de sa peau sur sa langue.

— Ça va ? murmura-t-il avant de le mordiller à nouveau.

— Oui. Vas-y.

Le ton taquin fut démenti par la raucité de sa voix, son besoin le trahissant.

Le défi picotait la peau d’Alec, le faisant se retirer plus rapidement qu’il ne l’aurait voulu, revenant en force, ses bourses claquant contre celles d’Ed, leurs peaux se giflant.

— Putain !

Ed laissa échapper le mot alors qu’il manquait de perdre l’équilibre, atterrissant sur ses coudes au lieu de ses mains. Les doigts d’Alec s’enroulèrent autour de ses hanches, les maintenant relevées, tandis qu’il pénétrait ce cul magnifique en de longues et profondes poussées.

— Ça va ? redemanda-t-il.

La voix d’Ed fut moins stable cette fois, ses mots décousus par la force des poussées d’Alec.

— Bien. Baise-moi. Suppose que je vais bien… à moins que je te dise le contraire.

Alors c’est comme ça que ça va se passer.

Alec serra les mâchoires et se laissa aller. Il voulait briser l’attitude effrontée qu’Ed portait comme une armure protectrice. Il posa une main sur son épaule afin de se soutenir et enroula l’autre autour de son os iliaque. Chaque poussée ressemblait à un coup, tandis que leurs corps entraient en collision, peau contre peau. Ed grognait, se repoussant pour venir à sa rencontre.

Alec put sentir la contraction des muscles autour de sa verge, tandis qu’Ed l’agrippait, son corps s’accrochant à son membre et essayant de le retenir, chaque fois qu’il plongeait en lui jusqu’à la garde.

— Putain… C’est bon…

Ed avait l’air brisé. Brusquement, Alec souhaita pouvoir voir son visage après tout. Il se retira sans avertissement et asséna une claque sonore sur le cul d’Ed.

— Tourne-toi.

— Seigneur, es-tu toujours aussi autoritaire ? râla Ed.

Mais il bougea quand même, se tournant sur le dos, puis remonta ses genoux sur son torse, s’offrant volontiers. Il gémit lorsqu’Alec le pénétra à nouveau durement, reprenant ses mouvements.

Alec était proche, cependant il voulait faire jouir Ed encore une fois avant. Il attrapa son sexe, le masturbant doucement, de la base à la pointe.

Ed était glissant dans sa main et il gémit à son contact.

— Plus vite. J’y suis presque.

Alec n’était pas le seul autoritaire dans ce lit, toutefois il n’avait pas assez de souffle pour le faire remarquer maintenant. Il ne savait pas si Ed voulait qu’il aille plus vite avec sa main ou avec sa queue dans son cul, alors il augmenta le rythme des deux. La sueur dégoulinait le long de son dos, tandis qu’il balançait ses hanches plus durement, plus rapidement, la tension se construisant dans ses bourses et se développant vite. Sa main survola la verge d’Ed, collante et glissante.

— Putain ! Oui, mon Dieu… putain, putain

Une flopée de jurons se déversa des lèvres rougies par les morsures d’Ed, tandis que son corps se tendait et que ses hanches ruaient. Des gouttes blanches éclaboussèrent son torse et son ventre lorsqu’il convulsa, forçant presque le membre d’Alec à sortir quand sa colonne vertébrale se cambra involontairement. Mais Alec relâcha sa longueur qui pulsait toujours et utilisa ses deux mains pour maintenir ses jambes sur ses épaules et se repousser plus profondément. La crispation de ses muscles internes, comme un poing autour de lui, le fit passer par-dessus bord, exigeant sa libération, alors qu’il se figeait et frissonnait.

Ses yeux se fermèrent et l’odeur de sexe envahit ses sens, tandis qu’il laissait échapper un gémissement, en pleine jouissance, chassant les dernières secousses de ce plaisir parfait qui le traversaient.

Lorsqu’il les rouvrit, Ed le regardait en souriant, toujours à bout de souffle.

Alec le laissa l’attirer à lui, leurs bouches s’écrasant l’une contre l’autre dans un baiser avide, qui se transforma progressivement en quelque chose de plus doux jusqu’à ce qu’il s’écarte, évitant la vue d’Ed.

— Je vais aller te chercher quelque chose pour te nettoyer.

Il se retira, ôta le préservatif et le noua avant de traverser la pièce jusqu’à la porte.

Il prit un peu plus de temps que nécessaire dans la salle de bain, utilisant les toilettes et se lavant les dents avant d’humidifier un gant d’eau chaude pour Ed. Alec ressentit la profonde lassitude d’une autre longue semaine l’envahir maintenant que son orgasme s’était estompé.

Il voulait juste se débarrasser du jeune homme afin de pouvoir dormir seul, comme d’habitude. Il laverait l’odeur d’Ed sur sa peau au matin.

Il s’inspecta dans le miroir, tandis qu’il essorait le gant. Ses cheveux étaient toujours ébouriffés par les mains d’Ed, ses lèvres étaient plus tendres et rougies par leur dernier baiser. Pourtant, quand il plongea dans les yeux sombres de son reflet, il vit la solitude lui retourner son regard.

Lorsqu’il revint dans la chambre, il trouva Ed exactement là où il l’avait laissé – vautré sur les draps froissés, du sperme séché sur le ventre. Seulement, maintenant, il était endormi.

— Tu plaisantes ? marmonna Alec avant d’élever la voix. Ed, réveille-toi !

Aucune réponse.

— Oh, pour l’amour de Dieu !

Il soupira et s’agenouilla au-dessus de la forme endormie. Il essuya sommairement son ventre, évitant son sexe qui reposait innocemment sur sa cuisse. Ed s’agita et marmonna quelque chose d’inintelligible lorsqu’Alec passa le linge sur sa peau, puis il roula sur le côté, attrapant un oreiller et s’y lovant.

Les lèvres d’Alec s’étirèrent d’un amusement teinté d’exaspération. Tant pis. Une nuit à partager son lit ne le tuerait pas. Tant qu’Ed ne s’attendait pas à des câlins ou à un petit déjeuner au matin, tout irait bien.

Il grimpa sur le lit et s’allongea à côté de lui, éteignant la lampe et tirant les couvertures sur eux. Il s’allongea sur le dos dans l’obscurité, observant les contours sombres et familiers de sa chambre à coucher émerger de la pénombre à présent que ses yeux s’étaient ajustés. Aucune partie de son corps n’était en contact avec celui d’Ed, mais il pouvait néanmoins sentir sa chaleur.

Ed soupira et se tourna vers lui, son souffle lent et régulier.

Les yeux d’Alec se fermèrent en dépit de la tension dans son corps. Lentement, imperceptiblement, il se détendit. Son corps devint lourd et sa respiration adopta le même rythme que celle d’Ed, tandis que le sommeil le prenait.









Chapitre Deux



Ed sortait lentement de la torpeur et de l’épais brouillard dû à un sommeil comblé qui l’enveloppait.

La première chose dont il prit conscience fut de la chaleur qui faisait transpirer sa peau. Il gigota, tentant de repousser les couvertures, puis réalisa qu’un corps chaud était pressé contre lui et qu’un bras lourd était drapé sur son torse. Le corps derrière lui émettait de légers ronflements et le bras autour de lui se resserra, l’attirant plus étroitement contre une peau nue. Ed se figea, clignant des yeux dans l’obscurité, tandis que son cerveau toujours embrouillé par le sommeil s’éveillait lentement, rassemblant les évènements de la soirée.

Il avait bu des verres avec ses amis et il y avait eu de la musique forte. Ed fouilla son esprit à la recherche de détails expliquant sa situation actuelle. Un bar gay… un homme ridiculement sexy avec des cheveux noirs lui offrant un verre… lui, flirtant en retour…

Putain !

Il était toujours dans le lit de ce gars du bar. Alec. Cet homme extrêmement sexy, totalement hors de sa portée. Son sexe tressauta et enfla au souvenir de celui d’Alec dans sa gorge, de ses mains et de sa bouche sur lui, le prenant sur le matelas sur lequel il était allongé en ce moment. Les souvenirs affluaient dans sa conscience avec force de détails vivants. Ses muscles internes se contractèrent par réflexe et la sensation d’avoir été bien baisé le fit sourire.

Mais pourquoi était-il toujours ici ? Alec ne semblait pas être du genre câlin. Dès le départ, Ed avait supposé qu’il allait être un coup d’un soir. Son instinct le lui avait dit et Alec n’avait rien fait pour lui laisser croire le contraire. Il avait pensé qu’il serait le genre d’homme à le jeter dehors dès qu’ils auraient fini.

Il réfléchit. Il se souvint de lui sortant de son corps et se rendant à la salle de bain… puis plus rien.

Oups.

Ed avait tendance à s’endormir après un orgasme, surtout après une baise aussi spectaculaire que celle-ci. Il ne pouvait que supposer l’avoir fait et Alec avait eu pitié de lui – ou avait été incapable de le réveiller. Une obscurité totale régnait dans la chambre, alors c’était sans doute le milieu de la nuit.

Oh, bon. Alec paraissait être d’accord avec le fait qu’il soit là.

Ed tenta à nouveau de bouger, ayant toujours trop chaud dans les bras d’Alec. Tandis qu’il se tortillait, ses fesses se repoussèrent contre une dureté sans équivoque et son amant d’un soir murmura dans son sommeil. Incapable de résister à la tentation, Ed se pressa instinctivement, sa verge s’épaississant et durcissant au contact. Il fit onduler ses hanches dans un rythme subtil et Alec se frotta contre lui en réponse, son souffle chaud devenant à nouveau plus rapide contre sa nuque, tandis que son membre glissait dans sa raie et le bas de son dos. Ed descendit sa main, cherchant sa propre érection. Il l’empoigna, se poussant dans son poing, puis contre la verge chaude d’Alec dans un balancement indolent.

Alec gémit, un son rauque venant de sa gorge et le bras autour du torse d’Ed se déplaça. Sa main erra sur son ventre, puis sur la sienne, enroulée autour de sa longueur.

— Ed ?

Alec semblait confus, désorienté.

— Bon prénom, bien joué, répondit Ed en continuant à se masturber lentement.


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