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MON LOUP ALPHA: COMPLETE

by

Nathan J. Morissey

SMASHWORDS EDITION

* * * * *

PUBLISHED BY:

Nathan J. Morissey on Smashwords

Mon Loup Alpha: Complete

Copyright © 2014 by Nathan J. Morissey

Smashwords Edition License Notes

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Mon Loup Alpha: Complete

Nathan J Morissey


Droit d'auteur 2014 par Nathan J. Morissey


Tous les droits sont réservés. Aucune partie de ce livre sont reproduites, stockées ou transmises par tout moyen.


S'il vous plaît noter que cette histoire contient le contenu homoérotique et homosexuel explicite et ne convient pas pour les lecteurs sous les lecteurs 18. Adultes seulement. discrétion du lecteur est avisé.


Cette œuvre de fiction est le produit de l'imagination de l'auteur. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux et des événements réels sont involontaires et pure coïncidence.


S'il vous plaît noter en outre que tous les personnages représentés sont l'âge adulte légal.


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***


Synopsis

Après avoir déménagé à Montréal, Julien, 25 ans, célibataire, peine à rencontrer des hommesjusqu'à l'apparition de Nemrod.


Sombre, troublant, fort, masculin, grand, écorché : Nemrod incarne toutes les qualités que Julien aime chez un homme. Il prend même Julien pour compagnon.


Mais le beau loup alpha est au cœur de dangereuses luttes de pouvoir au sein de sa meute et a un démon ancien à ses trousses. Les problèmes ne font ainsi que commencer…!


Julien pourra-t-il être heureux avec un métamorphe aussi excitant que dangereux, et rejeté depuis des années par les humains ? Ou sera-t-il contraint d'errer de nouveau telle une âme solitaire et en peine ?


***


Volume 1


Le désir. Une chose bien étrange. On désire ardemment quelquun, et on ne sera satisfait qu'en l'obtenant. Cette soif d'être avec quelqu'un fait partie de la nature humaine.

C'est bien sûr un paradoxe. D'un côté, on a vraiment envie d’être avec un ou une autre. Cet élan, inné en nous, nous pousse à nous abandonner totalement à quelquun sans quon ne puisse rien y faire. Mais d'un autre côté, à trop rester avec une personne, on peut finir par étouffer et par chercher à la fuir à tout prix.

Un veinard comme moi n'a pas ce genre de problème. Ce qui me frustre bien plus, cest mon incapacité à trouver un partenaire, simplement.

Trop de fois j'ai reçu le SMS qui ruine tout espoir après un premier rencard.

Ça finit toujours comme ça : « Salut Julien, c'était sympa de se rencontrer, mais ça collera pas entre nous. Restons amis. À plus. »

Et ça, cest dans le meilleur des cas. En général, j'envoie des textos aux mecs avec qui jai passé un super rencard, mais ceux-ci ne prennent même pas la peine de me répondre.

Tant defforts et… rien ! C’est complètement con, non ?

Suis-je moche, stupide, attardé ou est-ce que je pue au point que les hommes ne veulent pas de moi ?

Qu'est-ce qui cloche chez moi ? Je suis pourtant quelquun de sympa. Il y a peut-être un truc en moi qui me rend profondément indésirable…?

Je me suis toujours montré généreux, gentil, attentionné et prévenant. Je suis même bénévole dans une maison de repos une fois par semaine, car j'aime voir les sourires fleurir sur les visages des personnes âgées.

Et je sais que je ne suis pas laid. Un visage symétrique comme le mien est en général considéré comme beau. Mon nez haut trahit mes lointaines origines européennes. Mes pommettes saillantes sont mes meilleurs atouts d’après moi. Mes oreilles sont peut-être grandes voire un peu décollées, mais j'estime qu'elles me donnent du caractère.

À part ça, j'ai les cheveux bruns et courts, coupés en brosse, les yeux d'un vert intense qui ont reçu bon nombre de compliments, et un corps agile, bien musclé, que beaucoup m'envient.

Je nage, je fais de la musculation et je cours trois fois par semaine. Je suis en excellente forme.

Ça ne peut pas être mon poids ou ma taille non plus. Je mesure un mètre quatre-vingt et pèse soixante-dix-sept kilos : une taille et un poids respectables pour un jeune citadin de vingt-cinq ans.

Je suis plutôt élégant. Je suis peut-être gay mais j'ai l'air si masculin et hétéro que les gens que je croise ne devinent jamais mon orientation sexuelle, sauf si je décide de leur dire.

Donc si ce n'est ni ma personnalité, ni mon apparence, ni mon comportement qui est en cause, alors cest quoi le problème, merde ! Ah ! Ça m'énerve tellement de ne pas pouvoir rencontrer un mec mignon et intéressé par moi.

Ça fait quoi de n'avoir aucun de ses désirs sexuels assouvis ? C'est douloureux. C'est déprimant. Ça donne envie de se tuer.

Et c'est exactement ce que je compte faire en cette froide nuit dhiver à Montréal.


Je me tiens debout sur le toit de limmeuble bas dans lequel j'habite, situé sur l'avenue Papineau. Je veux en finir. Je m'imagine plonger la tête la première sur la chaussée froide et impitoyable, parcourue par le flot incessant des voitures anonymes et indifférentes, aux conducteurs encore plus froids que tout le reste. Je me demande ce que je ressentirais, le corps répandu sur le bitume, démembré et malmené par ces voitures insensibles

Je me dis que jaurais mal. L’idée de cette souffrance est la seule chose qui me fait hésiter et m'empêche daller jusquau bout là, tout de suite.

Quant à la raison pour laquelle je songe sérieusement à me tuer, eh bien... Pour ce qui me semble être la dix millionième fois, j'ai eu un rencard avec un type, pour me prendre un râteau juste après. Toujours la même rengaine.

Dit comme ça, je sais que ça fait très mélodramatique. Peut-être que j'exagère un peu, mais je me suis trop pris de vestes de ce genre


Je suis originaire dOrlando, en Floride, et jai emménagé récemment à Montréal. J'avais besoin de changer dair, de casser ma routine dinfirmier miséreux. Jai donc fait la démarche de déménager au Canada pour repartir à zéro.

Cela faisait une semaine que j'étais à Montréal et comme je me sentais seul, je suis allé sur un de ces sites de rencontre gays. Jai trouvé ce type mignon, nommé Tyler, étudiant en littérature anglaise à l'Université Concordia. On a discuté, le courant passait bien entre nous et on commençait à bien s'apprécier. Je lui ai alors demandé de jouer les guides pour moi à Montréal, une ville bien plus grande quil ny paraît, et il a accepté.

Nous nous sommes retrouvés dans le quartier de Rosemont-La Petite Patrie. On na pas arrêté de discuter et de rire. Il faisait très froid et à un moment, je lui ai même pris le bras, mais il na pas réagi. À cet instant, jai su qu'il ne le sentait pas vraimentque je ne l'intéressais pas vraiment.

On s’était donné rendez-vous à une heure de l'après-midi, et il avait prévu de rester jusqu'à cinq heures. Mais à deux heures, il a inventé une excuse, comme quoi il devait aller bosser à un restaurant thaï et récupérer de nouveaux uniformes parce qu'il devait couvrir un de ses collègues tombé malade.

On a marché jusqu'à la station de métro Sherbrooke et on sest salué avec maladresse. Je lui ai fait la bise sur la joue, mais il ne me la pas rendue.

Quelques minutes plus tard après lavoir quitté dans la station de métro, je lui ai envoyé un texto : « Hé Tyler, c'était super de te voir. Merci pour cette visite, t'as été un guide génial. J'aimerais te revoir. »

Mais il ne ma rien répondu. Peut-être qu'il était encore dans les souterrains du métro et qu'il ne captait pas, me suis-je dit. J'essayais bien sûr de lui trouver des excuses.

Et ainsi, quelques heures plus tard, à cinq heures, je lui ai envoyé un autre message : « Bosse pas trop dur ! lol »

Toujours rien.

Peut-être qu'il était occupé par son boulot, me répétais-je à moi-même.

Quatre heures plus tard, à neuf heures du soir, je me suis dit que j'allais essayer une dernière fois. Je sais que c'était stupide et idiot et désespéré de ma part de lui envoyer un texto alors quil n'avait même pas répondu aux deux SMS précédents, mais la solitude et le désespoir vous font faire des trucs de ce genre.

« Salut Tyler, ai-je écrit. J'ai l'impression que t'étais pas trop dedans aujourd'hui. C'est dommage car une heure suffit pas pour juger quelqu'un. Je veux dire, on s'est même pas encore vus à poil encore. Qu'est-ce que tu dis de ç: tu viens chez moi, on se met à poil et si tu ressens toujours rien, tu pourras partir, sans avoir à te justifier. Je serai pas vexé. Je sais, je suis coquin, hein ? : P »

Je voulais finir sur une note plus légère et piquante. Je ne voulais pas que ça sente le désespoir à des kilomètres, même si c'était le cas.

Et trois heures plus tard, encore rien.

C'est drôle de voir à quel point les choses peuvent évoluer vite. Avant de se voir, on avait passé cinq jours à s'envoyer des messages, remplis de baisers, d'étreintes, d'affection et de flirt.

Je lui avais envoyé quelques nuits plus tôt : « Il fait froid cette nuit. J'espère que t'es au chaud. »

Et Tyler avait répondu : « Je le serai dans tes bras. »

« Tu aimes les câlins ? » avais-je demandé.

« J'adore ça, » avait-il répondu.

Alors comment peut-il avoir envie de mes bras un jour et ignorer mes textos ensuite ? Ça n’a aucun sens, bordel !

Mais d'un autre côté, j'ai deviné dès la seconde où on s'était retrouvés, au métro Place d'Armes, que je ne l'intéressais pas. Je lai su tout de suite. Tout le monde a ce genre dintuition.

Tyler est assez mignon : un petit gay aux manières féminines, mi-québécois mi-iranien. Et je sais que je suis beau gosse aussi.

Peut-être quil a aimé mes photos sur le net, mais quen personne, je navais pas la même tête ? Enfin comment peut-on tomber amoureux dune personne en photo puis ne plus laimer en la voyant en vrai ?

Tout ça n'est pas non plus une grande surprise, pour être honnête. Ce genre d'emmerdes m'arrive tout le temps. Mais hélas, japprends rarement de mes erreurs.

C’est quand même absurde. Si c'était le coup de la photo, il aurait dû savoir que les personnes ne ressemblent jamais exactement à leurs photos dans la réalité, surtout pas quand il fait froid. Mes photos en ligne me montrent sous un jour musclé, avec un débardeur qui moule mon torse et mes biceps bien dessinés. Beau gosse en somme. Mais en personne, il me faut porter ce putain de manteau d'hiver moche à cause du froid démentiel de la région. Et ce nest même pas encore l'hiver. On est à peine fin novembre. Temps montréalais de merde !

Lors de nos échanges de textos, j'avais vite compris qu’on était tous les deux des mecs francs naimant pas y aller par quatre chemins. Lui et moi, on pensait toujours ce quon disait dans nos échanges. Mais s'il est si franc, alors pourquoi il ne ma pas envoyé un SMS pour me dire qu'il n’était pas intéressé ?

Ou peut-être devrais-je être reconnaissant qu'il ne l'ait pas fait. Le silence, cest mieux qu'un râteau, pas vrai ?

Qu'est-ce qui fait le plus mal ? Un silence ou un râteau ?

L'un et l'autre font aussi mal, faut croire.

Mais à présent, comment gérer ce silence de pierre ? Pour être honnête, je craignais que ça arrive. J'ai toujours bien joué le coup avec les mecs sur Internet et par texto, mais quand il s'agit de les voir en vrai, je ne fais jamais bonne impression. Je suis toujours stressé lors des rencontres. Je me mets la pression pour jouer le type intelligent, passé maître dans l'art de la conversation. Je me mets la pression pour qu'il n'y ait pas un seul blanc dans la conversation, parce que ça voudrait dire qu'on na plus rien à se raconter et que je ne peux plus l'impressionner ou le séduire. Je me mets la pression pour être quelqu'un d'autre et non moi-même, ou plutôt une version améliorée et perfectionnée de moi-même, ce qui est carrément irréaliste et impossible à tenir sur la durée.

Mon esprit s’éclaircissant à la lumière de ces réflexions, j'essaie ainsi de revivre la journée passée avec Tyler. J'aurais peut-être dû être plus charmant, plus drôle, plus intelligent, plus attentionné, plus affectueux.

Ou peut-être que le problème ne vient pas de moi mais de lui. Peut-être que cest un sale con qui ne mérite pas que je lui consacre du temps, de l'affection et de l'attention.


Je regarde fixement les lumières scintillantes de la ville.

J’assiste à l'une des premières neiges de la saison. Les flocons froids glissent le long de mon visage rougi.

Alors que le vent glacé et furieux cingle mes joues, je sens une douleur monter en moi. Ma souffrance devient physique. Elle vient de ma solitude dans cette ville, où la langue officielle est le français, que je ne parle pas bien. Je n'ai suivi que deux semestres de cours intermédiaires en français à la fac.

Comment combler ce vide douloureux qui grandit en moi ? Dois-je aller dans le Quartier Latin de Montréal, dans le Village, le long de la rue de Sainte-Catherine et danser, faire la fête dans des boîtes de nuit et des clubs de strip-tease gays ?

C’est ce que jai fait lors de ma première nuit ici. J'ai pris le métro, puis je suis descendu à la station Beaudry. Je suis ensuite passé devant l'Apollon, le club Unity et le Sky Complex. Je n'ai pas voulu y entrer car je n'avais pas envie de faire la fête à ce moment-là. Je voulais simplement de laffection, et un petit ami pouvant m'offrir cette affection. Rencontrer un homme décent dans une boîte gay me paraissait impossible.

J'ai quand même erré au Campus, un club de strip-tease gay. Un danseur gros et laid, ayant mauvaise haleine, s'est alors frotté contre mon bras et m'a déclaré qu'une lap dance durerait le temps d'une chanson (3 minutes) et coûterait 20 dollars. J'ai poliment refusé et je suis reparti.

Et pour couronner le tout, les seuls hommes qui mont dragué sur le site sont ceux qui m'attirent le moins : des vieux, gros, à la peau pendante. Ils m'envoient toujours des messages du style : « Vous êtes beau ». Naturellement, je ne leur réponds jamais, car je ne veux pas leur donner de faux espoirs. Ô, destin cruel ! La vie est parfois si injuste ! Il ne m'arrive toujours que des emmerdes.

Vous pouvez ainsi imaginer mon immense désarroi, debout sur ce toit, glacé jusqu'aux os.

Mes pensées vagabondent jusqu’à Jean-Pierre, un gentil Québécois que j'ai laissé me sucer lors dune de mes premières nuits en ville. Mais je n'ai pas pu me faire à la différence d'âge entre nous. Il a cinquante-deux ans. Il est assez vieux pour être mon père. En ligne, il avait dit qu'il avait quarante-cinq ans, mais il ma avoué la vérité au dîner, pendant quon cuisinait des pâtes. Il a prétexté que les gens ignoreraient son profil s'ils savaient son âge véritable ; il avait donc mis quarante-cinq ans car il pouvait passer pour cet âge-là. Je ne pouvais pas lui en vouloir davoir fait ça. À sa place, j'aurais probablement fait pareil.

Je l'avais rencontré en ligne avant même de partir d'Orlando. J'avais voulu que quelqu'un maccueille dans cette ville et il était là, sur le net, tout gentil et sympa.

Lors de cette nuit à Montréal, il m'a ramené à son appartement, m'a enlacé puissamment contre lui et rapidement, nous avons roulé sur son lit. On sest déshabillés en deux temps trois mouvements. Lors de nos ébats, nos membres, nos corps nus se sont entremêlés comme des lianes.

Mais alors qu'il m'embrassait, caressait ma nuque et me disait à quel point elle était douce, j'ai réalisé quil ne mattirait pas. Il était bien conservé pour un homme de cinquante-deux ans. Il était même allé à la salle de gym avant notre rencontre. Il disait aimer courir sur le tapis roulant, et vu son corps svelte, ça se sentait.

Et même si ses lèvres étaient souples et moites, j'ai fini par ne plus être excité du tout. Pas parce que mon corps n'était pas du tout réceptif au sien ma queue a durci comme jamais quand il a commencé à la déguster. Mais le cœur et lesprit n'y étaient pas. Évidemment, on ne peut pas faire limpasse sur ces deux ingrédients dans une relation. Ton cœur et ton esprit doivent être sur la même longueur donde que ceux de ton partenaire, sinon ta relation est vouée à l'échec. Cest juste la base, non ?

Jean-Pierre devait repartir à Toronto pour un voyage d'affaires le lendemain, aussi on avait prévu de se coucher tôt. Même si on a roulé sur son lit, on nest pas allés plus loin que du sexe oral. Juste une pipe. Il m'a sucé. Je ne l'ai pas sucé en retour. Ni l'un ni l'autre n'a joui.

Il m'a raccompagné jusqu'à la station de métro, m'a enlacé et ça a été à peu près tout.

Après ça, je ne m'étais pas vraiment décidé à son sujet. D'un côté, il avait son propre appartement, ce qui n’était pas rien à mes yeux. Je venais juste d'arriver à Montréal et j'avais un budget serré. D'un autre côté, je ne ressentais rien pour lui. C'est sûr, j'avais apprécié sa compagnie. Il m'avait même fait à dîner (pâtes au poulet, avec une sauce aux oignons et aux champignons) après notre longue heure de sexe, mais il n'y avait pas eu de réelle attirance. Et puis, il était du genre mince, les cheveux bruns coupés courts, et il était plutôt petit ; il n'était pas grand et fort, bien bâti comme j'aime les hommes en général.

Mais quand même, il avait été ma seule conquête jusque-là et je voulais rester poli, le remercier pour le bon temps et les pâtes du dîner. Je lui avais donc envoyé un SMS en rentrant chez moi.

« Merci pour le dîner. On a qu'à discuter quand tu rentreras de ton voyage. »

Mais il ne ma jamais répondu.

Ouais, je sais. Attendu, n'est-ce pas ?

Il était beaucoup plus enthousiaste quand il suçait ma queue.

Je sais qu'il s'agit seulement de deux rencontres à Montréal, mais croyez-moi, cela m'arrivait tout le temps déjà quand j'étais à Orlando. J'en ai juste ma claque de tout ça.

Un bruissement derrière moi interrompt soudain le fil de mes pensées.

Prêt à fuir ou à en découdre, je demande : « Qui est là ? »

Je me retourneet j'en ai presque le souffle coupé.

Debout derrière moi se tient l'homme le plus magnifique que mes yeux ont jamais eu le privilège et le plaisir de voir.

Et le meilleur, dans tout ça, est qu'il est torse nu.

Les rayons de lune brillent sur son torse parfaitement ciselé. Ses muscles sont terriblement beaux. Je pourrais passer une éternité à décrire la perfection de sa musculature et de son physique, mais je dirais juste que ses énormes pectoraux me donnent envie de m'approcher pour les toucher, pour être sûr qu'ils sont bien réels ; ses abdos sont de divines et immenses plaquettes de chocolat ; son large torse et ses épaules lui donnent lair d'un soldat ou d'un guerrier.

Je détourne rapidement mon regard de son torse velu et examine son visage. Avec ses pommettes hautes, son nez aquilin et ses yeux brun foncé, il a l'air d'un mannequin d'Abercrombie et Fitch. Son menton et le pourtour de sa bouche sont mal rasés. C'est sexy à mort. J'ai toujours aimé les hommes un peu négligés. Selon moi, ça renforce leur masculinité.

Mes yeux errent le long de ses jambes. Il porte un jean, mais je peux voir les poils de ses cuisses et de ses mollets dépasser des déchirures du pantalon. Ses membres sont si musclés qu'ils sont bien moulés et visibles à travers le tissu.

Alors que je le détaille des pieds à la tête, je suis immédiatement empli de désir pour lui. Je veux le baiser et qu'il me baise. Je suis un vrai chaud lapin, pas vrai ? Je ne peux pas m'en empêcher. Je suis gay. Mais je crois quil ferait aussi un bon petit ami. Le genre dont je pourrais vraiment tomber amoureux, le type qui me cajolerait et me réconforterait tout en m'offrant un réel sentiment de sécurité.

Ses cheveux bruns foncés – d'un noir presque sensuel retombent en cascade sur son visage. Ils sont en bataille, comme s'il venait juste de se lever. Ça le rend terriblement séduisant. Je me retiens de le recoiffer du bout des doigts.

Il fait un pas en avant en grognant légèrement.

Une substance verte dégouline de son torse, et tombe sur la surface du toit.

À cet instant, je réalise que j'ai omis un détail très important.

J'ai été trop hypnotisé par son physique impressionnant pour m'apercevoir qu'il saigne au niveau de ses flancs.

La substance verte se répand désormais sur le sol. Surpris, je demande : « C'est quoi ça ?

Du sang », répond-il.

Sa voix est profonde et riche ; elle ressemble plus à un grognement d'animal qu'à une voix d'homme.

Mais elle est si sexy ; elle me donne envie de coller mon oreille contre sa bouche et de l'écouter me chuchoter des mots doux toute la nuit.

Balayant ces pensées amoureuses de mon esprit, j'essaie de me concentrer sur la situation présente.

Je commence à dire : « Du sang ? Qu'est-ce que tu... »

À cet instant précis, il vacille et tombe tête la première sur le sol.


***


Heureusement pour lui, je le rattrape juste à temps.

Il retombe sur moi, confus et troublé.

Ses mains frôlent les miennes tandis que sa tête s’appuie contre mon torse.

Je le prends dans mes bras. Le poids de son corps pressé contre le mien m'excite. Je nous imagine brusquement en train de faire lamour… Son mètre quatre-vingt-dix et ses quatre-vingt-dix kilos de muscles (à vue de nez) me dominant et se plaquant contre moi

Mais je ne peux que rêver. Un homme aussi masculin et aussi beau gosse que lui ne peut pas être gay, pas vrai ? Même si, encore une fois, il y a aussi beaucoup d'hommes gays et virils, cest vrai.

Mon visage à quelques centimètres du sien, je chuchote : « Hé, ça va ? »


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