Excerpt for Volontairement soumise : le fantasme BDSM de MacFarland by , available in its entirety at Smashwords

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Volontairement soumise :

le fantasme BDSM de MacFarland

Caralyn Knight

Les personnages de ce récit sont fictifs et âgés de plus de 18 ans. Toute ressemblance avec une personne réelle, morte ou vivante, est purement fortuite.

Copyright © 2017 par Black Serpent Erotica

Tous droits réservés. Ce livre ne peut, même partiellement, être reproduit ou utilisé sous aucune forme sans la permission expresse et écrite de l'éditeur, à l'exception de l'utilisation de brèves citations dans le cadre d'un commentaire.

ISBN : 978-1-62247-950-4

Smashwords Edition, Notes de licence

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Translated by: Antoine Dubois

— Mr Armat.

Elizabeth posa le lourd sac d'échantillons qu'elle avait apporté avec elle et se frotta l'épaule. Le temps de traverser l'allée puis de monter les quelques marches du perron lui avait paru interminable et cela justifiait la douleur qu'elle ressentait à présent.

— Mr Armat, je pense que vous allez apprécier les tous derniers plans de la cuisine.

Elle ouvrit la mallette et fouilla dans le cahier où se trouvaient les dessins. Elle sortit ensuite un échantillon de la couleur de la future cuisine et le posa sur la table, au milieu des croquis.

— Je suis sûr que oui, dit Douglass Armat en souriant. Vous avez fait un excellent travail dans le reste des pièces, le salon est superbe.

— Merci, dit Elizabeth, se réjouissant de ces louanges. J'espère que vous allez également aimer celui-ci.

Pour un riche avocat, on peut dire que Doug Armat était plutôt bien bâti. Grand et étonnamment robuste, si l'on prend en compte le fait qu'il exerçait une profession plutôt sédentaire, il était aussi jeune, et malgré le long monologue qu'elle venait de faire sur un ton très professionnel, Elizabeth se sentait toute petite et faible à côté de lui. Le compliment, venant d'un homme comme lui, suffisait à la mettre en confiance pour le reste de la semaine, voir du mois à venir.

— Oui, dit-il tout en examinant les plans, un sourire aux lèvres. C'est exactement ce dont à quoi je m'attendais, c'est parfait. Évidemment, c'est la raison pour laquelle je vous ai engagée pour redécorer cette maison.

— Merci monsieur. Elle ne savait pas s'il s'agissait des compliments ou bien du fait qu'il souriait, mais ses approbations la faisaient se sentir toute légère. Et puis, il avait également un sourire charmant. Pour un avocat.

— Et voilà, il s'agit de la dernière pièce de la maison, annonça-t-elle. Elle était amèrement joyeuse, et malgré le fait qu'elle devait être présente durant toute la durée des travaux pour superviser les ouvriers engagés pat Armat, elle avait mentionné la dernière pièce, ce qui lui rappela que ce travail allait bientôt prendre fin.

— Pas vraiment…. dit lentement Armat.

Elle était particulièrement attentive à ses propos.

— Ah, vous vous êtes décidé pour le théâtre ?

— Non, je n'ai pas vraiment besoin d'un théâtre à la maison, je souhaite utiliser cette espace pour quelque chose d'autre.

— Bien…., dit-elle d'un air songeuse.

— Il y a juste une porte et pas de fenêtres dans cette pièce. Les murs sont faits de briques solides, ce qui n'est pas vraiment un problème. Elle n'est pas totalement sous terre, mais nous ne pouvons pas y ajouter de fenêtres ni une autre sortie. Les possibilités sont limitées. Venez avec moi, dit-il en se retournant. Laissez-moi vous présenter mon idée.

— Bien-sûr.

Elizabeth s'était déjà fait une petite fortune en acceptant les travaux de cette maison de bord de mer, mais elle était ravie de pouvoir prolonger son contrat avec Doug. Mieux encore, ce serait l'occasion de passer un peu plus de temps en sa compagnie.

Elle le suivit en descendant les marches étroites qui menaient jusqu'à la porte. Ce coin de la maison était étrangement peu éclairé comparé aux autres pièces, où la lumière du soleil entrait en quantité. C'était comme si cette partie était un endroit où la maison gardait un coquin petit secret.

Armat ouvrit la porte et entra, Elizabeth traînant un peu derrière lui.

La pièce était aussi sombre que le reste de la maison pouvait être bien éclairé. Faites de grosses briques et dépourvue d'autres portes et de fenêtres, sa surface était équivalente à un quart de la maison toute entière, mais située en sous-sol. Il y avait deux ampoules nues, à chaque extrémité de la pièce, qui jetaient deux ombres un peu macabres sur le sol.

Elizabeth frissonna un peu en entrant.

— Avant que je vous dise ce que je compte faire de cette pièce, mademoiselle Blakely, je voudrais vous remémorer l'accord de non-divulgation que vous avez signé.

— Bien-sûr, monsieur, dit-elle instantanément. Jamais je ne divulguerai quoi que ce soit sur la vie privée d'un client. Je n'ai de plus aucun contrôle sur le travail effectué par les ouvriers.

— Qui ont par ailleurs également signé un accord de non-divulgation, dit Armat. Enfin, pour l'instant je voudrais vous parler de ce que j'envisage de faire de cette pièce et nous reparlerons des ouvriers plus tard.

Elle fit un signe de tête en approbation et resta silencieuse, semblant ne rien avoir à répondre. Quelle idée pouvait-il bien avoir en tête, au point de lui rappeler l'aspect privé de leur accord ?

— Je vous que me fassiez installé un donjon.

Est-ce qu'il plaisantait ?

— Un.. un… pardon monsieur ?

— Un donjon. Bondage, BDSM. Perversion et fétichisme. Vous savez quoi ? Faites des recherches, contactez-moi dans une semaine et dites-moi si vous êtes partante pour le projet ou non. Armat se retourna puis partit, laissant Elizabeth seule au milieu de la pièce. Elle regarda autour d'elle comme si elle découvrait tout juste l'endroit.

— Un quoi ? Mais personne n'était là pour lui répondre.

***

Doug Armat s'assit sur sa chaise et jeta les documents sur le bureau. Il avait l'impression de toujours répéter ce geste. Il avait rejoint la société en tant que troisième employé, juste derrière les frères MacFarland, les fondateurs.

Actuellement, l'un d'entre eux faisait un tour du monde en bateau avec sa femme, femme que l'on pouvait qualifier de soumise. Même si en vérité, ce mot ne qualifiait pas très bien Dominique. Tous ceux qui la connaissaient ne l'auraient jamais qualifiée de « soumise », vu son tempérament de feu. Cependant, d'après ce que tout le monde disait, elle appelait son mari « Maître » et vouait sa vie à le servir.

L'autre frère avait également trouvé une petite-amie. Il s'agissait d'une amie de Dominique, Sarita, et ils étaient en voyage à Hawaï dans le but d'apprendre à mieux se connaître. Doug était donc seul aux commandes pour les 2 semaines à venir. Aux commandes et seul. Très, très seul.

Mais bon, le projet d'installation du donjon était plutôt plaisant. L'air qu'il avait pu distinguer sur le visage d'Elizabeth était à la limite du comique. Bien qu'un homme de sa posture et possédant une telle richesse ne devrait pas se soucier du jugement d'une simple décoratrice d'intérieur, celui-là comptait.

Les choses étaient pourtant simples. Dire au professionnel ce que l'on souhaite, qu'il s'exécute, qu'on le paie, et le tour est joué…Et ensuite, que se passerait-il ? Jouerait-il seul dans cet onéreux donjon ? Ou bien ferait-il les cent pas à se demander ce que les autres peuvent bien en penser ?

Il se releva de sa chaise et s'étira. Se sentir désolé pour lui-même n'aiderait personne. Il se servit un scotch. Il était 20h, les ouvriers étaient rentrés chez eux quelques heures plus tôt, et il ferait bien d'en faire autant. Il aurait le temps de finir ce dossier et de prendre des décisions le lendemain matin. Et puis ce soir…ce soir, c'était le moment parfait pour boire seul et contempler ce manoir qui valait des millions, même s'il n'était pas encore tout à fait prêt à être habité, et puis après ça, rentrer se réchauffer un plat au micro-onde.


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