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L’influence du démon dans l’histoire de l’humanité

By Marie d’Ange

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Copyright (c) 2017 by La Rose du Soir

ISBN : 978-2-37846-003-7

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Marie d’Ange











L’influence du démon dans l’histoire de l’humanité







« L’histoire de l’humanité tout entière est traversée par une terrible lutte contre les puissances des ténèbres ; lutte commencée depuis l’origine du monde et qui durera, comme dit le Seigneur, jusqu’au dernier jour » (Gaudium et Spe, 37).





Préambule



Traiter de l’influence du démon dans l’histoire de l’humanité n’est pas simple, et cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord, on peut vite être pris pour un excentrique lorsque l’on aborde un tel sujet ou l’on peut s’entendre dire que l’on fait partie de ceux qui entrent dans le jeu des théories des complots. Or, croire en Dieu ne vous déconnecte pas de la réalité, au contraire, cela permet d’apporter de l’humanité et de la morale à ce monde dépravé. Je vous rassure, chers lecteurs, je ne suis pas folle et encore moins complotiste. À travers mes recherches effectuées pour le blogue « Possession et Damnation », l’étude de plusieurs ouvrages, en discutant avec des spécialistes, je me suis rendu compte que le monde tournait à l’envers, que l’humain provoque sa propre destruction. Certains me diront qu’il est profondément mauvais, à la recherche de richesse ou de gloire. C’est vrai. Mais cela n’explique pas les péchés en masse, les génocides… Je ne peux pas concevoir que l’homme soit à ce point abominable pour détruire une communauté entière, pour réaliser autant de choses abjectes que je vais vous raconter dans ce livre. Satan l’aide à l’accomplissement de ces œuvres.

L’influence du démon dans l’histoire de l’humanité est visible, perceptible à travers toutes les époques même si le Diable s’est davantage fait sentir à certaines périodes qu’à d’autres. Et aujourd’hui, il est omniprésent, il est installé, il a pris ses marques et il paraît difficile de pouvoir l’en déloger des cœurs des hommes. Cela s’explique par la montée de l’athéisme enseigné aux masses. Ainsi, ne croyant plus en Dieu, nous ne disposons d’aucune arme pour lutter contre lui. Cela se révèle aussi par l’importance de l’argent et du pouvoir dans notre monde actuel. Aujourd’hui, tout est question d’argent, de richesse. La finance et le dollar dominent ce monde. Et à qui appartient l’argent ? À Satan ! C’est lui qui tire les ficelles, c’est lui qui nous a mis cette fausse idée en tête de la suprématie absolue de l’argent.

Mais si Satan et les démons se montrent aussi néfastes envers l’homme, pourquoi Dieu ne les détruit-il pas ? Tout simplement parce que Dieu ne renie jamais aucune des créatures qu’il a créées.

Avant d’évoquer les pouvoirs de Satan, pouvoirs qui lui servent à corrompre l’être humain, j’aimerais préciser un point important : rien ne se fait sans l’accord de Dieu. C’est-à-dire que c’est Dieu qui permet à Satan de nous torturer, de nous tenter. Et il nous laisse libres d’y consentir ou pas en sachant que nous disposons des outils pour le contrer. Lui résister est notre unique épreuve pour gagner la vie éternelle.

Par contre, ignorer Satan, ne pas y croire en tant qu’entité réelle capable d’interagir avec notre monde est une grosse erreur. Cela lui donne toute la liberté d’user de ses pouvoirs à sa guise. Beaucoup me diront que tout cela n’est que baliverne, et pourtant, regardez autour de vous ! L’ennemi, ce n’est pas le crésus, ou la société de consommation ou les djihadistes… mais Satan qui englobe toutes ces branches. Les richissimes, ceux qui détiennent le pouvoir, les dirigeants des sociétés multinationales les fanatiques… sont des démoniaques sous le joug de Satan (attention, tous les riches ne sont pas des satanistes !)

« L’Écriture nous parle du Royaume de Dieu, mais aussi du royaume de Satan ; elle évoque la puissance de Dieu, l’unique créateur et seigneur de l’univers, mais également le pouvoir des Ténèbres, les enfants de Dieu et les enfants du Diable. On ne peut saisir l’œuvre rédemptrice du Christ sans tenir compte de l’œuvre destructrice de Satan. », Dom Gabriele Amorth dans « Un exorciste raconte ».

Rappelons deux points importants : tout d’abord que le Christ est au centre de la Création et que lui seul viendra juger les vivants et les morts. La deuxième point, Satan était la créature la plus parfaite créée par Dieu. Il se croyait supérieur aux autres anges et pensait comprendre l’œuvre de son créateur sans y parvenir, car le dessein de la Création était orienté vers le Christ. Cela, Satan ne l’a saisi que trop tard. Cette œuvre ne pouvait se révéler clairement avant l’apparition de Jésus dans le monde. D’où la rébellion de Satan qui voulait devenir le premier dans l’absolu, se situer au centre de la Création. Pour satisfaire son orgueil, il s’est opposé au plan que Dieu était en train de mettre en œuvre.

De là, Satan a redoublé d’efforts pour dominer le monde, pour éloigner l’homme de Dieu et le faire plier à sa volonté afin de l’entraîner dans la désolation.

Mais, Dieu ne renie jamais ces créatures, même les plus mauvaises. Par conséquent, Satan et ses anges qui l’ont suivi conservent toujours leur pouvoir et leur rang. Et en créatures libres elles ont été créées, en créatures libres elles sont restées. Le seul interdit de Satan est qu’il ne peut nous tuer. Donc, il cherche à faire de nous ses disciples en nous poussant au suicide et à la désolation.

Jésus est venu sur Terre pour libérer l’homme de la tyrannie de Satan. Mais, entre le premier avènement (celui où Jésus est venu sur Terre) et le second que l’on appelle la Parousie (le moment où Jésus reviendra pour juger les vivants et les morts), le démon veut attirer de son côté le plus de personnes possible, pour les faire souffrir ou en faire des damnés. C’est même une lutte désespérée qu’il mène en se sachant perdu d’avance. Et pour convertir les fidèles, ils disposent de pouvoirs ordinaires (la tentation) et extraordinaires (la possession). Il est important d’expliquer ces notions pour comprendre la suite de cet ouvrage.

Lorsque je parle d’anges et de démons, je fais référence à des êtres spirituels dotés d’intelligence, de volonté, d’un esprit d’entreprise propre et surtout d’une liberté. Aujourd’hui, Satan est identifié à tort à l’idée abstraite du mal et est donc banalisé. C’est une erreur. Et c’est cette erreur qui permet à Satan d’agir. Car son plus grand atout est de nous faire croire qu’il n’existe pas. Et si l’on ne croit pas au Diable, on ne croit pas en Dieu, donc ceux qui croient en l’idée abstraite du Diable ne disposent d’aucun moyen pour lutter contre lui puisqu’ils n’ont plus la foi en Dieu et, donc, n’ont plus les outils pour combattre le Malin.

Satan domine le monde et le gère à l’image d’un chef d’entreprise. C’est-à-dire qu’il s’adapte aux évolutions, à la technologie, aux différents courants de pensée et donne des ordres à ses suppôts qu’il envoie « faire le travail ». Sa horde infernale ainsi que les hommes convertis au démon sont ses employés.

Satan usera de différents stratagèmes pour nous tenter, à travers les médias, la télévision, les publicités… À nous de ne pas céder à ses attaques et le repousser, surtout dans les mauvais jours. Car le démon frappera toujours lorsque nous doutons, nous tombons malades ou nous sommes rongés par le doute...

Ce combat contre Satan concerne tous les hommes et toutes les époques. Mais, le pouvoir de Satan s’est fait ressentir de manière plus sensible à certains moments de l’histoire, avec une augmentation des péchés de masse, et donc de la misère et de la désolation. Par exemple, analysons l’épisode de l’Empire romain d’Occident et sa décadence. Empire si fort, qui dominait le monde et apporta le progrès par des inventions aujourd’hui encore utilisées, mais qui s’est laissé ronger par le mal en multipliant les atrocités, les orgies… Nous reviendrons plus en détail sur l’histoire de l’Empire romain d’Occident.

De nos jours, nous sommes réduits au même point et cela est dû au mauvais usage des médias, au matérialisme, à la société de consommation… que contrôle Satan.

Satan s’oppose à Dieu en réclamant pour lui-même un culte, en exigeant qu’on le déifiât et que l’on construise pour lui des églises. Regardez autour de vous, les sectes sataniques se multiplient. Satan s’appuie aussi sur l’idolâtrie du sexe, de son commerce, tout comme il se sert de l’argent. J’ai coutume de dire que l’argent appartient à Satan. Dans notre société actuelle occidentale, il domine tout, il régit tout. Tout s’achète, tout se monétise, même l’amour ! Le simple fait de sortir en famille est payant. Pourquoi ne pas avoir assez d’argent nous mine-t-il à ce point ? Parce que le dollar pourrit ce monde, qu’on lui a attribué une trop grande importance et celui qui n’a pas d’argent est voué à la mort !

Comme je le disais plus haut, Satan dispose de pouvoirs et il peut en donner à ses disciples, tout comme le Christ a attribué des pouvoirs particuliers à ses disciples, dont celui de chasser les démons en son nom. Satan confère aussi des pouvoirs à ses disciples, à ceux qui pactisent avec lui, à ceux qui lui vouent un culte. Ces pouvoirs offerts sont souvent destructeurs et dévastateurs pour celui qui les obtient, de même pour son entourage.

Partout, dans le monde entier, les satanistes se multiplient et revêtent plusieurs visages : banquiers, gérants de grandes multinationales, chefs d’entreprise, chanteurs, extrémistes, journalistes, philosophes, hommes d’État, hommes politiques…

Mais Satan, en être malin, utilise aussi un autre moyen de nous atteindre et surtout toucher les jeunes. Ce moyen s’appelle la magie, avec sa branche le spiritisme. Voyez comme la magie est banalisée ! Parfois même incitée et louée ! Le simple fait de croire que l’on peut communiquer avec un défunt disparu à l’aide d’une planche Oui-Ja est une aberration ! Il n’existe pas de bons esprits, ni de mauvais, mais des anges et démons. Et lorsqu’un esprit répond à travers une planche Oui-Ja, c’est forcément un démon ou un damné, car les anges communiquent d’une manière différente et surtout pas avec cet outil satanique. Dieu peut parfois autoriser quelques exceptions, mais cela reste rarissime.

Un démon peut retenir prisonnier des âmes afin de les tourmenter. C’est un jeu pour lui. Là où l’on voit un fantôme, c’est qu’il y a forcément un démon pas loin.

Les démons peuvent donc tenter l’homme par différent stratagème afin de faire de lui son disciple. Il peut aussi le tourmenter et posséder celui qui ne veut pas de lui. C’est son pouvoir extraordinaire qui conduit à la possession démoniaque, la vexation démoniaque, l’obsession et l’infestation. Parfois, aussi, il persécute les croyants, comme il a martyrisé Saint Paul de la Croix, le Curé d’Ars, Padre Pio… qui furent frappés, flagellés.

Aujourd’hui, le démon domine notre monde. Il use et abuse de son pouvoir ordinaire, la tentation, et use de son pouvoir extraordinaire, la possession. On sait que Satan prend de plus en plus de puissance lorsque l’on analyse la vision du pape Léon XIII. Cette vision doit être vue comme une prophétie envoyée par Dieu pour que l’homme prenne conscience que celui qui tire les ficelles c’est Satan à travers des hommes rendus puissants grâce à son pouvoir.

Nous sommes le 13 octobre 1884. Le pape Léon XIII termine la célébration de la Sainte Messe dans la chapelle Vaticane, entouré de plusieurs Cardinaux et autres membres du Vatican. Soudain, il s’immobilise au pied de l’autel et reste ainsi environ 10 minutes, comme fixé dans une extase, le visage blanc de lumière. Puis, sans un mot, il se rend de la chapelle à son bureau et compose une prière, celle à saint Michel.

Voici cette prière :

« Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat. Soyez notre secours contre la méchanceté et les embûches du démon. Que Dieu lui retire tout pouvoir de nous nuire, nous vous en supplions ! O Prince très saint de la milice céleste, repoussez en enfer, par la puissance divine, Satan et ses légions d’esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes ! »

Il s’agit d’une belle prière que chacun peut réciter dans son propre intérêt.

Une demi-heure plus tard, il appelle le Secrétaire de la Congrégation des rites, et, en lui tendant la feuille où il avait rédigé la prière, lui ordonne de l’imprimer et de la transmettre à tous les Ordinaires du monde. Cette missive contenait l’instruction de réciter cette prière dans toutes les églises, à la fin de la messe, avec la supplication de la Sainte Vierge et l’imploration de Dieu pour qu’il nous aide à repousser Satan en enfer. Ces prières devaient se faire à genoux.

Lorsqu’on demanda au pape ce qui était arrivé, ce dernier expliqua qu’au moment où il s’apprêtait à quitter le pied de l’autel, il entendit deux voix : l’une douce et bonne, l’autre gutturale et dure, qui semblaient venir d’à côté du tabernacle.

Dans ce dialogue, Satan disait avec fierté pouvoir détruire l’Église, mais que pour y arriver, il devait disposer de plus de temps et de puissance. Le Seigneur accepta sa requête et lui demanda de combien de temps et de combien de puissance il avait besoin. Satan répondit qu’il avait besoin d’une centaine d’années et d’un plus grand pouvoir sur ceux qui avaient été mis à son service. Le Seigneur accorda alors à Satan le temps et l’énergie demandés, en lui donnant toute liberté d’en disposer comme il le voulait.

Après ce dialogue, Léon XIII eut une vision terrible. Il a vu notre belle planète bleue enveloppée dans les ténèbres, ainsi que des légions de démons dispersés sur toute la surface de la Terre et occupés à détruire les œuvres de l’Église. Puis est apparu saint Michel Archange qui chassa les mauvais esprits dans l’abîme.

Après cette vision, le pape Léon XIII a également écrit de ses propres mains un exorcisme spécial figurant dans le Rituel Romain. Il recommandait aussi aux évêques et aux prêtres de réciter souvent ces exorcismes dans les diocèses et les paroisses. Lui-même les déclamait plusieurs fois par jour.

Que pouvons-nous dire de cette vision ?

Que celui que Jésus appelait « Le prince de ce monde » allait avoir ses pouvoirs renforcés et allait pouvoir tenter les hommes et les soumettre à lui ! C’était alors à l’homme de lutter contre lui. Et effectivement, les pouvoirs de Satan se sont fait ressentir d’une manière fulgurante tout au long du XXe siècle et pire encore de nos jours.

Je rappelle une chose évidente : Dieu permet à Satan de nous tenter, non pour nous nuire, mais pour que nous lui prouvions que nous avons notre place à ses côtés en combattant le démon. Il n’y a que dans le mal que le bien peut ressortir. Ainsi est la nature humaine. Il n’y a que dans la souffrance que l’homme devient bon. Nous devons gagner notre ticket d’entrée pour le paradis. La vie est notre unique épreuve pour que nous puissions l’obtenir.

Dieu a donc donné plus de pouvoirs à Satan. Et regardez notre monde aujourd’hui, plus de cent ans après cette vision. Ne vivons-nous pas dans une époque régie par le démon ? Partout des guerres, de la famine, des maladies, des génocides et des personnes qui s’enrichissent au profit des pauvres qui se meurent, des gens qui ne pensent qu’à faire du profit. Le mal contrôle notre société, tous nos systèmes, économiques, juridiques, politiques... Il est temps d’ouvrir les yeux. Nous n’avons qu’un seul ennemi et cet ennemi, qui montre plusieurs visages, répond au nom de Satan.

Ce que je viens de dire se vérifie dans la Bible, au livre de Job. Le livre de Job est une explication du mal et de la souffrance et même si l’homme est vraiment juste, il ressentira la souffrance comme les autres. C’est son épreuve pour gagner son entrée au Paradis. Dans ce conte, le Seigneur permet à Satan de mettre Job à l’épreuve, un homme profondément bon. Persécuté par le démon (mort de tous ses enfants, perte de tous ses biens, altération de sa santé), Job ne perd pas la foi, bien au contraire, il repousse toutes les tentatives de corruption du démon. À la fin, Job est glorifié. Dieu le restaure dans tous ses biens, lui rend fils et filles et finit par lui rendre la santé. Ce passage nous aide à comprendre la vision du pape Léon XIII : le Seigneur ne veut pas que l’Église soit détruite, mais il permet une épreuve, épreuve que l’Église elle-même n’a pas su remporter, puisqu’elle s’est pervertie. Aujourd’hui, un espoir ressurgit avec le lent réveil de l’Église.

Dans la mentalité moderne, on pense que la vie est une finalité ultime, au-delà du bien et du mal. Nous ne croyons plus en rien, sauf à un dieu qui ordonne de tuer, à la violence et à l’argent ! Quelle aberration ! La lutte du bien contre le mal existe, mais c’est un combat spirituel qui doit se jouer chaque jour pour faire reculer le démon. C’est l’amour qui doit triompher, l’amour des uns et des autres. Et cela, Satan l’interdit.

Plus tard, le pape Pie XI, qui succéda à Léon XIII, avait voulu qu’en récitant ces prières, une pensée particulière fût accordée à la Russie (allocution du 30 juin 1930). Dans cette allocution, après avoir rappelé les prières pour la Russie qu’il avait sollicitées auprès de tous les fidèles lors de la fête du Patriarche saint Joseph (19 mars 1930), et la persécution religieuse sévissant en Russie, il conclut par ces mots :

« Et pour que tous puissent sans fatigue et sans peine poursuivre cette sainte croisade, nous décidons que les prières que notre bien-aimé prédécesseur Léon XIII a ordonné aux prêtres et aux fidèles de réciter après la messe soient dites dans cette intention spécifique, à savoir pour la Russie. Que les évêques et le clergé séculaire et régulier prennent soin d’informer les fidèles et ceux qui assistent au Saint-Office, et qu’ils ne manquent pas de leur rappeler ces prières. »

Ici, le Pontife a clairement pris en compte la présence effrayante de Satan.

La disposition établie par Pie XI n’a pas été respectée, la faute incombant à ceux à qui elle avait été confiée. Et l’Église n’a plus fait de Satan son combat. Grosse erreur ! Aveuglement que nous payons aujourd’hui…

Une dernière chose, car je vois déjà certains d’entre vous crier au scandale en lisant cet ouvrage et évoquer un style trop écolier, collégien. Mon but n’est pas d’entrer à l’Académie française ni d’écrire de la haute littérature. Lorsque j’ai rédigé ce livre, je n’ai pas cherché à faire de la littérature. J’ai voulu qu’en le lisant, les lecteurs aient l’impression que je me trouve à côté d’eux et que je leur parle. Je ne suis pas une littéraire, même si j’écris des romans et des nouvelles à mes heures perdues. Cette activité reste pour moi une passion et un exercice très difficile. J’ai réalisé un cursus scientifique et non littéraire ainsi que des études de démonologie. Donc, inutile de me comparer à Balzac ou à Zola, je n’en ai pas le talent ! Le but de cet ouvrage n’est pas de mettre en avant des capacités littéraires que je ne possède pas, mais de vous prouver l’existence du Diable. De même, je ne suis pas historienne. Pour rédiger ce traité, je me suis appuyée sur de nombreux ouvrages, j’ai consulté des spécialistes et lus certains sites internet. Puis, je me suis efforcée de trier toutes les informations reçues afin de ressortir celles qui me semblaient les plus justes, les plus fondées. Je ne détiens pas la science infuse et la rédaction de ce manuscrit m’a demandé un long travail d’investigation. Je m’excuse à l’avance pour les éventuelles erreurs.

À présent que toutes ces choses sont dites, nous pouvons entrer dans le vif du sujet et aborder plusieurs périodes historiques dans lesquelles la présence du démon s’est fait ressentir d’une manière tellement vivace que cela en est évident.





La chute de l’Empire romain d’Occident

L’Empire romain, ses conquêtes, son pouvoir sur une partie du monde, sa supériorité. Un peuple fier, destiné à haut avenir. Comment expliquer le déclin d’une telle puissance impériale ? Comment l’Empire romain d’Occident a-t-il pu disparaître alors qu’il était le plus riche et le plus armé des autres communautés qui l’entouraient ? Les Romains ont conquis de nombreux territoires sur plusieurs siècles et ce si grand Empire s’est éteint en moins de cent ans ! Ce qui paraît relativement court d’un point de vue historique, surtout pour un peuple aussi puissant qu’étaient les Romains.

Pour vous donner une idée, voici une petite liste des pays actuels qui ont été soumis, conquis ou assujettis à l’Empire romain. En Europe, il y avait l’Angleterre, le pays de Galles, le Portugal, l’Espagne l’Andorre, la France, Monaco, l’Italie, Saint-Marin, le Vatican, Malte, la Belgique, la partie sud des Pays-Bas, le Luxembourg, la partie sud-Ouest de l’Allemagne, la Suisse, le Liechtenstein, l’Autriche, la Hongrie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, le Kosovo, la partie sud de la Roumanie, la Bulgarie, l’Albanie, la Macédoine, la Grèce, la Chypre et des portions de la Russie et de l’Ukraine. En Asie, les Romains avaient envahi les territoires actuels de la Turquie, de la Syrie, du Liban, d’Israël, la Palestine, la Jordanie, la partie nord-ouest de l’Arabie saoudite, l’Arménie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan ainsi que des portions de l’Irak et de l’Iran. Les Romains avaient aussi conquis des territoires en Afrique du Nord, notamment ceux de l’actuelle l’Égypte, de la partie nord de la Libye, de l’actuelle Tunisie, de la partie nord de l’Algérie ainsi que la partie nord du Maroc.



Carte de l’Empire romain à différentes dates de son évolution



Un territoire romain immense et puissant qui s’est effondré en quelques années. Pourquoi ? Comment ?

Plusieurs théories tentent de comprendre ce phénomène, sans jamais y parvenir totalement. Les historiens n’ont jamais réussi à donner une explication claire sur le déclin de l’Empire romain. Tout au plus, ils avancent des faits. Pour leur défense, il n’est pas facile d’étudier une période aussi reculée dans le temps. Il faut se baser sur des sources postérieures que l’imagination du peuple a pu déformer ou que certains écrivains ont pu enjoliver. Moi qui ne suis pas historienne, je serais incapable de vous donner une explication du déclin de l’Empire romain. Par contre, je vous exposerai ma théorie, car j’ai bien une idée sur la question.



De la naissance au déclin

Une chose est sûre, Rome ne s’est pas construit en un jour ! L’Empire romain ne s’est pas développé en vase clos et l’on ne peut comprendre sa naissance qu’en la replaçant dans la vie de l’époque dans le centre de la péninsule italienne. Dire que L’Empire romain a progressé sans solution de continuité et par une sorte de mouvement purement individuel est une idée fausse. Il faut voir Rome comme une partie intégrante et intégrée de peuples latins dont elle a partagé le destin.

Les Romains ont entretenu des rapports étroits avec les peuples du Latium, surtout avec deux civilisations de haut niveau qui l’encadraient au sud et au nord. Il s’agit bien sûr des Grecs et des Étrusques, dont Rome s’est inspiré et s’est approprié les croyances.

L’histoire de Rome est très complexe. On ne peut parler d’une croissance continue, car les progrès ont succédé à des reculs et des replis et la tradition devait être constamment contrôlée et rectifiée sur plusieurs points.

Pour faire simple et court, on distingue trois grandes périodes, la Royauté, la République et enfin l’Empire.

La royauté (-753 à -509)

Les historiens situent la naissance de Rome vers -900 à -753 av J.-C., avec l’installation des Etrusques en Italie et la création de Carthage par les Phéniciens en -814 av J.-C.



La légende de la fondation de Rome avec Romulus et Rémus



La fondation de Rome en tant que royauté est située à l’an -753 av J.-C. La légende raconte que Romulus aurait bâti Rome après l’assassinat de son frère Rémus. Romulus serait donc le premier monarque de Rome. Cette légende de la fondation de Rome par les deux frères jumeaux Romulus et Rémus fait partie de la mythologie romaine qui nous raconte l’histoire de deux frères, fils de la vestale Rhéa Silvia et du dieu Mars jetés dans le Tibre et recueillis par une louve. Ceci est la légende traditionnelle de la fondation de Rome, mais l’on ne va pas s’attarder sur le sujet.

Les deux frères décident d’établir une ville et choisissent pour emplacement l’endroit où on les avait abandonnés et où ils avaient grandi. Mais, les deux frères se disputent sur le droit de donner un nom à la cité et donc de la gouverner. Romulus finit par tuer son frère et entreprend la construction de la ville qu’il baptisera Rome pour mémoire à sa gloire.

Si l’on se réfère à cette légende, Rome s’est bâtie sur le sang, ce qui peut expliquer son malheur, son déclin. Romulus aimait le pouvoir, ce qui l’a poussé aux meurtres. Comme les rois et empereurs qui lui succéderont. C’est déjà le début de la décadence.

Très vite, la ville attire des vagabonds et des esclaves qui y trouvent un refuge. D’après l’histoire, Rome manquait de femmes et donc Romulus en a kidnappé aux cités mitoyennes, ce qui induit un mélange avec les peuples aux alentours. Certaines victimes de haut rang sont forcées d’épouser des Romains de basse condition et les plus belles filles sont réservées aux notables.

Ce qui provoque la fureur des communautés voisines. Ils sont outragés par ces vols de femmes. Ils forment une coalition dirigée par le roi de Cures Titius Tatius et déclarent la guerre à Romulus. Titius Tatius écrase les soldats de Caenina, tue leur chef Acron et prend la ville. Puis, il triomphe sur les Antemnates et, à la demande de sa femme d’origine sabine, il les épargne et leur accorde le droit de cité à Antemnae. Les Sabins parviennent à pénétrer à Rome et s’emparent de la citadelle du Capitole. Le combat s’annonce rude et surtout indécis pour les deux camps. Finalement, ce sont les femmes qui rétabliront la paix. C’est ainsi que Romains et Sabins fusionnent. Le gouvernement est alors concentré à Rome et double sa taille.



Pièce de monnaie à l’effigie de Tarquin le Superbe, dernier roi de Rome



De -753 av J.-C., date qui correspond à la fondation de Rome par Romulus, jusqu’à -509 av J.-C., des monarques d’origine sabine, puis étrusque (le dernier sera Tarquin le Superbe) gouverneront Rome. La fin du règne de Tarquin le Superbe signera la fin de la royauté et le début de la République romaine. Ces différents rois commenceront les conquêtes des terres avoisinantes, notamment de la vallée du Pô, de la Corse et de Marseille.

Revenons un peu sur l’histoire de la naissance de Rome. Rome a été fondée sur un fratricide, sur des femmes kidnappées, sur des guerres… donc sur du sang. C’est peut-être pour cela qu’elle ne connaîtra pas la paix. Le Mal Absolu régnait à Rome dès le début de sa construction.



La république (-509 à -27)



Fonctionnement théorique de la République romaine entre les IIIe et IIe siècle av. J.-C.



Sous la république, Rome est gouvernée par le Sénat organisé de patriciens et de deux consuls élus chaque année. Rome se veut libre, mais est située au carrefour des voies commerciales entre la Toscane et la Campanie et doit s’imposer par la force et la violence.

Comme Rome est composée d’hommes et de femmes de diverses origines, petit à petit un système juridique et de normes de comportements s’établit, afin de gérer la vie en communauté. Rome progresse et s’agrandit grâce à des guerres et se place sous la domination de l’argent, du pouvoir, du luxe et non de la bienveillance, de l’indépendance des autres et de la justice. Rome veut assujettir le monde, a soif de conquêtes.

Rome lutte sans cesse, sans répit contre ses voisins les Latins et les Étrusques puis en occupant le sud de la péninsule où les Grecs avaient fondé de nombreuses colonies. Petit à petit, la république de Rome gagne du terrain. Au cours des guerres puniques (-226 à -146), Rome combat Carthage et s’approprie progressivement des territoires en méditerranée occidentale, comme la Sicile et la Sardaigne. Carthage est prise totalement et détruite en -146. À l’ouest, Rome pénètre au pôle méridional et s’empare d’une large partie de l’Espagne. À l’est, elle occupe la Macédoine, la Grèce puis le royaume de Pergame. Désormais, Rome contrôle la plupart des rivages nord-méditerranéens.

La République s’agrandit à force de guerres successives, l’armée romaine est puissante, crainte. Mais à l’intérieur de Rome, dès le 1er siècle avant notre ère, des déséquilibres sociaux apparaissent. Les riches s’enrichissent, les pauvres s’appauvrissent. Ce qui entraîne de nombreux troubles en Italie. Le Sénat et le Consulat ne tiennent pas compte de la grogne du peuple. Avides de pouvoir et de conquêtes, les généraux cumulent des fonctions militaires et politiques. Le plus célèbre de ces généraux, le puissant et cruel Jules César (-100 - -44) s’impose à Rome avec le titre de dictateur.



Vercingétorix dépose les armes aux pieds de Jules César à l’issue du siège d’Alesia.

Tableau de Lionel Royer, 1899



Attardons-nous un instant sur ce personnage qui marqua le monde romain et l’histoire de l’humanité. Jules César était ambitieux, stratège, tacticien hors pair, intelligent. Il repoussa les frontières romaines jusqu’au Rhin et à l’océan Atlantique en conquérant la Gaule, puis il utilisa ses légions pour s’emparer du pouvoir. C’est ainsi qu’il se fit nommer dictateur à vie, ce qui ne plut pas à certains sénateurs qui conspirèrent contre lui et l’assassinèrent. À sa mort, son fils adoptif, Octave, acheva la réforme de la République romaine et fonda le principat et l’Empire romain. Pendant la même période, on éleva Jules César au rang de divinité.

C’est donc le décès de Jules César qui signe la fin de la République romaine.

César c’est aussi l’homme du peuple qui offre des représentations théâtrales, des courses, des joutes d’athlètes, des spectacles de chasse et de gladiateurs, des reconstitutions de combat… pour le distraire. Il organise des banquets immenses réunissant près de 200 000 convives, distribue de l’argent à chaque citoyen et rétribue ses légionnaires avec générosité.

La population est satisfaite et loue Jules César. Ce dernier entreprend des réformes administratives, fait procéder à un recensement, et ajuste à la baisse le nombre d’allocataires des distributions de blé. Il compense cette mesure en installant 80 000 citoyens pauvres et des soldats démobilisés dans de nouvelles colonies dans les provinces, dont Carthage et Corinthe qu’il fait construire.

Mais César doit faire face à plusieurs soulèvements du parti pompéien en Espagne, pourtant vaincu et mené par Pompée le Jeune. Cette guerre, qui débute en décembre 46 av. J.-C. est longue et particulièrement meurtrière. Il y aura beaucoup d’exécutions de part et d’autre des clans. Elle se finira en avril 45 av. J.-C. lorsque les derniers adversaires sont vaincus à Munda, dans une bataille acharnée et meurtrière.

Jules César, autoproclamé dictateur après cette victoire, nomme lui-même les magistrats supérieurs, et fait cesser le cycle infernal des campagnes électorales payées par la corruption et l’extorsion financière sur les provinces. Ces dernières s’en trouvent soulagées, mais les publicains, qui voient leurs bénéfices s’amoindrir, affichent leur colère et s’opposent à ce nouveau décret. Jules César ne les écoute pas et désigne Marc Antoine comme consul et Marcus Junius Brutus et Cassius comme prêteurs.

Cassius, qui espérait le consulat est déçu, ce qui va l’amener à conspirer contre le dictateur. Il regroupe autour de lui des opposants, d’anciens Pompéiens graciés par lui-même, mais aussi des césariens qui ont servi lors de la guerre des Gaules, comme Decimus Junius Brutus Albinus. Ce dernier deviendra le chef symbolique du complot contre César. Des rumeurs parviennent jusqu’à César, qui s’en moque.

Le 14 février 44 av. J.-C., le Sénat confère à César la dictature perpétuelle. Son pouvoir est désormais sans limites et ses premières résolutions sont plutôt surprenantes : il décrète une amnistie générale et licencie sa garde personnelle. En faisant cela, il néglige les présages des devins qui l’avertissent du danger ainsi que ses cauchemars récurrents à propos de sa mort. Tout au plus, il convint de ne prendre aucune décision importante. Et ce qui devait arriver advint : les comploteurs assassinent César. Plusieurs hommes l’attaquent et César reçoit 23 coups de poignard. L’assaut ultime vient de Brutus. Beaucoup d’auteurs antiques ont rapporté cet attentat tellement il a troublé les esprits. Le tout puissant César, celui que l’on avait élevé en divinité, assassiné par une poignée d’hommes ! Cela semble impensable ! Et pourtant… César n’était qu’un homme, un homme qui se croyait un dieu et qui est mort comme un homme !

Pourquoi avoir assassiné César ? D’après Plutarque, il semblerait que César voulait détruire la République et remettre la royauté. Pour Ronald Syme, César fut tué pour ce qu’il représentait et non pour ce qu’il avait l’intention de réaliser ou devenir. En se faisant proclamer dictateur à vie, il a écarté tout espoir de retour à un gouvernement normal et constitutionnel. Et beaucoup de son entourage n’ont pas supporté la situation.

On peut se poser la question de savoir pourquoi César, un mois avant sa mort, s’était débarrassé de sa garde personnelle. Pourquoi n’avait-il pas tenu compte des présages et de la rumeur d’attentat ? Pourquoi était-il resté indifférent face aux avertissements sur les complots et aux prédictions défavorables ? Selon Régis Martin, César croyait que rien ne pourrait le vaincre, personne ne pourrait le tuer. Il s’assimilait à dieu et était persuadé que sa mort entraînerait la guerre civile, donc personne n’oserait le toucher. Ne pourrait-on pas voir dans cette attitude un début d’influence de Satan ? En effet, César se croyait invincible, se prenait pour une divinité, affichait un orgueil et une fierté sans limites. Des idées propres à Satan.

L’Empire romain (-27 à 476)

Après la mort de Jules César, Caius Octavius (-63 – 14), appelé Octave, son fils adoptif, bâtit l’Empire romain et prend le nom d’Auguste. Le retour à la paix civile marquera son règne.

Peu après l’assassinat de Jules César, avec Marc Antoine et Lépide, il fonde le Second Triumvirat afin de défaire les meurtriers de César. Après leur victoire à Philippes, les triumvirs se partagent le territoire de la République romaine et gouvernent chacun en dictateur militaire. Le triumvirat est dissous à cause des ambitions grandissantes de ses membres. Encore un signe de Satan et de son orgueil ! Lépide est envoyé en exil et Marc Antoine se suicide après sa défaite face à Auguste à Actium en 31 av. J.-C. Désormais, Auguste est le seul maître de l’Empire romain.



Auguste, fondateur de l’Empire romain et l’un de ses plus réformateurs



Auguste poursuit la politique de conquête de son père, mais connaîtra plusieurs échecs en Germanie, ce qui va le conduire à fixer les frontières de l’empire aux grands fleuves (le Rhin, le Danube et l’Euphrate).

Dans le même temps, Auguste restaure les institutions républicaines, mais seulement en apparence. En effet, il rétablit le Sénat, les magistrats et les assemblées législatives sur le papier, mais garde un pouvoir autocratique et continue à gouverner comme un dictateur militaire. Il s’empare peu à peu et légalement des pouvoirs conférés à vie par le Sénat, comme le commandement suprême des armées, la puissance tribunitienne ou la fonction de censeur. Et après plusieurs années, il obtient un gouvernement régenté par lui seul. Il devient donc un roi, mais refuse ce titre et préfère le nom de principat. Ce qui constitue la première phase de l’Empire romain.

Auguste instaure la Pax Romana, ce qui va induire une période de stabilité pour l’Empire. Il continue les attaques défensives et agressives aux frontières, fait face à guerres civiles, mais les grands conflits d’invasion ne menacent plus l’Empire. Et cette paix durera plus de deux siècles. Auguste réforme le système de taxation, développe les voies de communication. C’est ainsi que le premier réseau officiel de poste est né. Il établit aussi une garde prétorienne et des services de police et de pompiers dans Rome. Une grande partie des monuments de la ville sont reconstruits et embellis durant son règne.

À sa mort, en 14, son fils adoptif Tibère lui succède et continue sa politique.

Quelques extensions supplémentaires de l’Empire interviennent dans le courant du 1er siècle de notre ère, en Grande-Bretagne, en Thrace, en Cappadoce et en Maurétanie. L’Empereur Trajan entreprend les dernières guerres de conquête au début du IIe siècle contre les Daces, puis contre les Parthes en Arménie et en Mésopotamie. Mais, l’armée romaine est très éphémère dans ces régions orientales et Rome doit consolider ses frontières.

Au milieu du IIIe siècle, des crises politiques intérieures menacent à nouveau l’Empire, tandis que les frontières cèdent une première fois devant les attaques barbares. À plusieurs reprises, les Francs, les Goths et les Alamans pénètrent fortement à l’intérieur de l’Empire. À la fin du IIIe siècle, les empereurs Diodetiens et Constantin rétablissent les frontières et conduisent une profonde rénovation de l’État Romain. Constantin fonde une nouvelle capitale qu’il baptise Constantinople.



Partage de l’Empire romain en 395



Durant le règne de Théodore 1er (379 – 395), la pression extérieure sur les frontières reste forte et ce dernier autorise, en 382, les Wisigoths à s’installer en territoire romain, au sud du Danube. À la mort de Théodore, en 395, l’Empire romain est partagé entre ses deux fils, ce qui consacre la rupture définitive entre l’Empire romain d’Orient, qui deviendra l’Empire byzantin, et l’Empire romain d’Occident. On ne parlera pas de l’Empire byzantin qui subsistera jusqu’en 1453, mais de la chute de l’Empire romain d’occident, qui va disparaître en quelques années.

En effet, dès le début du Ve siècle, la situation militaire devient critique dans la partie occidentale de l’empire. En 406, plusieurs peuples germaniques, Vandales, Suèves, Alains franchissent le Rhin et ravagent la Gaule puis gagnent l’Espagne. En 410, les Wisigoths envahissent l’Italie et pillent Rome. Deux ans plus tard, les Vandales passent en Afrique du Nord, puis prennent Carthage en 439. Le dernier empereur, Romulus Augustule, est battu par Odoacre, le chef des Goths, en 476. C’est la fin de l’Empire romain d’occident.

Notez, chers lecteurs, comme la chute de ce grand empire a été rapide. En 395, l’empire est divisé en deux, en 476, l’Empire romain d’occident disparaît. Il a fallu seulement 90 ans pour que Rome s’effondre ! Pour l’histoire de l’humanité, 90 ans représentent un grain de sable sur une plage du Pacifique !

Je devais vous exposer tout ce pan de l’histoire pour bien vous faire comprendre que cette chute éclair ne peut s’expliquer rationnellement. L’Empire romain dominait le monde, son armée était puissante, disciplinée. Et tout est parti en fumée en quelques années !



Médaillon de bronze de Caligula

Au revers, Agrippine, Drusilla et Julie tenant des cornes d’abondance



Notez aussi, chers lecteurs, ce petit détail : Romulus a bâti Rome et c’est sous le règne de Romulus Augustule que l’Empire sera détruit. C’est peut-être un signe. Souvenez-vous, Rome a été fondée sur un fratricide, et s’est éteinte dans le sang. Maintenant, à moi de vous démontrer que Satan a influencé le déclin de l’Empire romain d’Occident et sa chute. J’ajoute que des rois et des empereurs tyranniques et barbares ont gouverné Rome à l’exemple de Caligula, pour ne nommer que lui. Caligula prend la tête de l’Empire romain en l’an 37 de notre ère, succédant à Tibère. Il se présente comme un empereur juste, libéral, qui soulage le peuple du règne tyrannique de Tibère. Mais, très vite, Caligula va lui-même devenir un cruel persécuteur. Il va gouverner en monarque absolu, va se montrer d’une extrême sévérité envers ses sujets, va vider les caisses de l’État et surtout, va s’adonner à la débauche. Il agira en despote suprême, se prendra pour un dieu (Jupiter), et deviendra mégalomane. Il ridiculisera le Sénat, prostituera les femmes des consuls et s’amusera à pratiquer des tortures ignobles qui se termineront souvent en meurtres. Caligula sera tué en 41, assassiné par plusieurs membres de la garde prétorienne. Avait-il sombré dans la folie comme le pensent certains écrivains et historiens ? Était-il possédé par des démons ? On ne le saura jamais, mais avouez que ce personnage était démoniaque ! Il était un monstre sanguinaire, un dément. Voici encore un autre empereur démoniaque en la personne de Néron.





Ce dernier fut empereur de 54 à 58. Il fut surtout connu pour être un sadique et un vicieux. Néron, l’histrion qui s’exhibait en jupette dans les théâtres après avoir assassiné son frère, sa mère et deux de ses épouses. Néron, l’incendiaire qui brûla sa ville. Néron, le persécuteur démoniaque qui fit porter le chapeau du feu destructeur à des chrétiens innocents, les utilisant en guise d’éclairage public ou les donnant en pâture aux lions dans l’arène. Néron le débauché qui participait à des orgies monstrueuses, qui devint l’épouse soumise d’un de ses favoris et qui convola en justes noces avec un castrat à peine pubère. Néron était un démoniaque. Il y aurait tellement de choses à dire à son sujet qu’il faudrait lui consacrer un chapitre entier !

Tous ces empereurs démoniaques ont contribué à la chute de l’Empire romain d’occident.

La religion

Dans cette partie, j’évoquerai les principaux traits de la religion romaine, étudiée à Rome même. Je ne traiterai pas des cultes provinciaux et municipaux de l’Empire, cultes adressés aux divinités du panthéon gréco-romain ou aux divinités officielles ou locales. Je vais m’efforcer d’exposer ce qu’était la religion romaine et surtout son évolution jusqu’au christianisme. Je peux déjà noter que le chef de la religion chrétienne porte encore le titre de souverain pontife et que beaucoup de célébrations chrétiennes sont d’antiques fêtes du paganisme romain. D’ailleurs, on a construit beaucoup d’églises et de lieux de pèlerinage sur les emplacements où étaient pratiqués des cultes antérieurs au christianisme. Notons que le christianisme s’est développé en intégrant d’anciens rites d’origine romaine, mais aussi celtiques et germaniques. Et que les chrétiens ont démonisé presque toutes les divinités romaines, grecques, germaniques...

Avant le christianisme, la religion romaine était un ensemble de croyances, de rites et d’institutions qui se forma à l’intérieur du Latium vers le milieu du XIIIe siècle av. J.-C. Ces croyances persistèrent jusqu’à ce que la religion chrétienne vienne les supplanter. Cette religion apparaît, dès l’origine, comme l’un des organes essentiels de Rome et jamais elle ne sera complètement dégagée de la politique.


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