Excerpt for Femmes, Amour et Passion by , available in its entirety at Smashwords



FEMMES, AMOUR et PASSION



Quand il s’agit d’aimer

Une femme doit choisir

αγαπη: amour altruiste

et d’abnégation au lieu de

ερως: amour sexuel?

φιλία : amour des amis

qui offre tranquillité

et évite la souffrance

μανία: de l'amour obsédant?

Ou prendre le risque de choisir

ερως: amour sexuel

et rejeter la sécurité qui donne

πραγμα: loyauté partagée

pour le bénéfice mutuel?

Ces cinq histoires

Donnent des réponses

qui ne sont pas absolues

et ne s’appliquent pas

à toutes les femmes.



Avec ma gratitude à U.S.

Nuria

Contenu

Nouveautés littéraires

Carmen et Cuba

Quartier Lanus

5 Mois et 5 Années

Tita et Lilly

A propos de l’auteur

Nouveautés littéraires

Nuria García Arteaga

www.nuriawriter.nl
nuriagarciarteaga@yahoo.nl

Publié par Nuria García Arteaga chez Smashwords

Copyright © 2014 Nuria Jiménez Ramírez
Alto de la Luna 852
Brena, Lima 5



Traduction: J. Galan
Couverture & graphic design: Chris Van Velsen (chrish2k@hotmail.com)

http://www.velsingdesigns.deviantart.com

Musique prologue ‘A quien ire’, Luis Enrique Espinoza
Musicien: Juan Carlos Chavez Contreras
https://www.facebook.com/juancarlos.chavezcontreras.71?fref=ts

Musique Epilogue: ‘Romance anonyme’.

Musicien: Nicolas Canovas

Sound mastering: www.criterioestudios.com

Nouveautés littéraires a reçu le 3e prix lors du concours “Gabriela Mistral”, Santiago, Chile, 1981

Mentions légales

Ce livre ne peut être dupliqué, redistribué, ou vendu sans la permission écrite de l’auteur.

L’auteur se décharge de toute responsabilité quant à l’utilisation du contenu de ce livre, et de toute mauvaise interprétation. L’auteur ne peut être tenu responsable de l’application ou non des idées et des conseils présents dans ce livre. Le lecteur est seul responsable.

Smashwords Edition, License Notes

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https://soundcloud.com/gladys-nuria-jimenez-ramirez/nouveautes-litteraires-prologue

Je t’ai rencontré en juillet. Lima était sous une grisaille permanente et un froid mordant qui rendait tout déprimant. Mes jours étaient noirs, lents et monotones. Le matin après avoir pesté contre ma vie trop ordonnée et impersonnelle pour la millième fois, je pris place derrière mon bureau et fis face aux visiteurs avec un sourire qui déchirait mon âme, car tout ce que je voulais c’était me cacher pour pleurer.

Les nouveaux arrivages de livres avaient été rangés sur les étagères quand tu entras. Le reflet de ton image heurta ma rétine et une sorte de frémissement, ou de phéromone comme on dit, m’avait déjà envahie.

Tu me demandas, avec un sourire béat, s’il était possible que tu consultes quelques livres. L’air idiot sur mon visage et mon bégaiement me trahirent quand je te répondis que les étagères étaient étiquetées pour faciliter tes recherches.

Tu te retournas et je découvris tes larges épaules, ton torse droit et les mèches de cheveux qui caressaient ton cou puissant. Ta démarche déterminée me laissa inhaler un parfum viril. Je vis des rais de lumière pendant que je regardais tes jambes bouger avec rapidité et comment tes mains tenaient fermement un nouveau gros livre. Mon corps tressaillit alors que j’imaginais que tu pourrais me tenir de la même façon.

Pendant des mois sans fin, j’ai attendu avec une détresse grandissante tes visites sporadiques et irrégulières pour chercher un nouveau titre. A la fin de janvier, tu as demandé le dernier livre de Sylvina Bullrich. Je promis de l’obtenir dans la quinzaine.

« ….ces lignes exaltées et bizarres sont pour te dire que je t’aime vraiment. Je serai ou ferai ce que tu me demanderas sans hésitation. La séparation me rend folle, je ne demande rien et espère tout te donner. Pardonne mon impétuosité, ce que je ressens pour toi me scie en deux. Je ne peux pas vivre avec ce désespoir. S’il te plaît, appelle-moi- Sabrina. Fernando sourit, froissa le petit mot avec un sourire narquois et méprisant, et le jeta dans sa poubelle de bureau... »

Je fermais le livre. L’histoire était cruelle, impitoyable, mais la réalité était encore pire que ce roman. Plus nous avons donné de l’amour, plus indifférente est la réaction. Si pour une fois il pouvait en être autrement.

Il me restait cinq minutes avant de fermer la bibliothèque. Avec un peu de chance, je pourrais trouver une place dans le « Yellow Pub » au coin de l’avenue Larco et de la jetée. Regarder la mer tout en buvant un verre était un de mes petits plaisirs hebdomadaires.

J’enlevais la blouse qui protégeait ma robe et découvris mes épaules nues. A l’extérieur, il n’y avait pas de climatisation et j’allais sentir sur ma peau les vingt-neuf degrés de température. Après m’être recoiffée, je me contemplais dans la fenêtre et pu voir le reflet de mon encolure bronzée et de mon dos.

Je pulvérisais sur mon cou quelques gouttes de « Shalimar » quand tu ouvris la porte. Je n’ai pas envisagé ni voulu couvrir ma peau. Pendant que tu te dirigeais vers l’étagère des nouveaux livres, la proximité de ton corps me frappa parce que je savais que ton regard était fixé sur mon dos et son grain de beauté au milieu. Ta respiration saccadée, quand je saisis le livre que tu voulais me rappela le sourire cruel de Fernando quand il jeta la lettre de Sabrina. Pendant une fraction de seconde, je sus que nous étions trop proches, quand en te tournant rapidement ta peau toucha la mienne et c’est tout ce qui m’importait.

Je vis dans tes yeux une indéfinissable étincelle, tes longs cils dissimulèrent ton regard. Ces mains qui avaient empoigné tant de livres serrèrent ma taille. Tu caressas mon dos, mes cheveux et je ne regrettais pas ma folie et la perte de mon self-control.

Des images floues de ta Fiat rouge, un rayon de tapis Persans, des coussins brodés du Népal et des objets d’artisanat d’art éclectiques sont imprimés dans mon esprit, enveloppé par les échos de la voix de Dionne Worwick murmurant : « je sais que je n’aimerai plus jamais de cette façon, aussi je profite de tout, tant que c’est bon »

Sans dire un mot, tu m’as offert un verre, après m’avoir regardé le boire d’un coup, tu m’as enveloppée de tes bras et je me suis enflammée, lentement et passionnément pendant des heures. Cette longue et turbulente nuit de février est toujours gravée dans mon esprit, dans mon cœur et c’est tout ce que j’ai de toi.

Les nouveautés littéraires arrivent continuellement mais tu n’es pas venu les consulter.

Une sensation déconcertante m’envahit quand je pense que Fernando doit avoir ton visage, et comment Sabrina et ses sentiments ont été négligés et abandonnés.

Tu as lu mon corps et tu m’as condamnée à rester au milieu des étagères et des fichiers dans une perpétuelle monotonie.

https://soundcloud.com/gladys-nuria-jimenez-ramirez/nouveautes-litteraires-epilogue

www.nuriawriter.nl

Carmen et Cuba

Nuria García Arteaga

Publié par Nuria García Arteaga at Smashwords
www.nuriawriter.nl
nuriagarciarteaga@yahoo.nl



Copyright © 2017 Nuria Jiménez Ramírez
Alto de la Luna 852
Brena, Lima 5

Traduction: J. Galan
Photographie: Ina Couvee et Nuria Jimenez Ramirez
Couverture et Graphic Art: Clive Thompson www.getclive.com


Prologue: ‘J’attendrai’, Jean Sablon, France
Musique: Humming chorus, Madame Butterfly, Giuseppe Verdi
Epilogue: 'Jardin d'hiver' Benjamin Biolay, Keren Ann.
Chanteuse: Nuria Jimenez Ramirez
Sound mastering: www.criterioestudios.com

Carmen y Cuba a reçu une mention honorable lors du concours de “Lettres d’amour”, Cuba 2014.

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https://soundcloud.com/gladys-nuria-jimenez-ramirez/carmen-et-cuba-prologue

Ce fut une journée pleine de danses et de chansons avec nos musiciens cubains ici au château de Keukenhof. Tout autour de nous la vision des champs de tulipes brillantes est à couper le souffle.

Je suis là, respirant leur odeur dans l’air chaud de cette douce après-midi, regardant leurs couleurs d’arc en ciel alors qu’elles se balancent dans la suave brise, je respire l’âme même de ce merveilleux pays appelé la Hollande.

Malgré le froid, nous avons exécuté cinq chansons en moins de trois heures grâce à l’équipe Latina et à leur enthousiasme et à leur passion sans fin pour la musique, si différente de ta manière française de travailler, ta réserve parisienne.

A la nuit tombée, j’ai pris l’équipe cubaine à dîner dans un restaurant des alentours. Les musiciens, encore emplis de la joie de jouer, ne purent attendre de reprendre leurs instruments du camion et entamèrent une jam session devant les clients effrayés. Deux chansons, trois, quatre comment me souvenir du nombre de « Son Cubains” qu’ils ont interprétés ? Autant qu’il a fallu pour mettre les locaux sur leurs pieds en rythme, autant qu’il a fallu pour les faire chanter, autant qu’il a fallu pour communiquer leur joie et leur enthousiasme à établir une connexion même passagère. La musique vaincra, tu vois, partout où la langue est une barrière.

Le rythme de la Charanga du groupe, le vin qui coulait, les danses quand ils firent de la place entre les tables et la joie communicative étaient autant de promesses solennelles d’amitié des villageois vers nous et de nous vers les villageois.

Puis mon portable sonna. Je l’entendis tout juste à travers les riffs de guitare et les rires. C’est toi, comme je le pressens. Comme d’habitude, tu refuses d’accepter la décision que j’ai prise. Tu penses encore que quelque chose à changé à Fontainebleau la semaine passée. Tu ne veux pas accepter-ou ne peux pas-que la nuit que nous avons partagée était ma vengeance, mon rappel que la belle adolescente d’un pays pauvre était revenue du passé hanté par la passion jusqu’à aujourd’hui pour te montrer ce que tu avais négligé.

La « môme » qui est devenue une femme et qui t‘a attendu en vain pendant trois décennies était de retour, revenue pour te montrer comment une vraie femme peut faire l’amour.

Tous deux nous avons divorcé à la quarantaine. Après quelques temps, nous nous sommes écrit, et je découvris que tu t’étais marié à une de femme de vingt ans plus jeune. Peut-être je l’avais déjà deviné, mais c’est à ce moment là que j’ai pris ma décision. Je n’attendrai plus jamais personne, aussi longtemps que je vivrais.

Maintenant tu affirmes que ton épouse a accepté notre aventure et est prête à accepter de m’inclure dans ce que tu appelles ton mariage. Comme c’est étrange.

Que puis-je faire pour tu comprennes que c’est toujours toi qui a tout décidé ? n’admettras-tu jamais que c’est toi qui a voulu la vie que tu mènes avec ton épouse et tes deux fils ? l’un encore enfant et l’autre adolescent ?

Comment peux-tu me vouloir maintenant ? Comment peux-tu penser que je pourrais faire partie de ta vie? Ne comprends-tu pas que tu m’insultes quand tu m’offres une vie de luxe à Paris en échange de l’illusion d’une histoire d’amour que nous n’avons jamais partagée ?

Es-tu impressionné par mon diplôme, mon doctorat ? Je pense bien que tu l’es. Et bien, tu n’as pas à l’être. Je sais que tu as entendu dire que j’étais devenue une femme d’affaire, que tu es superficiel et prévisible ! Dois-je te dire la vérité ? Serais-tu impressionné si tu savais que je contrôle le plus gros diffuseur de la télévision Hollandaise ? Crois-tu que je suis toujours cette gamine naïve que tu as rencontré dans un taudis lorsque tu visitais Lima ? Cette même fille que tu as courtisée pendant plusieurs jours avant de partir au Venezuela pour piloter l’avion de chasse Mirage en tant qu’officier de l’armée française ?


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