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Embrouilles Spirituelles

Recueil de 5 Nouvelles Littéraires Chrétiennes



Auteur: Achille Bérenger Doungméné

Copyrights 2017 Tâ-Shalom Editions, Les livres de la liberté

Distribution par Smashwords


Smashwords Edition, License Notes

This Book is licensed for your personal enjoyment.

May God bless you as you read.


Ce livre numérique est disponible en Français et en Anglais

Titre du livre en Anglais : Spiritual Embarrassments


Illustrations : Méli Métino Cédric Gaël et Monthe Paul

Publisher: Tâ-Shalom Editions


Seconde Impression : Mars 2017




Toutes les nouvelles que vous lirez dans ce volume

sont disponibles individuellement

en versions eBook et en versions papier :


Dans l’ordre :


Egarements (Vie Glorieuse en Christ)


Kalba, l’Adolescent Qui Résiste les Dieux (Foi et Traditions)


Embrouilles des Dieux Amoureux (Foi et Traditions)


L’Illusion des Bains Rituels (Foi et Traditions)


Le Phallus Disputé (Foi et Traditions)





Dédicace


Toute la gloire à Jésus-Christ,

La lumière du monde !






Remerciements

A mon petit frère Kéambou Firmin pour son soutien et sa participation dans la réussite de cette œuvre.

Que le Dieu Tout-Puissant le bénisse richement, lui et tous ceux qui lui sont proches.

Au nom de Jésus-Christ.



Table des matières

Embrouilles Spirituelles

Dédicace

Remerciements

Résumé

Egarements

Conclusion

Kalba, l’Adolescent qui Résiste les Dieux

Conclusion

Embrouilles des Dieux Amoureux

Conclusion

L’Illusion des Bains Rituels

Conclusion

Le Phallus Disputé

Conclusion

Conclusion Générale

Fin

Mot de l’auteur

Livres du même auteur

Nos Ambitions

Vos Impressions



Résumé

Embrouilles Spirituelles découvre délicatement la face cachée de l’Invisible. Les esprits ne lâchent pas facilement leurs captifs et c’est avec âpres luttes et détermination dans la foi en Jésus que les héros triomphent du monde virtuel. Du suspense dans la bonne humeur.



Egarements

Quand le songe et le mensonge se rencontrent…



Bopda doute de l’aptitude des rêves à guider sa vie quand il est à nouveau encouragé par le Pasteur Johanson.

Les collisions et les couacs vont être nombreux, mais le héro reste persuadé que la guidance des rêves est digne d’intérêt. Avant que la vérité triomphe de lui, Monsieur Bopda tâtonne son chemin et rase déjà les murs.




Après cet incident, je voulus stopper toute recherche de conseils dans les rêves. Même si je n’avouai pas au frère Paul que ma confiance n’était plus totale, je sentais au moins la nécessité d’un autre mode de direction de ma vie qui serait plus sûr et plus rationnel. L’interprétation des rêves m’avait déjà conduit maintes fois à des embarras.

― Si tu persévères dans cette voie, la honte et la disgrâce t’attendent, me dit le frère Paul ce jour-là.

― Tu es jaloux de mes visions, répondis-je. Au lieu de me combattre, tu ferais mieux de m’aider à mieux les interpréter.

― Sache que les rêves ont égaré une multitude d’hommes sincères et honnêtes. A ce que je vois, tu es de la liste, ajouta-t-il.

― Tu as reçu la formation autant que moi et Dieu parle par les rêves ! Il vaut mieux t’éviter car à ce que je vois, tu es une menace pour ceux qui veulent croître dans la foi, répondis-je irrité.

― Quand tu rencontreras la catastrophe, tu seras moins audacieux. Sois béni, dit-il avant la séparation.

Après cette conversation, je ne pus m’empêcher de considérer sa réprimande qui en plus semblait sincère. Il l’avait faite suite à des révélations que j’avais reçues sur l’ancien Ntoundi qui s’étaient révélées incertaines, voire ridicules. Quoique ces dernières pouvaient être vraies, le frère Paul ne put établir la vérité et s’en sortit confus et dubitatif.

La cata prédite eut lieu. Alors que je m’en remettais avec grandes peines, le pasteur Johanson se présenta. Il vint du Nigéria pour un séminaire à l’église. Mon épouse et moi lui offrîmes l’hospitalité pour les deux semaines de son séjour à Yaoundé.

Dans nos causeries, je me rendis compte qu’il mettait en avant la direction de Dieu par les rêves. C’est alors que nous partageâmes sur mes expériences dans le domaine.

J’avais à dire ; car pendant près de quatre ans, mis à part les grandes révélations, les séquences de mes journées étaient semblables à une répétition des séquences de rêves. Mes circonstances réelles présentaient des scènes du déjà vu.

Il me demanda quelques épisodes afin de se situer. Je lui fis le récit du rêve sur mon patron. Je lui racontai précisément :

― Alors que je faisais la sieste un dimanche après-midi, je vis mon patron me poursuivre dans mon rêve. Il était habillé de robe rouge brillante. La course fut longue et épuisante. Alors qu’il tendait la main pour me saisir, je criai : « Jésus sauve-moi ! » et me réveillai.

Le lendemain matin au bureau, le patron, habillé en costume comme à l’ordinaire me salua avec un regard menaçant et me dit : « Ne pense pas que tu seras éternellement ici ; il y a plein de dossiers qui attendent. » Pourtant aucune plainte de retard, ni d’incompétence, ni d’indiscipline n’avait été émise auparavant contre moi, encore moins un avertissement.

Le pasteur qui avait écouté attentivement ne dit rien de ce récit. Il me demanda plutôt si je pouvais me souvenir d’un autre.

Je me souvenais de tous. Lequel devais-je lui raconter qui pût l’aider à me comprendre ? Je lui racontai :

― Il y a un an environ, l’église a reçu un missionnaire américain. Il était là pour une campagne d’évangélisation. Ma femme et moi sommes allés le saluer à son hôtel ; c’était un samedi soir. Le lendemain, aux environs de cinq heures et trente minutes, je fis un rêve sur lui. Je le vis s’approcher de ma femme et lui dire : « L’homme que tu as épousé n’est pas le mari que le Seigneur a préparé pour toi ; tu verras bientôt ton vrai mari. » Dans la même nuit, ma femme eut aussi un rêve curieux. Si ma mémoire est bonne, elle disait avoir vu l’homme lui faire des avances et lui proposer de l’emmener aux Etats-Unis.

― Et qu’avez-vous fait après le rêve ? demanda le pasteur.

― Au réveil, nous avons confié notre couple au Seigneur par la prière et sommes allés à l’église. Juste avant le carrefour Longkak, ma voiture eut une crevaison. A peine étions-nous arrivés au niveau de la Province qu’elle eut une seconde crevaison. Le temps de la dépanner et nous sommes arrivés au culte en retard. A notre arrivée, le missionnaire était au parking et il téléphonait. Dès qu’il nous vit, il dit : « J’ai un message de Dieu pour vous, faites un effort de me voir après le culte. »

A ce niveau, le pasteur Johanson m’interrompit pour savoir quelle était l’attitude du missionnaire alors qu’il nous parlait. Je lui répondis :

― Il était courtois, répondis-je. Il n’y a rien dans son attitude qui fût incorrect. Du moins dans cette première rencontre. Pendant le culte, j’étais de bout en bout mal à l’aise, incapable de me concentrer. Au moment des prières pour les malades, mon cœur était bloqué. Je me posais mille questions sur ce qui nous attendait dans l’heure d’après. De plus, j’étais perturbé par les rêves que ma femme et moi avions faits.

― Que vous a-t-il dit finalement ? interrompit le pasteur Johanson.

― J’y arrive, répondis-je. Juste après le culte, il nous reçut dans la bibliothèque. Après un instant de prières, il leva la tête et me dit : « Je vois que Dieu a un grand projet pour ta vie. Jusqu’à présent, tu as beaucoup œuvré sans voir des fruits, mais le Seigneur est avec toi. » Il se tourna vers ma femme et oubliant ma présence ou peut-être me provocant, il dit à mon épouse : « Dieu vous aime ma fille. Il vous a réservé un avenir meilleur que ce que vous supportez en ce moment. »

« A ceci, nous nous étions regardés, ma femme et moi. Mais l’homme était audacieux et ajouta : « Je ne tiens pas compte des émotions des gens et je dis les choses comme Dieu me les montre, » précisa-t-il avant d’enchaîner : « Cet homme n’est pas ton mari et tu dois cesser toute relation intime avec lui jusqu’à ce que Dieu te révèle l’homme de ta vie ; moi je le connais, mais Dieu lui-même va vous le montrer. » N’en pouvant plus, je saisis ma femme par la main et nous partîmes sans rien attendre de plus.

Le pasteur qui m’avait écouté attentivement était sans parole. Qu’allait-il dire ? Etait-il plus choqué que nous de ces événements ? Allait-il nous conseiller juste ? Nous étions suspendus à sa réaction.

Oui, parce que dans l’entour du premier exemple à lui raconté, le patron par la suite n’a pas cessé de me pousser dans le dos, et c’est la prière patiente qui m’a restauré la paix dans le boulot. Dans le deuxième cas, ma femme et moi avons été au bord de la séparation pendant les six à sept mois qui ont suivi. C’est la grâce de Dieu qui nous a gardés du divorce. Ma femme a été tiraillée entre son amour pour moi et la volonté de Dieu telle qu’annoncée dans les rêves et par la bouche de l’américain.

Après un silence important, le pasteur Johanson intervint :

― Vous êtes vous-mêmes coupables de ce qui vous est arrivé. Dieu vous a avertis par les rêves et vous n’avez pas su vous apprêter. Voyez les deux crevaisons : il fallait réfléchir ! Vous devriez prier et bloquer ces problèmes dans la prière. Dans le premier cas, il fallait prier immédiatement, juste après ton rêve. Dieu t’a mis en garde et toi tu n’as rien fait. Tout ce qui vous arrive est de votre faute.

― De notre faute ? Mais peut-on être fautif simplement parce qu’on a rêvé ? demanda Carole.

― Mais oui ! Dieu a fait son travail ; celui de vous avertir. Il ne doit pas tout faire à votre place ! C’était à vous de réagir convenablement par la prière.

Les paroles du pasteur me séduisirent. Admettant qu’il avait raison, je grandissais aux yeux du frère Paul qui ne voyait dans les rêves qu’égarements et confusions. De plus, admettre qu’il avait raison remettait en cause mon propre désir d’abandonner la recherche de la vérité dans les rêves. Qui avait raison ? Le pasteur ajouta :

― C’est bien de votre faute. « Dieu parle tantôt d’une manière, tantôt d’une autre et l’on n’y prend point garde… » dit la Parole de Dieu. Il parle par des songes et des rêves et c’est bien écrit dans le livre de Job, chapitre 33, versets 14 et 15. Il me semble que vous ne lisez pas la Bible. Lisez donc le livre de Job et vous verrez que c’est de votre faute.

A ces paroles, mon épouse Carole intervint à nouveau :

― Le problème n’est pas si facile que vous le prétendez. Si Dieu annonce qu’il va faire quelque chose, peut-on Le bloquer par la prière ?

Le pasteur répondit :

― N’oubliez pas que vous êtes des enfants de Dieu et que vous avez le pouvoir de contrecarrer les plans du diable. Dieu vous a avertis dans chacun des cas que le diable préparait des pièges contre vous ; et comme vous n’avez rien fait, vous êtes tombés dedans ! « Mon peuple périt faute de connaissances, » dit le Seigneur par la bouche du prophète Osée. Vous n’avez pas lu ce prophète aussi n’est-ce pas ? Ne vous inquiétez pas. Ma présence chez vous n’est pas un hasard, il me semble que Dieu veut vous enseigner ce que vous devez faire après les rêves d’avertissements comme ceux que vous m’avez racontés.

Le pasteur avait peut-être raison. C’était la deuxième fois déjà que j’entendais dire qu’il convenait de prier pour bloquer un événement qui aurait été annoncé dans les rêves. Autrement dit, tout rêve prémonitoire pourrait être annulé ou réorganisé par la prière. Lors d’une émission radio, j’avais déjà entendu un pasteur du Centre des Miracles et des Prodiges dire qu’il valait mieux être en retard au service ou à des rendez-vous si la raison était qu’on priait pour contrecarrer un rêve pressenti comme avertissement ; sinon, les regrets seraient amers.

Je voulus apprendre. Je m’adressai au pasteur :

― Dites-nous comment faire pasteur, aidez-nous s’il vous plaît.

Le pasteur répondit :

― Quand vous rêvez et que vous n’êtes pas satisfaits, il convient de prier et d’annuler le rêve ainsi que tout le contenu du rêve, en proclamant au nom de Jésus que le malheur ne vous atteindra pas, en proclamant que vous êtes vainqueurs, en proclamant que Christ est mort pour que vous ayez toujours la victoire.

― Comment-ça ? demandai-je.

― Simple, reprit-il, par exemple dans le premier cas, tu pouvais dire : Je suis fils de Dieu ! Personne ne me rattrape ! Je suis la tête et jamais la queue ! Je suis vainqueur par Jésus-Christ ! Je proclame que personne ne peut me faire du mal dans cette entreprise ! Je proclame que c’est moi qui domine ! Je proclame que tous mes ennemis tombent ! Je proclame que tous ceux qui se lèvent contre moi vont tomber ! Je déclare que personne ne peut me concurrencer !

― Ouaouh ! Et dire que pendant ces trois dernières années, j’ai été averti en moyenne trois à quatre fois par semaine. Que de victoires aurais-je eues ! Que Dieu ait pitié de moi ! dis-je pensif.

― Si tu restes dans l’ignorance, c’est toi qui perds, réagit le pasteur. Et si vous voulez faire mieux, je vous assure que vous pouvez même retourner dans les rêves et combattre vos ennemis. Par exemple, tu pouvais te recoucher, retourner dans le rêve et c’est toi qui devais poursuivre ton patron, le rattraper et le tabasser copieusement, lui donner une bonne leçon et lui interdire de ne plus jamais te persécuter. Là tu l’aurais vaincu à toujours et il ne serait jamais venu te menacer ou te lancer des paroles arrogantes comme il l’a fait.

― Et dans le deuxième, pouvais-je aussi retourner dans le rêve ? Et ma femme, que devait-elle faire ? demandai-je.

― Très simple, reprit le pasteur, tu te recouchais et tu provoquais la reprise du même rêve et cette fois, tu…, tu…

Le pasteur était bloqué. Il réfléchissait et avait de la peine à continuer. Le missionnaire était un serviteur de Dieu. Et s’il avait parlé au nom de Dieu, peut-on lutter contre Dieu ?

Toujours hésitant, le pasteur Johanson reprit :

― Tout dépend de ton amour pour ta femme. Est-ce que tu l’aimes vraiment ? Si tu l’aimes et si tu sais que tu l’as mariée régulièrement en payant la dote, en signant l’acte de mariage, en ne consommant le mariage qu’après la bénédiction nuptiale de l’Eglise, sache que le Seigneur ne peut pas se lever contre vous ; nul ne peut séparer le couple que Dieu a uni.

― Que devrions-nous faire alors dans ce cas ? demandai-je.

― Etant convaincu du plan de Dieu, tu résistais le pasteur, lui précisant que ce que Dieu a uni, personne ne peut séparer ; tu devais ensuite proclamer que votre couple est solide, que nul ne peut vous séparer. Tu devais mettre les choses au clair dans le rêve et lui interdire d’approcher votre femme de quelque manière que ce soit. Ainsi, il n’allait même pas oser un rendez-vous comme il a fait.

Et pourquoi la répète ? Pourquoi fallait-il voir les choses dans les rêves pour les voir ensuite s’accomplir dans la dure réalité ? Ah  oui ! Le pasteur Johanson disait que les rêves étaient des avertissements de Dieu. « Par les rêves, Dieu dévoile à son enfant les problèmes et les pièges qui le guettent ; à l’enfant de savoir résister, » avait-il expliqué.

Le pasteur Johanson fit deux semaines avec nous. Avant la fin de son séjour, j’étais déjà devenu expert en combats dans les rêves.

Dès la fin du premier mois, je rectifiais systématiquement mes rêves. Revivre, réinventer un rêve avec mes marques était devenu une facilité. Je pouvais retourner dans les rêves et réarranger les scènes selon ma convenance. Si je n’étais pas d’accord pour une parole, un acte ou une décision quelconque, je mettais les choses au clair depuis le rêve. Et si quelqu’un me menaçait dans un quelconque rêve, je le tabassais, je lui donnais la correction de sa vie.

Cet épisode dura trois mois à peu près. Pendant ces trois mois, plus de contrariétés dans la vie sociale ou professionnelle. A l’église aussi, j’étais écouté et respecté.

Une situation embarrassante allait m’ébranler.

Suite à la copieuse bastonnade d’un voisin qui dans un rêve cherchait à m’étrangler, je fus informé après le travail qu’il était hospitalisé et qu’il délirait ; 41 degrés Celsius de fièvre. Il ne cessait de dire mon nom.

Je courus à l’hôpital. Il était aux urgences. Il était environ 20 heures et je n’avais que quelques minutes avant la fin des visites. Je priai ceux qui étaient avec moi dans la salle de m’excuser pour un mot que je tenais à dire au patient. Après qu’ils furent sortis, je demandai :

― Il m’est rapporté que tu prononces mon nom depuis que tu es ici.

― Oui, je tenais à te voir, commença-t-il, avant le lever du jour, je t’ai vu t’approcher de moi dans le rêve et tu t’es mis à me frapper sans arrêt. J’ai essayé de t’arrêter mais tu étais trop fort pour moi. Quand j’étais assommé et couché au sol, tu as dit : « C’est la dernière fois que tu me provoques. » Et je me suis réveillé avec cette fièvre. Au début, ce n’était pas grave. Je suis allé au travail et vers dix-sept heures, je me suis réveillé dans ce lit.

Mes pensées se troublèrent. J’avais de la peine à respirer. « C’est la dernière fois que tu me provoques, » avais-je dit ! Moi ! Je n’en avais point souvenir. Et pourtant, les mots de mon voisin semblaient sincères. Il continua :

― Ce sont les collègues qui m’ont informé que je me suis évanoui au travail et c’est eux qui m’ont conduit dans cet hôpital. D’après eux, j’aurais déliré et prononcé répétitivement ton nom quelques minutes avant mon réveil.

Bouleversant ! Qu’avais-je fait à cet homme ? Mystère. Ses propos étaient aux antipodes de mon imagination. Il acheva :

― Je veux te demander pardon. Je ne me souviens pas t’avoir causé volontairement du mal. Mais si par mégarde, j’ai fait ou j’ai dit quelque chose que tu n’as pas appréciée, s’il te plaît, pardonne-moi. Je sais que tu es un bon chrétien, nous n’avons jamais eu de problèmes entre voisins et mes enfants jouent tous les jours avec les tiens. Si même ma femme a causé quelque tort à ton épouse, s’il te plaît pardonne-nous, pardonne à nos enfants.

Les larmes me surprirent, la panique aussi. Le combat des rêves pour moi était un règlement en présence de Dieu ! D’après les leçons, Dieu m’avertissait à travers les rêves et c’était de mon devoir de tout régler dans les rêves afin d’avoir une vie paisible et agréable.

A présent, un problème s’affichait. La question des rêves était à reconsidérer dans le fond autant que dans la forme.

Les images des personnes dans les rêves sont-elles représentantes objectivables des personnes réelles ? Si oui, pourquoi la contradiction dans les perceptions du même rêve ? Sinon, qui donc est-ce que je combattais dans les rêves ?

La version de mon voisin était opposée à la mienne. Dans mon rêve, il m’agressait et il essayait de m’étrangler. Dans sa version, je l’avais frappé sans cause ; et quand il avait voulu me raisonner, j’avais été très fort pour qu’il pût m’arrêter.

La discordance de nos observations d’une même situation de rêve était suspicieuse. Au fait, avions-nous fait le rêve exactement dans les mêmes minutes ? Et si son rêve avait eut lieu après ou avant le mien ? Rien à faire. Même si nos rêves avaient été synchrones (c’est-à-dire, avaient eu lieu exactement dans le même lapse de temps), les contenus étaient différents. Il fallait se convaincre de l’évidence d’un tiers invisible qui se faisait cautionner à mon insu.

Dieu ne nous conseille pas de rendre la gifle, mais de tendre l’autre joue. J’avais appris par les rêves à mâter ceux qui osaient me provoquer.

L’incident avec mon voisin Goodness me conduisit à la repentance. Même s’il avait voulu me faire du mal, moi chrétien, je devais me mettre à genoux, prier et intercéder pour lui. Je devais prier pour lui, le supposant ennemi. Ce faisant, je n’aurais jamais péché.

Suite à cet incident et à cette analyse, j’arrêtai de forcer les retours dans les rêves sous prétexte de réorganisation et de règlement de compte à mes ennemis. Le chrétien ne lutte pas contre la chair et le sang et mon voisin n’était pas un esprit. Il ne devrait en aucun cas souffrir me citant comme de loin ou de près impliqué dans sa souffrance. En effet, le chrétien bénit et ne maudit pas ; il guérit et ne cause pas de maladies.

Pendant la semaine qui suivit ma repentance, mon sommeil était meilleur. Dix jours environ après cette repentance, je vis en rêve le pasteur Johanson. Il me demanda pourquoi j’avais cru avec tant de naïveté aux propos du voisin. Il me révéla que mon voisin n’était pas l’homme doux et véridique que les gens croyaient. Il démontra que mon voisin m’avait réellement attaqué et que sa confrérie de sorciers cherchait effectivement à me tuer.

Je me réveillai troublé. « Cette accusation n’a rien de plausible, » me convainquis-je. « Mon voisin m’a demandé pardon, même pour les fautes inconnues de sa femme et de ses enfants. Ce n’est pas possible qu’il soit autre chose ! Sa sincérité m’a touché au point de me conduire à la repentance. »

Quelle que soit l’approche d’analyse de ce dernier rêve, mes réflexions restèrent brouillées. Qui avait raison ? Le pasteur Johanson vu en rêve ? Le Goodness prêché en rêve ou celui que je côtoyais dans la vie courante ?

Dans la nuit du samedi, savoir deux jours après la mise en garde en rêve du pasteur Johanson, je revis le voisin Goodness dans mon rêve. Cette fois, il me dominait et nos rapports étaient ceux de maître et d’esclave. Il me donnait des ordres et je les exécutais en esclave fidèle. Dans ce rêve, j’étais profondément consentant pour le servir, jusqu’à la fin de mes jours.

J’en fus profondément choqué à mon réveil. Le jour ne s’était pas encore levé et je résolus de prier pour que Dieu bénît mon voisin. Suite à ma repentance, j’avais résolu de toujours prier pour le bien. Alors que je priais, je m’endormis à nouveau. Cette fois, je vis dans le rêve le pasteur Johanson et mon voisin en parfaite amitié. Chose curieuse. J’étais cette fois l’esclave des deux et ils se moquaient à cœur joie de ma servitude :

Le pauvre, disait le pasteur Johanson. Il est tellement naïf ! Je lui ai donné de bons conseils et il refuse de m’écouter ; la Bible n’a qu’à le sauver !

Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! continuait mon voisin. S’il savait que la majorité des pasteurs n’obéit même pas à ce livre-là, il cesserait immédiatement de le lire.

C’est un fou, reprit le pasteur. Il a une conscience trop sensible. Souviens-toi de la mise en scène de l’hôpital. Il n’a rien vu ! « Seigneur pardonne-moi d’avoir écouté les conseils du Pasteur Johanson… » ; Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Un vrai pleurnichard !

Laisse-le ! Voyons jusqu’où il va tenir ! Aide-toi et le ciel t’aidera ! Qu’il lise ce livre et continue de nous bénir. Cette même Bible lui conseille d’être l’esclave des frères. Où ira-t-il se plaindre ? Ha ! Ha ! Ha ! Ha !

Je me réveillai le cœur battant. Ma pensée était confuse et la causerie du rêve retenait mon cœur dans l’effroi. Si spirituellement je n’étais plus libre, l’étais-je physiquement et socialement ? Je ne pus prier encore et restai figé sur l’intense désir de rencontrer le frère Paul. Depuis notre désaccord suite au couac avec l’ancien Ntoundi, nous n’avions plus échangé sur les rêves. Il ne se mêla même pas de ma déchéance suite au cas de la Vierge.

Nous étions dimanche et le frère Paul fut absent au culte. Le pasteur était pris par des rendez-vous et je ne pus échanger sur le problème qui perturbait mon équilibre.

De retour à la maison, je tins à prendre une décision. L’idée de me défendre et de me voir libre en esprit était omniprésente. A la limite, je me sentais minable au plan social. Je fis tout mon possible pour éviter la rencontre avec Goodness. Etait-ce vraiment possible qu’il eût été un hypocrite doublé de sorcier ? Serait-il vraiment associé en esprit avec le pasteur Johanson ? Et par quel processus étais-je devenu leur esclave commun ?

La Parole de Dieu était formelle pourtant :

« … Je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre. »

« Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent… »

« … Quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. »

« Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. »

Ma servitude était spirituelle, involontaire, et c’était là mon problème ; elle suscitait en moi malaises et colères ! J’avais besoin d’arguments pour continuer mon obéissance aux Ecritures.

A table, je ne pus manger grand-chose. Je n’avais rien raconté des rêves à mon épouse et craignant qu’elle insisterait sur la cause de mon humeur, je prétextai la fatigue et rentrai dans la chambre. Car comment lui expliquer que l’époux qui l’aime était à présent un esclave spirituel ?

Une fois étendu sur le lit, je me mis à ressasser quelques uns des incidents réels que les rêves m’avaient causés avant et après la dispute avec le frère Paul.

Mon premier intérêt pour les révélations eut lieu après un séminaire sur l’écoute de Dieu. Pendant les enseignements, l’orateur prit des exemples de la Bible pour démontrer que Dieu dirige ses enfants par les rêves. Quelques mois après ledit séminaire, je commençai à recevoir des révélations dans les rêves. A l’arrivée du pasteur Johanson, j’étais à ma quatrième année de révélations régulières.

S’il est admissible que beaucoup d’événements de ma vie m’étaient annoncés par des visions que je recevais pendant mon sommeil, il est juste d’admettre que les ratés n’ont pas été rares, au contraire !

Pendant mon examen de Maîtrise, au jour de l’épreuve de Psychopathologie Scolaire, je reçus la révélation par le rêve que le sujet porterait sur la Phobie Scolaire. Je faillis tomber en syncope quand après la distribution des sujets, je me rendis compte qu’il était plutôt question de Suicide chez l’Adolescent. C’est de peu si je ne m’évanouis pas en salle ! Je n’avais rien lu d’autre que le chapitre reçu dans les rêves. Je me souviens que je couvris ma face et suppliai l’aide de Dieu afin que je pusse me ressaisir, et trouver par la réflexion, quelques idées-réponses. Les cicatrices de cet incident prirent des semaines pour disparaître. La première alerte était donnée.

Après que je repris confiance dans les rêves, un autre incident plus troublant faillit causer ma perte.

Dans mon rêve, je voyais l’ancien Ntoundi de l’église dans une relation incestueuse avec sa fille. La scène était si « vraie » que l’évidence de la culpabilité de l’ancien n’était pas à démontrer. Heureusement pour moi, je partageai la révélation avec le frère Paul qui, troublé et confus, me demanda de lui accorder deux jours pendant lesquels il mènerait une enquête. Le frère se rendit le jour suivant chez l’ancien en question et c’est plutôt l’ancien qui le devança disant :

― Dis-moi, tu es proche du frère Bopda n’est-ce pas ? Sais-tu s’il est fidèle à son épouse ?

― Oui, certainement. Il marche selon la Parole de Dieu, son épouse et ses enfants aussi, répondit le frère Paul.

― En fait, je l’ai vu en rêve séduire et coucher avec ma fille. Qu’il fasse attention. Conducteur de la jeunesse ne lui donne pas des droits sur ma fille, dit-il au frère Paul. J’enseigne à mes enfants de se garder purs pour leurs conjoints et j’ai le sentiment que je ne dois plus laisser mes enfants se faire endoctriner par cet homme.

Embêté par la tournure de la situation, le frère retourna me rapporter les échanges. Avais-je vu juste dans mon rêve ? Cet ancien était-il coupable ou pas ? Le fameux rêve produisit plus de confusions que de vérité. Heureusement que je n’eus pas partagé le rêve publiquement ! De quoi aurais-je eu l’air ? Qu’aurait fait l’ancien s’il avait pris connaissance de mes visions ?

C’est dépité par cet événement que le frère Paul me fit le sermon que j’ai reporté plus haut. Le ridicule auquel il s’était exposé me valut sa dureté. Seulement, je gardai en moi la conviction que l’ancien pouvait avoir menti pour esquiver le sujet ; question de se protéger.

Après ces événements, les scènes semblables à des séquences de mes rêves continuèrent à alimenter mes journées. Six mois avant l’arrivée du pasteur Johanson, un autre incident ébranla ma croyance dans les rêves. Je vis en songe la statue de la Vierge Marie. Elle était grande et parlait. Elle me demanda de lui faire confiance et m’invita à lui adresser des prières. Elle me demanda aussi pourquoi je ne partais plus à l’église catholique. Après ses demandes, je constatai dans le rêve qu’elle distribuait des fortunes à tous ceux qui la servaient.

Suite à ce rêve, je ne consultai ni les anciens, ni le pasteur. Pendant la réunion des jeunes, je leur fis mon témoignage et les encourageai à implorer la Vierge. La colère du comité ne se fit pas attendre. Le même soir, le frère Paul vint chez moi et m’informa du feu que je venais d’allumer à l’église. Sur quoi il me fit savoir que le pasteur m’attendait.

Il était déjà vingt-et-une heures lorsque j’arrivai chez le pasteur :

― Bonsoir frère Bopda, me dit-il.

― Bonsoir pasteur, répondis-je.

― Qu’avez-vous enseigné ce soir aux enfants ? demanda-t-il.

― Nous avons parlé de la confiance en Dieu et je leur ai fait part du témoignage que j’ai reçu en rêve il y a de cela deux jours.

― Non frère, soyez honnêtes. Vous ne vous êtes pas arrêtés au témoignage, vous avez demandé aux jeunes d’adresser des prières à la Vierge Marie.

Pris de peur, je ne sus que répondre. J’avais quitté le catholicisme sans une conviction particulière sur la Vierge Marie et l’attitude du pasteur me semblait indiquer une faute des plus graves.

Il reprit :

― Tu as vu une statue te parler. C’est bien ça. La statue te dit qu’elle est la Mère de Jésus et tu crois ! Te rends-tu compte de l’égarement dans lequel tu as plongé les enfants ce soir ?

Je voulus parler, m’excuser, mais je n’évaluais pas encore ma faute. C’est le pasteur qui renchérit :

― A supposer que Marie soit une déesse ; admettons-le. Jésus interdit les vaines répétitions quand nous prions et tu sais que la technique de prière à la Vierge Marie est répétition plusieurs fois de « Je vous salue Marie. » Il manquait que tu leur enseignes à compter le rosaire ! Sachez que le conseil des anciens va statuer sur cette situation et je ne vous garantis pas la continuité de l’encadrement des jeunes, acheva-t-il.

― Excusez-moi pasteur…, je ne comprends pas.

― Vous ne comprenez pas ! gronda-t-il. Que voulez-vous comprendre ? Vous enseignez vos rêves aux enfants de Dieu au lieu de leur enseigner les Saintes Ecritures ; et vous voulez comprendre ? Vous leur enseignez de prier une statue et vous voulez comprendre ? Sachez que nous avons été assez patients envers vous et chacun doit prendre ses responsabilités. Sais-tu ce que les parents me diront dès qu’ils seront mis au courant par leurs enfants du conseil que tu leur as donné ?

Je voulus m’expliquer et défendre tant soit peu ma logique, mais le pasteur n’avait pas encore fini ; il ajouta :

― Comprenez une fois pour toute que même si Marie est la mère biologique du Christ, elle n’est jamais ressuscitée. Celui qui l’invoque fait du spiritisme. A ce que j’observe, tu ne lis pas assez la Parole de Dieu et alors tu enseignes tes rêveries.

« Sache que la foi chrétienne est fondée sur les Saintes Ecritures, non sur la tradition, non sur les rêves, non sur la sagesse sociale. Allez et préparez votre défense. Il est évident que vous serez suspendu dès ce samedi et traduit au conseil de discipline dans la semaine prochaine. Paître le troupeau du Christ n’est pas une fantaisie.

Ce jour-là, je quittai le pasteur le cœur bouillonnant de colère contre la Vierge. Pourquoi m’avait-elle piégé. Au fait, m’avait-elle piégé ? Non ! Je ne lisais plus la Parole de Dieu. Je n’avais même pas eu le temps d’examiner ses propos ainsi que les autres contenus du rêve à la lumière des Ecritures.

Ma suspension dura quatre mois pendant lesquels j’étais dégouté des rêves. Les scènes du déjà vu (dans les rêves) continuaient, mais j’étais indifférent. Je n’avais même pas de choix, mon humiliation coïncida avec les envies de divorce de ma femme. Je m’interdis l’interprétation des rêves jusqu’à ce jour où le pasteur Johanson du Nigéria vint à l’église pour son séminaire.

Devais-je écouter ses conseils ? Difficile d’évaluer. En suivant ses conseils, je faillis tuer mon voisin. Et admettant que mon voisin était faux, comment était-il maintenant l’associé du pasteur Johanson pour me tenir esclave ? Je devais gérer la contradiction.

J’étais confus et j’avais un besoin crucial de repère. Nous étions dimanche et j’avais compté sur le frère Paul pour des conseils, Il avait manqué le culte. J’avais espéré rencontrer le pasteur, il était occupé.

J’entrepris de prier encore ; de prier encore pour mon voisin et pour le pasteur Johanson. Ouvrant ensuite la Parole de Dieu, je lus : « Si ton frère a péché contre toi, va et reprends-le entre toi et lui seul. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère. » Aussitôt le texte lu, je sortis et frappai à la porte de mon voisin. Il me reçut avec beaucoup de joie. Suite à mes explications des rêves de la nuit, il fut peu étonné.

― Voisin, dit-il, c’est le diable qui t’a montré tout ce que tu as vu. Jésus est fidèle à Sa Parole et vous devez persévérer à respecter Ses Instructions, conseilla-t-il. Tu sais, mon grand-frère a pratiqué la sorcellerie avant de devenir pasteur. Dans son témoignage, il explique combien il est facile aux sorciers d’utiliser les rêves pour diviser amis, frères et églises. Maintenant que tu m’en as parlé, tu remarqueras, le diable ne pourra plus utiliser mon image pour te troubler.

― Et dire que je t’ai évité depuis ces deux jours ! répliquai -je.

― Sois en paix, je comprends ces choses. Que le Tout-Puissant nous aide. Déjà, il convient que tu comprennes que l’image de quelqu’un dans le rêve ne veut pas forcément dire la personne. La Bible dit que les rêves proviennent de la multitude des activités et il ne convient pas de les prendre avec trop de sérieux.

Mes voisins avaient déjeuné tard et c’est auprès d’eux que je satisfis ma faim. De retour chez moi, le pasteur de l’église était là.

Après les salutations, il nous dit :

― Je tenais à m’excuser pour le silence que j’ai gardé depuis que j’ai remarqué vos instabilités. Pendant tout ce temps, j’ai prié que Dieu me donne de comprendre votre problème et qu’il m’indique comment vous aider. Toute l’église a remarqué votre comportement atypique et beaucoup de murmures courent à votre sujet. J’ai toujours gardé confiance que Dieu saura vous indiquer le chemin. Malgré vos erreurs, sachez que l’église prie pour vous et j’ai confiance en Dieu que vous vous en sortirez.

Après un moment de pause, il reprit :

― J’ai reçu un mail il y a quelques instants et le missionnaire qui est venu chez nous il y a bientôt un an et demi aurait été démis de ses fonctions. A ce que le mail indique, il a séduit une femme de l’église dans l’adultère et n’a pas voulu se repentir. Il aurait quitté la Floride avec cette femme encore mariée et personne n’a leurs traces.

A ces mots, Carole voulut parler mais le pasteur l’interrompit :

― Permettez-moi de finir. Il y a le pasteur Johanson. Un frère est venu hier du Nigéria et m’a dit qu’il est en prison. Certains parlent d’escroqueries, d’autres parlent de détournements ; rien n’est clair pour l’instant. Soyez prudents et que la paix du Seigneur soit avec vous.

Nous racontâmes au pasteur nos rapports avec le missionnaire et avec le pasteur Johanson. Son conseil fut sans appel :

― S’il reste acceptable que Dieu parle par certains rêves ; il est universellement attesté que les conseils de sa Parole sont infaillibles. En toutes circonstances, laissez la Parole de Dieu vous guider.

A écouter le pasteur, le pasteur Johanson devait être suffisamment préoccupé par ses démêlés avec la justice. Et du moment que Goodness aussi n’était pour rien dans mes derniers rêves, il restait que les manipulateurs de mes sommeils étaient inconnus.

La certitude de devoir marcher prioritairement selon les Ecritures ainsi se rétablit. Je résolus donc de toujours suivre les Conseils de la Parole de Dieu.

Cinq ans après cette résolution, ma vie s’est progressivement normalisée et Dieu me parle bien plus par sa Parole maintenant. Je puis observer que je m’égare moins. Je vis loin des confusions et je vis mieux.




Conclusion

Egarements est un avertissement pour ceux qui se fient exagérément aux rêves. La Parole de Dieu reste le meilleur guide d’une vie humaine réussie. Les Saintes Ecritures revêtent l’homme de foi, d’assurance et de courage en toutes circonstances. Les rêves à la longue rendent l’homme hésitant et lâche.




Kalba, l’Adolescent qui Résiste les Dieux

Les morts ne sont pas morts…



Kalba, jeune lycéen, a été désigné pour succéder son feu père comme prêtre des dieux de Tsépia. Il lutte et résiste aux esprits avec l’aide de sa mère et de son frère qui ignorent les ruses du monde invisible et n’ont qu’une mince connaissance du Seigneur Jésus. S’en sortiront-ils vainqueurs ?




Il était cinq heures et demie quand toute la maison fut réveillée par des cris :

« Non ! Je ne veux pas ! Je ne veux plus vous voir ! Laissez-moi tranquille ! »


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