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Le dernier été :

Un fantasme érotique

Tracy Alton

Les personnages de ce récit sont fictifs et âgés de plus de 18 ans. Toute ressemblance avec une personne réelle, morte ou vivante, est purement fortuite.

Copyright © 2017 par Black Serpent Erotica

Tous droits réservés. Ce livre ne peut, même partiellement, être reproduit ou utilisé sous aucune forme sans la permission expresse et écrite de l'éditeur, à l'exception de l'utilisation de brèves citations dans le cadre d'un commentaire.

ISBN : 978-1-62247-963-4

Smashwords Edition, Notes de license

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Translated by : Antoine Dubois

Soixante jours sur le camp. Je n'arrivais pas à croire que c'était mon dernier été ici. J'étais une adulte maintenant, comme ma mère aimait à me le rappeler. Diplômée de l'université. Il était temps de partir affronter le monde et prendre ses responsabilités. Une adulte avec un grand A. C'est ce que ça m'évoquait lorsque ma mère prononçait le mot.

L'âge adulte. J'avais passé la moitié de mon enfance à attendre le moment où je pourrais enfin faire ce que je veux, quand je veux. Et maintenant ? J'espérais pouvoir être à la place des campeurs dont je m'occupais dont la seule préoccupation était de savoir ce qu'ils allaient bien pouvoir manger en dessert le soir au dîner.

J'avais l'impression d'avoir gâché mon enfance. Je n'avais jamais rien fait de vraiment fou. Ma meilleure amie au lycée s'était tellement fait remarquer à un concert de Katy Perry que celle-ci l'avait invité à monter sur scène. Ma colocataire à l'université avait pris un vol pour l'Irlande pour aller rejoindre un garçon qu'elle avait rencontré par hasard dans un bar. Ils avaient fini par se fiancer mais cela n'avait duré que trois mois. Une autre amie avait quant à elle flirté avec un mec nouveau toutes les dix minutes lors d'un vol pour Denver.

C'était aussi un autre point que ma mère ne cessait de soulever à mon sujet.

— Marty ? Une des enfants de mon groupe courait vers moi. Est-ce qu'on peut aller au lac maintenant ?

— Bien-sûr.

Je pris sa main et appelai les autres enfants. J'étais en charge d'un bungalow avec six enfants de dix à douze ans. Ils étaient beaux et fous et tellement drôles. C'était mon septième était sur le camp et c'était le meilleur groupe avec lequel j'avais eu à travailler. J'étais un peu triste de réaliser qu'il ne leur restait plus que vingt jours de vacances.

Nous marchâmes plus bas en direction du lac. C'était un jour libre et nous pouvions faire ce que l'on veut. La plupart des enfants étaient au lac, les plus jeunes jouaient à s'éclabousser sur le bord, les plus âgés s'amusaient à sauter du pont. J'enlevai mon short et m'allongeai sur ma serviette, tout en regardant les filles tremper leurs orteils dans l'eau, crier et rire alors qu'elles essayaient de s'habituer à la température.

— Ils s'éclatent.

Je regardai en l'air la main posée sur mon front et vis une ombre au-dessus de moi. J'étais contente qu'il fasse chaud et de la présence du soleil, ce qui explique certainement pourquoi j'eus la sensation de mes joues qui rougissaient. Stephen, un des autres moniteurs, se tenait au-dessus de moi, l'eau était tout ce qui recouvrait son corps si bien bâti. On aurait dit une œuvre que Michelangelo aurait sculpté dans le marbre, une représentation parfaite de l'humanité.

Ses cheveux long et blond était mouillés, des boucles retombaient sur son visage. Ses yeux bleus étaient cachés par des lunettes de soleil, mais il souriait, révélant une profonde fossette sur sa joue droite. Une autre monitrice avait déjà parlé de cette fossette, se demandant s'il pouvait bien avoir la même sur ses fesses. J'avais envie de passer mon doigt dessus, de sentir sa peau brûlante sous la mienne.

— Est-ce que tu veux faire une pause ? Je peux les surveiller quelques minutes.

C'était très gentil à lui de proposer et j'avais envie de le lui dire. Mais les mots restaient coincés dans ma bouche.

Je m'assis en essayant de trouver un moyen de répondre sans passer pour une idiote. Mais tout ce que je pus faire était un mouvement de tête.

— Très bien, si tu changes d'avis, je suis juste là-bas.

Il indiqua l'endroit avec un geste du pouce au-dessus de son épaule.

J'hochai la tête.

Il me regarda une nouvelle fois, les yeux insistants pendant quelques secondes, son sourire se transformait à présent plutôt en un froncement de sourcils qu'autre chose. Puis il partit en me jetant un regard au-dessus de son épaule.

— Il t'aime bien Marty, dit Sissy, l'une des enfants dont j'avais la charge tout en faisant couler de l'eau sur mes cuisses.

— Tu crois ?

Elle approuva d'un signe de tête.

— Mon père regarde ma mère de cette façon parfois. Et il l'aime.

Je me relevai pour l'embrasser sur la joue.

— Retourne te baigner ma chérie.

Elle s'en alla et je jetai un œil à l'endroit vers lequel Stephen était parti. Je voulais le suivre, lui dire que je trouvais qu'il était le garçon le plus sexy ici. Encore plus sexy que Kyle, le joueur de lutte de l'université à l'impressionnante musculature. Je voulais lui dire que je rêvais de passer ne serait-ce qu'une nuit avec lui. Mais je n'avais pas le courage de le faire.


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