Excerpt for Les pouvoirs d'Outretemps by , available in its entirety at Smashwords



Chapitre 1



C'était vraiment une nuit trop sombre pour chasser le vampire !

Léa remonta le col de sa veste sur ses longs cheveux blonds voilant ses beaux yeux bleus et continua sa route d'un pas vif, suivant à la trace une ombre qui se faufilait entre les immeubles. Oui ce n'est pas une nuit faite pour la chasse, se dit-elle en secouant son pied avec énergie après avoir marché dans une flaque. Un soir pluvieux dans Paris fin octobre que c'était original...Un bruit de pas devant elle la rappela à l'ordre et elle se remit en marche. Au détour d'une rue elle aperçut une silhouette disparaissant au coin du mur et hâta le pas dans l'espoir que la ruelle soit vide et qu'elle puisse en finir pour enfin rentrer se coucher. Entre son travail à plein temps au musée et son rôle de chasseuse de démons, la vie pouvait être parfois mouvementée et épuisante. Ce soir elle avait dû rester plus tard, et pour cause, une fête avait été organisée en l'honneur de la fin d'une exposition sur Toutankhamon, sur laquelle elle avait travaillé d'arrache-pied pendant trois mois ! Elle était tellement contente d'avoir enfin réussi à boucler son exposition, qu'elle n'était pas partie avant d'être sûre que chaque pièce avait été répertoriée si bien qu'elle n'avait pas eu un regard sur sa montre. Quand elle avait enfin regardé l'heure en sortant, il était déjà vingt-trois heures passé, pas vraiment étonnant de croiser un vampire à cette heure-là. Elle arrivait au coin de la rue, là où avait disparu sa cible un peu plus tôt quand une main l'attrapa et la projeta au milieu des sacs poubelles jonchant la ruelle. Léa secouât les mains de dégoûts jetant un œil aux rats qui fuyaient en poussant des cris d'indignations. Elle se releva tant bien que mal, trébuchant en enjambant les déchets au sol. Elle ne quittait pas des yeux son assaillant, tourner le dos à un vampire qui veut vous croquer équivalait à se retrouver face à un ours qui n'avait pas mangé depuis trois semaines, se mettre un steak sur la tête et lui dire : «  salut mon pote, t'en veux un morceau ? ». Elle fit quelques pas de côté guettant le moindre mouvement un tant soit peu menaçant du vampire.

-Tu es bien imprudente de suivre les gens que tu ne connais pas petite, grogna le vampire avec un rictus mauvais sur les lèvres découvrant ses canines allongées.

-Seulement ceux qui ont l'air bizarre et range tes crocs ou je te les arrache, répliqua-t-elle (elle le jaugea du regard et continua) pour être aussi peu soucieux de te faire découvrir tu ne dois pas être vampire depuis très longtemps. Ton ignorance va te perdre.

-Ah oui ? Eh bien je m'occuperai de toi avant !

Sur ces paroles il se jeta sur elle. Léa, qui s'attendait à cette réaction, avait ramassé un morceau de bois dans les décombres. Le vampire attaqua et Léa le réceptionna en plein vol...ils s'effondrèrent tous les deux au sol. Le vampire ne fit plus un mouvement, complètement inerte, Léa le repoussa sur le côté et regarda le bout de bois qui dépassait de sa poitrine immobile. Elle reprit son souffle, coupé par le choc de sa rencontre avec le sol. Cela pouvait avoir l'air facile quand ça se passait ainsi. Mais les vampires avaient une force surhumaine qu'il fallait pouvoir encaisser sous peine de finir en casse-croûte de premier choix.

Léa se redressa et regarda le cadavre se transformer en poussière, bientôt il ne resta plus qu'un petit tas de cendres qui commencèrent à se disperser au gré du vent. Époussetant ses affaires, Léa sortit de la ruelle et repartie en direction du musée. En arrivant à proximité elle repéra sa voiture qui était stationnée le long du trottoir devant la bâtisse. En marchant, Léa cherchait son téléphone dans son sac à main, après avoir pesté quelques instants, elle finit par mettre la main dessus et composa de mémoire le numéro de sa meilleure amie. Téléphoner à sa meilleure amie après avoir abattu un démon était devenu une sorte de rituel entre elles qui permettait à Léa de faire redescendre ses montées d'adrénalines -qui lui mettaient toujours les nerfs en pelote. Et parler à sa folle d'amie lui permettrait de se détendre un peu. En entendant les sonneries défiler, elle commença à se demander si elle n'allait pas la réveiller quand une voix résonna dans le combiné :

-Lola KOURK à l'appareil ! Aurais-tu encore dégommé du méchant cette nuit ?

-Tu n'as pas idée, lui répondit aussitôt la voix lasse de Léa qui poussa un soupir agacé tout en cherchant ses clés de voiture dans son sac.

-Vas-y racontes !

Eh bien comme tu le sais j'ai eu cette fête ce soir à propos de l'expo. Je ne te raconte pas comment je me suis ennuyé ! Bref, continua-t-elle en posant son sac sur le capot de sa voiture ne trouvant toujours pas ses clés, je suis sortie assez tard après avoir rapidement refait le tour des objets exposés et quand je suis enfin sortie du bureau j'ai croisé un vampire.

_Hum, oui c'est vrai il aurait pu attendre un autre soir ! Qu'ils sont mal élevés ces vampires !

Le ton moqueur de Lola fit sourire Léa qui fouillait toujours dans son sac en quête de ses clés, le secouant avec énergie.

_Tu pourrais quand même te montrer compatissante !

_Comme s'il avait eu une chance ! On fait des arts martiaux depuis combien de temps déjà toutes les deux ? Des années ! En plus avec tes facultés de chasseuse tu les surpasses de loin. C'est quand que tu m'emmènes en chasse ?

Encore et toujours la même question, Léa trouva enfin ses clés et éluda la question avec le premier prétexte lui passant par la tête :

_Tu sais ma belle je suis crevée ça te dérange si on en reparle demain ?

_Tu ne pourras pas toujours esquiver ma belle ! Allez bonne nuit reposes toi bien.

_Toi aussi, lui répondit Léa en rentrant dans sa voiture.

Elle démarra, sa petite voiture ne faisait presque pas bruit et était parfaite pour conduire en ville surtout dans Paris. Elle traversa les rues désertes et le chemin jusqu'à son appartement se fit rapidement.

En poussant la porte de son appartement, Léa se sentit soulagée et posa ses affaires dans l'entrée avant de se diriger vers la cuisine pour se préparer un en-cas avant d'aller dormir.

Son appartement avait un intérieur meublé plutôt simplement avec un salon dans les tons noir et blanc qui agrandissait la pièce et la rendait plus lumineuse. Sa cuisine, elle, était assez moderne dans les tons rouge et noir, un grand îlot central au-dessus duquel étaient suspendu les verres à pied. A gauche de la porte se trouvait un grand frigo américain et tout le long du mur se trouvaient des placards, un immense plan de travail avec dessus des plaques vitrocéramiques au-dessus desquelles se trouvait une hotte noir mat. Elle se dirigea vers le frigo et sortit un sachet de salade, attrapa ensuite la vinaigrette toute prête et se dirigea vers l'îlot pour attraper une assiette.

Son repas terminé elle mit la vaisselle dans l'évier et pris la direction de la salle de bain où elle se déshabilla et se lava les dents avant d'aller se mettre au lit. Elle s'endormit difficilement en repensant à sa journée et à ce vampire qu'elle pouvait à présent ajouter à son tableau de chasse.























Chapitre 2



Lola ouvrit les yeux avec un petit sourire et s'étira dans son lit avant de jeter un œil à son réveil. 10 heures du matin, pas vraiment une grasse matinée mais déjà bien reposant. Elle se leva et ouvrit les volets, clignant des yeux devant le soleil qui inonda la pièce. Elle traîna des pieds vers la cuisine en se frottant les yeux.Elle traversa au radar l'appartement qu'elle avait décoré dans les tons lavande et pastels pour donner un petit côté reposant aux différentes pièces qui composaient son quotidien. N'étant pas une grande cuisinière dans l'âme sa cuisine n'était pas très moderne, mais restait malgré tout très coquette avec son plan de travail carrelé et les brisures en bois vernis rafraîchis lors de la rénovation de l'appartement. Elle était petite mais très fonctionnelle. Elle mit sa cafetière en route, pendant que son café coulait tranquillement emplissant la pièce d'une bonne odeur, elle sortit le reste de son petit déjeuner. Elle alluma la télé pour regarder les informations, et soupira d'aise en se laissant aller dans sa chaise rembourré, ravie de pouvoir prendre son temps pour une fois.

Elle sortit de l'appartement quelques minutes plus tard, fraîche et dispo, flânant dans les rues autour de chez elle. Au bout de plusieurs mètres et de plusieurs croisements elle finit par tomber sur une petite rue piétonne remplie de petites boutiques aux devantures colorées et tape à l’œil. Elle pénétra dans la ruelle une odeur de pains au chocolat et de croissants chauds l'accueillirent quand elle passa devant une boulangerie. Un grand sourire lui traversa le visage quand elle repéra une petite librairie à la devanture sympathique. Lola pénétra dans la petite boutique et traversa les rayonnages d'un pas lent, observant tous les livres et caressant la tranche de certains d'entre eux. La lecture avait toujours était une passion pour elle, les livres nous apprenaient notre passés, nous divertissaient, nous instruisaient. Les livres étaient quelque chose de magique.

Elle arriva vers le dernier rayonnage et son regard effleura un titre qui attira particulièrement son attention :

_L'encyclopédie du monde obscur, lut-elle à voix haute.

Elle sortit le livre de l'étagère dans un éclat de rire, c'était trop beau pour être vrai. Ce livre ne pouvait pas porter là-dessus. Ses yeux s'écarquillèrent en lisant les premières lignes : c'était un livre de démonologie ! Elle regarda quelques pages au hasard et décida de l'acheter. Il fallait absolument qu'elle montre ce livre à Léa, elle allait halluciner ! En rejoignant la caisse, perdue dans son bouquin, elle percuta un homme d'une trentaine d'année.

_Pardon, s'excusa-t-elle serrant le livre un peu plus contre elle.

Elle le dépassa mais il continua de la suivre du regard jusqu'à ce qu'elle disparaisse. Mal à l'aise, elle s'empressa de payer et quitta la boutique rapidement. Une fois dans la rue, elle inspira un grand coup, mit son livre dans son sac et chercha une station de métro à proximité. La rue, l'espace d'un instant semblait s'être vidé et il ne resta bientôt plus que les gens vivants ou travaillant à proximité. Elle descendit la rue mettant de la distance entre elle et la petite boutique à l'homme bizarre. Au bout de quelques mètres, elle se retourna, son regard cherchant l'homme de la librairie. Ne le voyant pas, elle continua sa route pensant avec affliction qu'à ce niveau son comportement s'apparentait sûrement a de la paranoïa.

Elle chercha un long moment une station de métro qui la ramènerait chez elle. Elle n'était pas vraiment rassurée de traverser plusieurs rues seule après sa rencontre avec l'autre -même si cela tenait plus du pressentiment que d'un réel danger. Elle repéra rapidement une bouche de métro, s'y engouffra sans un regard en arrière et consulta le plan qui s'étalait sur un mur. Elle allait devoir faire un léger détour mais au moins il y aurait du monde. Quand la rame arriva, elle s'assit et sorti le livre de son sac. Il était assez ancien avec une couverture en cuir et le titre semblait, contrairement aux livres de cette époque, gravé dans la couverture et non en relief comme elle l'avait souvent vu. Elle feuilleta le bouquin durant un moment à la recherche d'un sommaire, ou d’une indication pouvant l'aider à se repérer. Mais le livre ne contenait même pas une préface. Rien n’indiquait le contenu du livre. Elle tourna quelques pages. Le livre n'était pas conçu en chapitres mais plutôt comme... un livre de cuisine, c'était le seul exemple qui lui venait en tête. Il y avait pour chaque créature obscure répertoriée, une description physique plutôt sommaire, une petite description du mode de vie et surtout une description de leurs pouvoirs et de leurs utilisations. C'était une vraie mine d'informations utiles et variées bien qu’incomplète. Encore une fois elle pensa à Léa et comme cela pourrait lui être utile dans ses futurs combats, peut-être même lui sauver la vie qui sait. Elle prit son portable et s'apprêtait a composé le numéro de son amie, mais finalement se promit de l'appeler plus tard, pas besoin de la déranger tout de suite. Le trajet jusqu'à son appartement fut rapide et elle arriva devant la porte de son immeuble -une grande double porte assez lourde et ancienne qui s'ouvrait avec un code. Quand le voyant vert s'alluma, elle poussa la porte avec vigueur en soupirant d'agacement. Cette porte était vraiment lourde, ils devraient vraiment en faire installer une plus petite pour les personnes qui rentraient à pied et non en voiture. Elle passa la porte qui donnait sur une grande cour pavée où étaient garées les voitures de tous les locataires et propriétaires de l'immeuble et se retourna pour la refermer quand une violente poussée la fit basculer en arrière. Elle poussa un cri en se sentant tomber et frotta ses fesses douloureuses, redressant la tête et jetant un regard indigné vers la personne qui passait à présent la porte en lui jetant un regard dur. Une femme rousse passa la porte, un peu plus petite que Lola aux yeux verts perçants, un visage et une silhouette très fine, Lola lui lança un regard glacial et commença à se relever en époussetant ses affaires. Elle allait demander à la femme de s'excuser quand la rouquine se jeta sur elle ! Lola eut tout juste le temps d'attraper son assaillante au col, plaça son pied dans le pli de l'aine et se laissa basculer en arrière. La rousse fut projetée par-dessus par Lola, qui se redressa et fit face à son assaillante qui était déjà debout. Elles se jaugèrent un instant, le regard de l'inconnue dévia vers le sac de Lola qui se décala un peu plus vers sa besace.Le regard de la rouquine remonta vers les yeux de Lola, moqueur. Sans un avertissement, l'inconnue se précipita en avant et Lola, qui se tenait à quelques pas du sac couvrit la distance et le saisi vivement essayant de se mettre hors de portée. Mais quand elle parvint à saisir la lanière, elle s'interposa involontairement entre la femme et sa cible qui la projeta à terre. Sa tête cogna le sol, faisant danser des points noirs devant ses yeux. Le temps qu'elle se ressaisisse, l'autre l'immobilisa d'une poigne de fer et se pencha vers elle. Un rictus mauvais aux lèvres dévoilait des dents si pointues que Lola se demanda un moment si elles n'avaient pas été limées volontairement.

_Ne te mets pas en travers de ma route petite humaine ! C'est dommage tu es mignonne mais je vais devoir me débarrasser de toi.

Lola resta muette de stupéfaction et de peur quand elle vit les dents de la rouquine plonger vers sa gorge. Elle ferma les yeux, les serrant les plus forts possibles, tétanisée dans l'attente de la douleur qui ne tarderait à venir.

En sentant le poids de la femme disparaître, elle ouvrit les yeux ne voyant rien d'autre que le plafond voûté du porche. Elle se redressa sur les coudes et son regard tomba sur le dos de l'inconnu de la librairie. Il se tenait debout devant Lola tel un protecteur, s'interposant entre elle et son assaillante. S'ensuivit un combat assez bref. La rousse essaya d'attaquer l'homme qui la réceptionna d'un geste si rapide qu'il parut flou et la jeune femme se débattit. Il pencha la tête vers elle en grognant sa bouche se dirigeant droit vers son cou. Vivement la rousse esquiva d'un mouvement fluide du bassin, se projetant en avant elle lui mordit violemment la joue. De douleur il la lâcha. Elle lança un coup d’œil vers Lola en marmonnant quelque chose et disparut tout à coup sous le regard médusé de Lola. L'homme se retourna alors et elle eut tout le loisir de le détailler. Grand -sûrement plus grand qu'elle- des cheveux bruns et des yeux si noir que l'on avait du mal à distinguer sa pupille, une carrure d'épaules assez large, il était assez beau. Il se baissa pour se mettre à sa hauteur :

_Vous avez toujours le livre ?

_Oui ça va merci je m'en remettrai !

Elle ne savait pas pourquoi, mais la façon dont il lui avait parlé l'énervait au plus haut point. Elle baissa la tête et regarda son sac auquel elle était toujours accrochée. Desserrant ses doigts, engourdis à force d'avoir serré la lanière, elle les déplia et replia jusqu'à faire paire passer les fourmis qui lui parcouraient la main. Elle inspecta d'abord l'extérieur du sac et soupira en voyant qu'il n'y avait qu'un léger accroc. Elle l'ouvrit et inspecta l'intérieur vérifiant que rien n'était cassé. Elle sortit l'Encyclopédie et le retourna dans tous les sens. Heureusement elle n’était pas abîmée. Elle se remit sur pied balayant la poussière de son pantalon sous le regard de l'homme toujours silencieux. Il tendit la main vers elle.

_Qu'est-ce que vous voulez ? Lui demanda Lola en fronçant les sourcils,

_Donnez-moi le livre, lui ordonna-t-il impassible.

_Quand on est poli on se présente, (elle sera le livre contre elle et écarquilla les yeux en voyant que la trace de morsure avait disparu de sa joue).

_Vous n'avez pas besoin de savoir qui je suis, donnez-moi ce livre !

_Pourquoi il vous intéresse autant ?

_Vous ne savez pas ce qu'il représente...

_Si ! Le coupa-t-elle, je sais exactement ce qu'il représente au contraire.

_Ce que vous avez dans les mains est une chose qui a beaucoup de valeur pour les gens comme moi.

_Ah oui ? Eh bien vous allez devoir attendre votre tour parce que pour l'instant il est à moi.

Elle le dépassa et se dirigea vers le hall de son immeuble, elle allait passer la porte quand il l'attrapa fermement par le bras.

_Permettez-moi d'insister.

_Non je ne vous permets pas, maintenant lâchez-moi tout de suite !

_Donnez-moi ce...

Elle ne lui laissa pas le temps de terminer, se retourna et lui mit son pied dans l'entrejambe. Reculant de quelques pas il mit un genou à terre en soufflant un grand coup. Lola en profita pour refermer et verrouiller la porte. Elle n'essaya même pas d'appeler l'ascenseur et monta les quatre étages qui la séparaient de chez elle d'une traite. Elle rentra et verrouilla la porte tout de suite. Elle reprit doucement son souffle, la tête contre le battant et déposa ses affaires dans l'entrée. Marchant à pas lent vers son salon elle s'écroula sur le canapé les jambes coupées. Elle prit sa tête dans ses mains tentant de juguler la peur et la panique ressenties un peu plus tôt. Prenant une grande inspiration, elle attrapa son portable. Elle avait besoin de parler à quelqu'un et la seule à qui elle pouvait raconter ce qui venait de se passer était Léa. Elle chercha son nom dans le répertoire et appuya sur la touche d'appel.

Léa soupira, la pause déjeuner était vraiment trop courte ! Elle regagnait déjà son bureau ayant à peine eu le temps de grignoter son sandwich. Elle rentra dans son bureau et fixa la petite statuette qui se trouvait dessus. Elle était censée la dater mais pour le moment elle n'avait aucune autre indication que le lieu où elle avait été découverte et quelques inscriptions présentes sur le socle. Elle les avait traduites et aucun nom connu n'avait été trouvé... Elle s'apprêtait à reprendre ses recherches quand le téléphone sur son bureau sonna. Elle décrocha :

_Département d'Égyptologie.

Elle écouta son interlocuteur et se leva.

_Très bien j'arrive.

Elle avait à peine franchit le seuil que ce fut son portable qui sonna. Elle allait envoyer la personne sur messagerie quand elle vit le nom de sa meilleure amie s’afficher.

_Salut, excuse-moi je n'ai pas le temps...

_Tu ne croiras jamais ce qu'il vient de se passer !

_Non et à ta voix je sens que ça ne va pas me plaire, qu'est ce qui s'est passé ?

_Je suis allée me promener ce matin et je suis tombée sur une librairie dans une petite ruelle super sympa.



Léa retint de peu un soupire. Elle n'avait pas vraiment le temps de discuter avec Lola.

_Écoute tu pourrais abréger, ce n'est pas que ça ne m'intéresse pas, mais je dois aller voir un collègue, il y a un problème avec mon expo.

_Ne me coupe pas et j'irai plus vite ! Rétorqua Lola, bref dans la librairie, j'ai trouvé un bouquin bizarre. En fait je pense qu'il va t'intéresser.

_Hum, acquiesça Léa en entrant rapidement dans la galerie de l'expo.

_Et donc quand je suis rentrée chez moi mais dans la cour, une espèce de folle aux dents pointues m’est tombée dessus et à essayer de me piquer le bouquin ! Puis un homme bizarre m’a porté secours, mais en fait il en avait après le livre lui aussi !

Léa sentit les poils de sa nuque se hérisser et frissonna d'angoisse.

_Mais tu vas bien hein ? S'inquiéta Léa.

_Oui oui ça va, mais tu pourrais passer à la maison ce soir ? Il faut absolument que je te montre ce livre.

_Je vais essayer, je t'appelle si j'ai un empêchement et tu me décriras les deux qui t'ont agressée, à ce soir ma belle.

_Bisous !















Chapitre 3



Léa raccrocha et se dirigea d'un pas vif vers son collègue qui se retourna :

_Léa dis-moi, as-tu recompté les pièces hier avant de partir ?

_Bien sûr ! Je ne suis pas partie la dernière pour rien.

Elle regretta aussitôt son ton sec.

_Une pièce a disparue.

_Quoi ? Mais laquelle ?

Léa saisit la tablette tactile où étaient listés tous les objets présents, l'un d'eux apparaissait en gros plan.

_Le sceptre de Toutankhamon, lui indiqua son collègue.

_Il était là hier ! J'en suis certaine, tu as déjà prévenu la police ?

_Ouais

_OK alors attends-les devant la porte moi je vais faire le tour pour voir s'il ne manque rien d'autre et ferme l'expo ! Demande aux vigiles de faire sortir tout le monde s'il te plaît.

Elle fit le tour des vitrines sans laisser le temps à son collègue de protester et commença à inspecter chaque vitrine. Quand elle sortit du champ de vision de son collègue, elle se précipita vers la vitrine de l'objet disparu. Elle avait peu de temps avant l'arrivée de la police et elle devait vérifier que rien de surnaturel ou d'inexplicable ne se trouvait sur les lieux du vol. Le vampire ne devait pas être dans les parages par hasard la veille.

En arrivant près de la vitrine, elle s'arrêta à quelques pas et embrassa la scène du regard. Son regard accrocha la vitrine intacte. Rien ne laissait voir une quelconque trace d'effraction et Léa se demanda pendant un instant comment le voleur avait pu procéder. Un reflet sur le verre attira son attention. Elle s'approcha en plissant les yeux, tâta ses poches et en sortit un paquet de mouchoirs neufs. Elle attrapa le premier de la pile pour saisir une petite touffe de poils dépassant du haut du présentoir. Son doigt traversa le toit de la vitrine...ou plutôt le non-toit !! Elle allait se pencher un peu plus mais des bruits de pas retentirent dans son dos. Elle se dépêcha de remettre le mouchoir dans le paquet la touffe de poils de poils toujours emprisonnées dedans. Andy -son collègue- passa le coin de l'allée encadré par deux hommes. Ça devait être deux policiers, difficile a à déterminer puisque ces deux-là ne portaient pas d'uniforme, L'un d'eux s'approcha et lui tendit la main.

_Inspecteur Wolf et voici mon coéquipier (il désigna l'homme qui se tenait derrière lui) Josh Fang.

Elle se raidit en croisant le regard de Josh et fronça les sourcils. Il n'était pas très grand (très légèrement plus petit qu'elle en fait), des cheveux châtains foncés, des yeux marron très clair et un petit sourire en coin craquant, mais surtout le plus important... c'était un loup-garou. Son regard effleura le deuxième et elle fut réellement étonnée de croiser le regard noir d'un vampire, ces deux races étaient censées être des ennemis héréditaires et pourtant ils travaillaient ensemble. Elle soupira de frustration en lâchant la main de l'homme. De tous les enquêteurs de Paris il avait fallu que ce soit deux surnaturels qui s'occupent de l'enquête.

_Léa Delano, je suis la responsable de département Égyptologie et de cette exposition.

L'inspecteur Fang sortit un calepin et nota quelque chose en haut d'une feuille sans un regard pour Léa.

_Vous voudriez bien me suivre j'ai quelques questions à vous poser.

Andy et Léa se regardèrent ne sachant pas à qui il s'adressait. Il commença à s'éloigner et se retourna. Comme personne ne le suivait il fronça les sourcils et fixa Léa :

_Eh bien qu'attendez-vous ?

Elle ne répondit rien et le suivit à travers le dédale de couloirs, en arrivant à la sortie de la salle et se retourna vers Léa.

_Où se trouve votre bureau ?

_C'est par ici suivez-moi.

Elle le dépassa et pris la direction de son bureau sans même l'attendre, son comportement avait quelque chose d'énervant et ce genre de personnes avait vraiment le don de la mettre hors d'elle. Elle déverrouilla la porte et s'installa derrière son bureau. Croisant les bras devant elle, elle attendit que le policier prenne place non sans un brin d'impatience. S'il voulait se comporter comme abruti fini, elle ne voyait pas pourquoi elle n'aurait pas le droit d'entrer dans son jeu. Il s'assit sur l'un des fauteuils et s'adossa au dossier en croisant les jambes.

_Vous savez ce que je suis non ?

_Pardon ?

_Vous savez que je suis un loup-garou, la question est comment le savez-vous ?

_Qu'est-ce qui vous fait dire que je le savais ?

_Votre regard tout à l'heure, et vous qu'êtes-vous ? Vous ne me semblez pas être une femme banale.

_Ne sommes-nous pas ici pour parler du vol d'une des pièces de l'exposition ?

_Mon collègue se charge de la déposition du vôtre, vous savez quelque chose qui pourrait nous éclairer ?

_Non (elle sera les lèvres de frustration).

_Alors continuons sur notre sujet principal. Qu'êtes-vous ?

_Je ne vois pas en quoi cela vous regarde et je vous prierai dès à présent de quitter mon bureau.

Il lui jeta un petit sourire en coin satisfait qui l'agaça au plus haut point, la mettre hors d'elle avait l'air de l'amuser. Elle se leva d'un bond et se dirigea vers la porte :

_Au cas où vous ne l'auriez pas compris, cet entretien est terminé.

Elle lui jeta un regard glacial quand il passa à côté d'elle.

_Nous nous reverrons plus vite que vous ne le pensez.

Il s'éloigna d'un pas nonchalant vers la galerie et Léa claqua la porte, son comportement était vraiment...immature et peu professionnel. Elle soupira et se réinstalla derrière son poste de travail, elle était vraiment énervé alors autant évacué toute sa rancœur dans quelque chose de productif, elle reprit son analyse de la statuette à corps perdu.

Léa arriva devant la porte de l'appartement de Lola, elle frappa espérant que le bouquin de son amie en vaille la peine après la journée pourie qu'elle avait eue. Et puis elle avait vraiment besoin de se changer les idées. Non pas qu'elle ne soit pas heureuse de voir son amie, mais sa journée avait été vraiment fatigante et elle avait plus que jamais envie d'une soirée pyjama tranquille avec sa télé et une glace. Quand son amie ouvrit la porte avec un grand sourire, Léa ne put s'empêcher de sourire à son tour, mais il retomba bien vite en voyant la main égratignée  de son amie. Lola suivit son regard et fixa un instant sa main :

_Vas-y entre j'ai déjà commandé nos pizzas.

Lola passa au salon alors que Léa accrochait son manteau dans l'entrée et posa son sac près du petit meuble à chaussures qui se trouvait à côté de la porte. Elle pénétra dans le salon et se laissa tomber dans un fauteuil, lasse.

_Bon avant que je ne te montre  l'Encyclopédie, je te sentais tendue au téléphone tout à l'heure et tu m'as dit que tu avais une urgence au boulot ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

Léa lui raconta sa journée en passant du vol au policier, son amie ne manqua pas de ricaner quand elle lui raconta comment elle l'avait mis à la porte.

_Merci ton soutien me fait vraiment chaud au cœur.

_Désolée, rigola Lola, attends que je me calme (elle prit plusieurs longues inspirations), j'aurais donné n'importe quoi pour te voir le jeter comme tu l'as fait (elle reprit son sérieux). Alors je vais te montrer le livre dont je t'ai parlé tu vas halluciner !

Elle attrapa le livre qui était sur la table basse, caché par les cartons de pizzas qui étaient arrivées entre-temps et le lui tendis. Léa s'en saisi et regarda le titre, elle écarquilla les yeux de stupeur.

_Ce livre est une légende ce n'est pas possible. Où l'as-tu trouvé ?

_Ben comme je te l'ai dit au téléphone, dans une petite librairie pas très loin d'ici.

_Je vais le ramener chez moi, ce livre t'expose beaucoup plus que tout ce que tu ne pourrais imaginer.

_Je sais en l'espace d'une heure on a essayé de me le volé deux fois déjà.

_Comment ils étaient ?

_Une petite rousse avec des dents pointues et un grand brun tout à fait à mon goût s'il n'avait pas lui aussi essayé de me le prendre.

Elle eut une moue déçue qui fit sourire Léa malgré son inquiétude, elle prit une grande inspiration, elle savait que ce qu'elle allait dire à Lola n'allait pas lui plaire.

_Ils savent où tu habites, ça devient dangereux pour toi tu devrais venir à la maison le temps que cette affaire se tasse.

Lola fronça les sourcils de mécontentement et Léa attendit sa réponse avec appréhension.

_Pourquoi est-ce que tu t'inquiètes autant ? Ils connaissent le bâtiment mais pas l'appart je ne comprends pas pourquoi tu dramatises autant, riposta Lola.

_Je ne pense qu'à ta sécurité tu ne sais pas dans quoi tu mets les pieds ! Rétorqua la blonde.

Elles se toisèrent un instant, aucune des deux ne voulant céder à l'autre. Lola finit par reprendre la parole d'un ton boudeur :

_Ce que je peux te proposer c'est que s'il se passe quoi que ce soit ici, je viendrais habiter chez toi le temps que tout rentre dans l'ordre ou que l'on ait trouvé une solution pour le livre ça te va ? Et en prime je te laisse rentrer chez toi avec.

Léa hocha la tête sachant que pour ce soir elle n'aurait rien de plus. Elle se contenta de reprendre un morceau de pizza et d'attraper la télécommande de la télé.

_Alors qu'est-ce qu'on regarde ?

Lola lui fit un pauvre sourire et lui envoya le programme télé, après un sourire entendu.

Quand Lola se réveilla le lendemain matin, elle s'étira un long moment. Deux grasses matinées en deux jours, que du plaisir ! Elle se leva attrapant son portable au vol et se dirigea vers la cuisine.Elle sortit une tasse, un bon café lui ferait du bien. Elle allait la porter à ses lèvres quand son portable vibra, elle le prit et ouvrit le message :

«  Comme je trouve qu'on ne se fait plus assez de soirée toutes les deux et qu'on est vendredi ce soir on sort ! Bisous ! ! Léa ».

Lola secoua la tête en souriant et avala sa tasse d'une traite avant de jeter un œil à l'horloge des micro-ondes, il était treize heure passé .Elle ne pensait pas avoir dormi autant ! Elle posa sa vaisselle dans l'évier et fit un passage rapide par la salle de bain, si elle devait sortir avec Léa ce soir elle devait impérativement acheter une tenue neuve.

Elle se prépara rapidement et envoya un message court à son amie : « journée shopping pour ce soir tu veux venir ? » la réponse ne tarda pas : « Travail urgent encore un problème à l'expo. Bisous ».

Lola soupira et se mit en route. Quand elle arriva aux abords du centre commercial elle se dirigea droit vers le plan, ciblant tous les magasins où elle pourrait trouver quoi que ce soit de potable. Au bout d'un peu plus d'une heure et demi de recherche elle commença à se décourager, il était impossible de trouver quelque chose de sympa de nos jours si on ne faisait pas du 34 ! En désespoir de cause elle repéra une petite friperie perdue entre deux grands magasins, et fouilla les rayons, pas vraiment convaincue, jusqu'à ce qu'elle arrive au fond dans les fins de séries. Elle vit tout de suite la magnifique robe bleue qui se démarquait du lot : col montant devant et un très beau décolleté derrière, elle descendait un peu plus haut que le genou, elle était...parfaite ! Elle se pressa de l’essayer et sortit pour s'admirer dans le grand miroir, elle soupira en voyant qu'elle était fendue jusque mi-cuisse. Un grand sourire s'épanouit sur ses lèvres, elle allait être à tomber, et le côté fendu donnait un air sexy ! Elle remit sa robe sur le cintre et fit un dernier tour d'horizon. Au moment de se passer en caisse, elle repéra un collier en argent avec pleins d'étoiles et les boucles d'oreilles assorties.

_Ce sera parfait pour Léa, pensa-t-elle à voix haute.

Elle sortit du magasin en sifflotant doucement quand une voix la coupa dans son élan.

_Vous ne voulez toujours pas me remettre le livre ?

Elle soupira et se retourna vers l'homme.

_Et vous vous n'avez toujours pas de nom ?

_Si j'en ai un, mais je ne vois pas à quoi cela vous servirait de le savoir.

_Alors moi je ne vois pas pourquoi je vous donnerai quoi que ce soit. Maintenant excusez-moi mais j’étais occupée avant que vous n'arriviez.

Elle allait reprendre sa route mais il lui attrapa le bras, la tirant vers lui. Il tira un peu fort, trébuchant elle atterrit droit dans ses bras rougissante.

_Non mais ça va pas ! (elle le repoussa furieuse mais il ne bougea pas d'un pouce)

_Laissez-moi une chance de vous expliquer ! (il se pencha à son oreille) vous ne savez pas quel danger vous courrez avec ce bouquin chez vous, il faut absolument vous en débarrasser pour votre propre sécurité, laissez-moi vous prouver ma bonne foi !

_Ce soir au pub du carrousel près de chez moi à vingt-deux heures soyez à l'heure !

Sur ces paroles Lola se défit de sa prise et reprit le chemin de son appartement, la voix de l'homme retentit derrière par dessus le bruit des marches metaliques.

_Au fait cette robe vous allait à merveille.

Elle se retourna mais l'homme avait déjà disparu, ce qu'il pouvait être agaçant. Malgré tout, elle se surprit à sourire à son compliment.

















Chapitre 4


Léa et Lola pénétrèrent dans le pub à vingt et une heure cinquante et se dirigèrent vers une table un peu à l'écart, ce serait plus discret pour parler. Quand elle avait découvert ce bar, le côté rétro leur avait tout de suite plu et elles se plaisaient à passer leur soirée ici et à profiter des concerts gratuits.

_Je n'arrive pas à croire que tu aies dis à cet homme de se pointer ici comme ça ! Tu aurais pu me consulter au moins avant !

Lola ne lui répondit rien. Elle pinça les lèvres et attendis la suite des reproches qui n'allait sûrement pas tarder à suivre. Léa soupira :

_Enfin bon je préfère être là plutôt que tu ne le fasses seule.

Lola sourit :

_Tu veux quelque chose à boire ? Comme d'hab ? (Lola se leva et se dirigea vers le bar)

Léa eut à peine le temps de hocher la tête que son amie se penchait déjà au dessus du bar et commanda une vodka Redbull et un rhum coca. Elle attendait ses boissons quand quelqu'un se racla la gorge derrière elle, elle se retourna pour tomber nez à nez avec son inconnu.

_Bonsoir.

_Bonsoir. (Lola recula d'un pas) si vous voulez commander quelque chose c'est tout de suite.

_une vodka Redbull.

Lola leva la main et passa commande.

_J'ai amené quelqu'un (il indiqua une personne à sa gauche qui la gratifia d'un hochement de tête), un ami qui vous attestera de ma bonne foi.

_Vous étiez censé venir seul !

_Vous aussi.

On déposa leurs verres devant, Lola attrapa les siens et se dirigea vers sa table.

_Moi je ne vous avais rien promis.

Léa fronça les sourcils, depuis la table elle ne voyait pas très bien ce qui se passait. Elle avait beau se pencher de tous les côtés avec le monde qu'il y avait à cette heure elle n'avait aucun visuel. Elle fut soulagée en la voyant revenir, mais son soulagement fut de courte durée en voyant les deux types qui lui collait au train. Quand ils arrivèrent près de la table, Léa ouvrit la bouche de stupeur en voyant les trois approchés. Elle se tourna vers Lola.

_Qu'est-ce qu'ils font là ? Tu les connais d'où ?

_Bonsoir, moi aussi je suis content de vous voir.

Le deuxième homme lui envoya son sourire en coin le plus énervant.

_Lola je te présente l'inspecteur Victor Wolf (il lui fit un simple hochement de tête) et son collègue Josh Fang (il n'avait pas quitté son sourire en coin et lui fit un petit signe de la main).Monsieur Wolf est un vampire et monsieur Fang un loup garou, et maintenant nous on s'en va.


Elle se leva de sa chaise et passa entre les deux hommes saisissant au passage sa meilleure amie par la main. Elle allait continuer son chemin quand une main saisit vivement son épaule.

_Lâchez moi tout suite, grogna-t-elle entre ses dents avec un regard menaçant.


_Votre amie était d'accord pour me laisser une entrevue, et d'ailleurs vous devriez lui dire comment différencier ceux de notre espèce et les humains, son ignorance la tuera.


_Oh c'est qui que vous traitez d'ignorante là ? (Lola lui lança un regard courroucé).


_Ne vous vexez pas (Josh mit les mains dans ses poches), il n'a pas tort.


_Vous êtes venus pour m'insulter ou pour vous expliquer ? Sinon vous pouvez partir au moins on terminera notre soirée tranquille, rétorqua Lola en serrant les dents.


_ Retournons à votre table (Victor parti sans attendre qui que ce soit).


Tout le monde s'assit et le silence régna à table, chacun toisant l'autre avec méfiance.


_Bon maintenant que je sais ce que vous êtes, vous allez peut-être pouvoir me dire ce que vous me voulez.

Les deux hommes se lancèrent un regard, Lola s'adossa à sa chaise et croisa les bras. Finalement ce fut l'inspecteur Wolf qui prit la parole :


_Je suis désolé pour mon impolitesse, je suis là pour vous parler du livre (Léa fronça les sourcils), ne vous méprenez pas je ne lui veux aucun mal je ne savais pas qu'elle avait une amie comme vous. Ce livre est un danger pour elle et maintenant qu'ils savent qu'elle l'a ils vont tout faire pour le récupérer.

_C'est qui « ils » ? l'interrompit Léa.

_Je ne sais pas, il y a un attroupement de surnaturels anormal à Paris et on n'arrive pas à les localiser précisément ou à avoir un nombre. Le fait est que l'activité magique augmente alors qu'il y a de moins en moins de créatures qui se baladent dans les rues et hier vous êtes la première attaque depuis au moins quelques semaines. Ils veulent le livre à tout prix ça c'est sûr, ce qui m'intrigue c'est qu'elle ne vous ait pas tué, elle aurait pu, elle l'aurait du même...

Il laissa sa phrase en suspens pendant un instant, laissant aux filles le temps de réaliser ce que cela impliquait.

_Donc ils ont besoin du bouquin ça on en est certain, mais en même temps qui n'en n'aurait pas besoin ? Il serait autant utile aux humains qu'à nous, fit Léa en fronçant les sourcils.

_Comment ça ? (Lola tourna la tête vers amie avec un air interrogateur)

_Eh bien... (Léa ouvrit et referma la bouche, cherchant un moyen de formuler sa pensée) comme tu l'as lu c'est une encyclopédie qui parle de toutes les sortes de démons sur terre, alors imagine que ton ennemi ait ce livre en sa possession avec écrit tous tes points forts ainsi que tes points faibles...

_...Alors il serait capable d'anticiper tes plans et de te mettre mal, dit Lola pensivement.

Elle allait reprendre ses questions mais aucun son ne franchit ses lèvres, elle laissa passer un jeune couple qui se dirigeai vers le bar le temps que ses idées se remettent en ordre.

_Le mage, celui qui a créé le livre, il fut tué pour avoir écrit ce livre (devant l'air interrogateur de ses amis, Victor repris son récit). Il faisait une sorte de récapitulatif des qualités et des défauts de chaque espèce, quand les autres créatures ont compris ce qu'il faisait ils ont tentés de voler le livre au mage, mais...Le mage avait déjà protégé l’encyclopédie des voleurs potentiels alors après plusieurs échecs séparés ils ont finis par s’allier. C’était une première dans le monde obscur et malgré toutes les informations qu'ils avaient recueillies le mage n'était pas préparé à ça. Ce fut une des guerres qui divisa le monde surnaturel.

Il fit une pause quand une autre personne passa à côté de leur table, laissant les deux filles pendues à ses lèvres attendant la suite avec impatience. Josh, lui, regardait autour avec l'air désintéressé d'une personne écoutant la même histoire encore et encore. Lola lui demanda de continuer d'un ton impatient et Victor lui lança un sourire. Il reprit son récit :

_Ils ont réussi à capturer le mage après une longue bataille et il y eut beaucoup de perte. Après plusieurs interrogatoires plutôt musclés il n'a jamais voulu dire où était le livre alors, pour être sûr qu'on n'en entende plus jamais parler, ils ont attaché le mage dans sa maison et ils l'ont brûlée. Une chose était sûre, il était mort et ses secrets avec lui. Les deux camps ont continué à travers le temps à chercher le livre, nous commencions à penser qu'il avait bel et bien brûlé lui aussi jusqu'à ce que, (il s'humecta les lèvres par réflexe plus que par nécessité et regarda Lola droit dans les yeux) jusqu'à ce que je le voit dans vos mains hier à la librairie.

Lola ne répondit rien et encaissa la nouvelle un peu abasourdie par cette histoire. Elle sortit de sa léthargie quand Léa reprit la parole.

_J'avais déjà entendu un bout de cette histoire, on dit que cela s'est produit en 1816 mais que personne ne sais comment elle avait commencé ni comment elle avait fini alors comment sais-tu tout ça ?

_Il le sait parce qu'il y était.

Tous les regards se tournèrent vers Josh qui sirotait sa boisson en regardant les gens évolués dans la salle.

_Comment pouviez-vous y être, c'était il y a (Lola s'interrompit faisant rapidement le calcul dans sa tête).

_ Ça fait cent quatre-vingt-dix-sept ans.

Elle regarda Victor d'un air circonspect et se mit à marmonné.

_La vache ! Mais je ne vois toujours pas en quoi cela est un danger pour moi, si on fait taire la rousse il n'y aura plus que toi au courant et je serais tranquille. Et puis de toute façon je ne l'ai plus puisque je l'ai donné à Léa.

_Ce qu'il y a de dangereux c'est que si la rousse est dans le camp ennemi -ce qui est fort probable- tous les méchants vont savoir que vous l'avez et ils feront tout pour le reprendre (Josh fit une pause, prit une gorgé de sa boisson et termina) quitte à vous tuer s'il le faut.

Lola se laissa aller contre le dossier de sa chaise sous le regard inquiet de Léa. La soirée entre fille s'était transformée en soirée révélation ou comment vous dire que vous êtes en danger façon cours d'histoire. Léa lui prit la main et la serra doucement.

_Ça va ?

_Oui (elle lui adressa un pauvre sourire) tu me connais je suis solide ! Le temps que j'assimile et hop je suis repartie.

Léa ne répondit rien, pas très convaincue elle reporta son attention sur les deux policiers. Elle ne leur faisait pas confiance, malgré toute leur gentillesse apparente ils restaient des surnaturels.

_Votre petit discours bien préparé était super et merci pour le cours d'histoire mais il est hors de question que je vous remette le livre.

_Écoutez ce livre doit être placé sous bonne garde.

_La vôtre bien sûr ? (Léa lui jeta dédaigneux et continua d'un ton sec) Ce livre doit être détruit purement et simplement, même s'il y a dedans tout un tas d'informations qui pourrait servir je préfère encore le détruire plutôt que de risquer la vie de Lola ou la mienne juste pour un bout de papier.

_Ce livre est une relique, vous ne pouvez pas le détruire comme ça !

Josh frappa des mains sur la table, marquant son mécontentement. Tous les regards se tournèrent vers leur table et Victor claqua la langue, comme un avertissement. L'autre pris une grande inspiration et se rassit ne quittant pas Léa des yeux. Ils s'affrontèrent un moment du regard et elle reprit la parole, glaciale.

_On prend les paris ? Ne vous mettez pas en travers de ma route ou ça va mal aller !

Elle se leva et après un bref coup d’œil, Lola se redressa à son tour avec un petit sourire essayant de cacher son malaise autant que possible.

_Bon messieurs puisque la soirée ne me paraît pas très concluante, nous allons vous laisser la note après tout (elle tourna son regard vers le vampire) à votre âge vous devez connaître la galanterie non ?

Léa eut un petit rire satisfait et elles prirent le chemin de la sortie sous le regard médusé des deux hommes.


Les deux femmes pénétrèrent en riant dans l'appartement de Léa, cette dernière laissa Lola se mettre à l'aise dans le salon.

_Il va falloir qu'on discute quand même de ce qui s'est passé ce soir.

Lola grimaça en entendant la voix de Léa lui parvenir depuis la cuisine, la soirée avait beau s'être bien terminée elle n'allait pas pouvoir couper au discours « sécurité et blabla ».

Léa s'assit dans un fauteuil après avoir donné un verre de coca à son amie et elle resta immobile un moment, guettant une réaction. Lola soutint son regard durant quelques minutes.

_Bon, craqua-t-elle, vas-y crache le morceau.

_Je pense que tu devrais venir passé quelques jours à la maison, au moins le temps que les choses se tassent un peu.

_Ne sois pas si alarmiste.

_Non je suis réaliste. Si lui t'as retrouvé, la rouquine et ses copains aussi le peuvent ! Et les deux guignols ont au moins raison sur un point, tu dois en apprendre plus sur ce monde. Je t'y ai mêlé de façon indirecte en étant ton amie, tout est de ma faute. Si tu m'en veux, je le comprendrai parfaitement et je te laisserai tranquille.

Lola garda le silence pendant quelques secondes et Léa soutint son regard. Elle avait l'air de redouter autant que de désirer une réponse.

_Tu crois que depuis le temps que nous sommes amies toutes les deux tu ne pourrais pas me faire un peu plus confiance ? Je ne vais pas te lâcher maintenant, j'ai deux semaines de vacances donc tu auras deux semaines à me supporter.

Un grand sourire s’épanouit sur le visage de Léa, elle prit son amie dans ses bras. Lola gloussa un moment et Léa la tint à bout de bras par les épaules en la fixant droit dans les deux yeux.

_Interdiction de glousser, je déteste quand tu fais ça !

_Désolée.

Un frémissement parcourut la lèvre inférieure de Lola tandis qu'elle se retenait de glousser à nouveau, Léa pinça les lèvres et plissa les yeux, mais au bout de quelques secondes elle éclata de rire. Lola ne tarda pas à suivre, au bout de quelques minutes elles tentèrent de reprendre leur calme et Léa dû faire appel à tout son self contrôle pour essayer de s’arrêter.

Une fois leur souffle retrouvé, les deux amies se regardèrent en souriant.

_Même si tu restes chez moi reste sur tes gardes, tu me le promets ?

_Mais oui (Lola leva les yeux au ciel) je serais prudente et sage ! Bon tu m’excuses mais j'ai grand besoin d'une douche, tu n’aurais pas un pyjama à me prêter ?

_Tu sais où ils sont non ?

Lola s'étira et se dirigea vers la chambre attrapant une nuisette pliée sur une des étagères. Quitte à lui piquer une chemise de nuit autant en prendre une belle, se dit-elle avec un demi-sourire. Pendant que Lola prenait une douche, Léa était dans la cuisine et préparait, en fredonnant un air qui lui trottait en tête, deux chocolats chauds. Elle prit les deux tasses, passa au salon et elle alluma la télé. Au bout de dix minutes elle entendit le verrou de la salle de bain et Lola apparu dans l'encadrement de la porte, resserrant sur elle les pans d'un gilet.

_Ah ben ça va on ne se prive pas !

Léa toisa sa meilleure amie des pieds à la tête son regard passant de la veste à la chemise de nuit.

_Fallait pas me laisser choisir !

Lola lui tira la langue et s'affala à côté d'elle.

_Ce soir tu choisis le film (Léa s'enfonça dans le siège et rabattit une couverture sur ses jambes) j'ai la flemme de me lever.


Léa était concentrée sur le film, un thriller assez ennuyeux avec une intrigue mal ficelée. Soupira elle se frotta les yeux. Un sourire s'épanouit sur ses lèvres quand elle vit que Lola s'était endormie, un instant elle fut heureuse de la voir si paisible et insouciante. Elle avait toujours pensé pouvoir tenir ses proches à l'abri en les tenants à l'écart de sa « seconde vie ». On ne choisissait pas d'être chasseur de démons, on était désigné,. Une petite tache de naissance qui ressemblait à une croix surmontée d'un soleil tout à fait reconnaissable qui pouvait se trouver à n'importe quel endroit du corps. La sienne se trouvait sous son pied, pas très glamour mais au moins cela restait discret, garder l'anonymat pouvait lui sauver la vie. Au fur et à mesure qu'elle avait grandi, elle avait développé certaines capacités et avait appris à se battre très tôt, comme un sixième sens qui la guidait et l'aidait à prévoir chaque geste.

En grandissant elle s'était vite aperçue que cela la rendait différente, et elle s'était marginalisée et coupée de tous les autres enfants. Un jour, alors qu'elle devait avoir douze ans, une fillette qui lui ressemblait beaucoup avait été tuée. Quelques jours après le meurtre, elle avait rencontré le démon responsable de la mort de l'autre fille. Il l'avait confondue avec elle. Elle s'était sentie tellement coupable qu'elle avait aussitôt, dans un accès de rage, de peur et de culpabilité, mit fin à l'existence du démon. Elle avait compris ce jour-là que toute personne qui serait proche d'elle serait en danger. Elle avait décidé de ne plus laisser personne l'approcher. Comment aurait-elle pu laisser quelqu'un d'autre être en danger par sa faute parce qu'elle avait égoïstement peur de rester seule ?

C'était sans compter sur Lola, un sourire pensif parcourut ses lèvres alors qu'elle repensait à ce moment. Elle n'avait jamais compris pourquoi Lola s'était autant accrochée. Léa avait eu beau la rejeter de toutes ses forces, elle revenait chaque jour à la charge, l'apprivoisant petit à petit et cela faisait maintenant plus de dix ans qu'elle avait traversé sa carapace. Il avait fallu deux ans à Léa pour parler de son secret à Lola en espérant que celle-ci ne fuirait pas. Elle avait pensé la protéger en lui cachant certaines choses sur son rôle de chasseuse, elle s'était dit que cela empêcherait un nouveau drame. Après cette soirée elle comprenait son erreur. En lui dissimulant des choses elle ne lui donnait pas les outils qui la protégeraient. Le générique du film la tira de ses pensées et elle ôta la couverture de ses genoux.

N'ayant pas le courage de réveiller sa meilleure amie, elle alla dans sa chambre et ramena une couverture qu'elle étendit sur les jambes de son amie. Lola gémit dans son sommeil et se retourna en tirant la couverture. Léa pouffa silencieusement et fit un saut par la salle de bain avant de se rendre dans sa chambre. Elle soupira d'aise et quand sa tête toucha l'oreiller, s'endormit paisiblement.






























Chapitre 5.


Quand Léa entra dans la douche le lendemain matin, le sceptre occupait toutes ses pensées. Toute cette histoire autour du bouquin l'avait détourner de cette histoire et elle devait vraiment faire un point de la situation. Avec ce vol, l'expo était mal partie, dire qu'elle avait travaillé des mois là-dessus. Elle passa sa tête sous le jet d'eau et retraça mentalement tout ce dont elle arrivait à se rappeler. D'après toutes les histoires et légendes qui lui revenait en tête une chose était sûre : il était magique et elle devait absolument savoir de quelle magie il s'agissait. Elle attrapa son gel douche et se savonna consciencieusement toujours perdue dans ses pensées. Il ne faisait pas bon de réveiller n'importe quelle magie et se tromper pouvait avoir de graves conséquences aussi bien pour soi que pour les autres. Elle se rinça et éteignit l'eau avant de s'enrouler dans une serviette. Elle sortit de la salle de bain et respira une douce odeur de crêpes, se dépêchant de s'habiller elle arriva tout sourire dans le salon. Lola était assise sur le canapé en train de feuilleter l’encyclopédie, elle releva les yeux et lui fit un petit sourire avant de retourner à sa lecture après un petit bonjour.

_C'est moi où j'ai senti une petite odeur de crêpes.

_ En effet (Lola eut un petit sourire moqueur et continua après quelques secondes) J'en ai fait la dose je connais ton appétit dès le matin.

Léa lui tira la langue et fit mine de s'éloigner. Lola ferma le livre et le posa sur le canapé. Quand elle se redressa, elle sentit une pression sur son épaule et elle retomba sur le bord du fauteuil manquant de tomber à terre. Elle secoua la tête en voyant Léa repartir en ricanant vers la cuisine, quelle gamine ! Elles s’attablèrent toutes les deux devant l'îlot de la cuisine.

Après quelques minutes de discutions légères, Lola fini par poser la question qui lui trottait en tête depuis la veille :

_Que vas-t-on faire pour le livre ?

_Il va falloir qu'on le détruise...

Elle laissa sa phrase en suspens, chacune réfléchissant aux conséquences de cet acte. Cela viendrait à faire disparaître tellement de choses avec lui et surtout pour Léa un moyen de plus de protéger son amie. Ce fut Lola qui reprit la première la parole :

_Je voudrais le lire avant, cela me permettrait de mieux faire face à tout ça, savoir me permettrait d'anticipait et surtout de les reconnaître si nos chemins venait à se croiser.

Elle avait l'impression de demander la permission et elle n'aimait pas ça mais l'avis de son amie était important pour elle. Surtout à ce sujet.

_Je pense que c'est une bonne idée (Léa s'humecta les lèvres et continua), tu as une bonne mémoire et ce livre t'en apprendra plus en quelques jours que moi en plusieurs mois.

Elle songea un instant aux poils qui étaient toujours cachés dans son sac. Elle allait devoir chercher à quelle espèce ils appartenaient. Ses recherches commençaient mal, très mal, elle n'avait qu'un seul maigre indice et elle devait le retrouver au plus vite. Outre son côté magique, il avait beaucoup de valeur pour un revendeur d'art. En désespoir de cause, elle allait faire un maximum de recherche sur le sceptre espérant qu'en apprendre plus pourrait l'éclairer sur les motifs du vol -si motif magique il y avait bien sûr. Elle ouvrit une page internet et tapa « sceptre de Toutankhamon » en recherche et attendit les résultats, elle soupira devant la lenteur de l'engin. Enfin au bout de deux bonnes minutes les premiers liens s'affichèrent, beaucoup ne parlaient que du côté historique avec des descriptions succinctes, rien qui pouvait l’intéresser. Au bout d'une heure de recherche infructueuse elle s’apprêtait à renoncer quand Lola passa derrière elle et lui dit après avoir parcouru des yeux la page :

_Tu me laisse essayer ?

Léa lui laissa la place et son amie rajouta le mot « légende », plusieurs pages s'affichèrent parlant de pouvoirs et de morts et Lola commença à faire le tri. Elle trouva plusieurs sites dont un qui parlait des relations entre les objets magiques et la mythologie, le site - un blog - faisait pleins de liens avec l'ancienne Égypte et Lola cliqua sur l'article parlant du sceptre.

_Léa, cria-t-elle à son amie qui était dans sa chambre à la recherche de ses livres sur Toutankhamon, j'ai une réponse.

Les pas de son amie résonnèrent dans le couloir et s’arrêtèrent derrière elle, elle sentit son souffle lui effleurée l'épaule alors qu'elle se penchée pour parcourir le texte rapidement.

_Aurais-tu quelque chose sur les croyances et légende, la fiche que j'ai au boulot est assez courte et ne contient que des faits historiques qui tourne autour de Touthy ça à l'air de plaire aux touristes.

_Touthy ? La questionna Lola l'air perplexe et amusée.

_C'est le petit nom que nous donnons à notre momie, ça ne te plaît pas ?

_C'est...mignon.

Elle fit défiler l'article, s'arrêtant uniquement sur les gros titres jusqu'à celui qui l’intéressait, elle commença sa lecture :

_Ce sceptre aurait appartenu...Il fut perdu au Caire...Ah voilà ! A l'époque de l'ancienne Égypte, on prétend que ce sceptre n'aurait pas appartenu au pharaon lui-même mais à l'un de ses prêtres connu pour ses cultes à la magie. On prête à ce sceptre plusieurs pouvoirs dont celui de ramener les morts. A la mort du jeune pharaon, le prêtre due prendre la fuite, accusé d'avoir par la magie amené la maladie sur le jeune roi. Il fut tué au Caire et toute trace de cette histoire fut radiée par les historiens qui la trouvait trop fantasque pour être réelle, remettant en cause trop de choses.


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