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Mila et Laura : Deux filles, trois histoires lesbiennes

 

© 2017 par Foxglove Lee

 

Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite ou transmise sous quelque forme ou par quelque moyen, électronique ou mécanique, y compris la photocopie, l’enregistrement, ou par voie de stockage d'information et de recherche documentaire.

 

Ceci est une œuvre de fiction. Noms, lieux, personnages et incidents sont le produit de l'imagination de l'auteur. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou mortes, des organisations, des événements ou des lieux est purement fortuite.

 

Conception de la couverture © 2017 Foxglove Lee



Mila et Laura


Deux filles, trois histoires lesbiennes


de Foxglove Lee


Table des matières

  1. Je déteste l’amour

  2. La soirée de la domesticité

  3. Le mec dans la jupe



JE DÉTESTE L'AMOUR


Un conte de romance lesbienne



Laura laissa tomber son menton dans le berceau de ses mains. « Pouah! J’ai choisi pour. Qu'est-ce que t’as choisi, Mila? »

Mila cliqua ses dents. «Pour. Je déteste les débats. Je dois toujours faire le cas pour une opinion j’suis pas d'accorde avec. »

Joël, lui aussi, retourna vers son siège. « Vous êtes folles, les filles! Comment pouvez-vous ne pas être pour le jour de la Saint-Valentin?

— Moi, je le trouve stupide, déclara Laura.

— Euh, bon point, taquina Joël. Je suis tellement content de t’avoir sur mon équipe.

— T’es pour, aussi?» Mila demanda, en arrachant le petit morceau de papier de sa main. « Eh bien, au moins tu plaides en faveur de quelque chose en lequel tu crois réellement. »

Joël attrapa le bout de papier qu'il avait ramassé du chapeau de M. Godfrey. « Vous deux, vous êtes contre la Saint-Valentin parce que vous détestez l'amour ! »

Laura savait que Joël plaisantait, mais cette blague était comme un couteau dans son cœur. Elle ne pouvait pas croire à quelle vitesse les larmes ont jailli dans ses yeux. Elle ne voulait pas pleurer en classe, mais les larmes venaient.

Non !

Boulonnant de son pupitre, Laura marmonna « Salle de bain » à M. Godfrey et sortit.

Le moment où son pied franchit le seuil, les larmes coururent sur ses joues. Elle se sentait idiote. Ce ne fut pas elle. Elle ne fut pas une fille qui pleurait dans le couloir, mais Joël lui avait fait vraiment mal.

Le casier de Laura n’était pas loin de la classe. Elle passa la tête à l'intérieur, cherchant tout autour pour les tissus.

Quand la cloche sonna pour indiquer la fin de la journée, Laura se souvint qu’elle avait laissé ses livres sur son pupitre. Maintenant elle devait retourner à la salle de M. Godfrey ressemblant Rudolph le renne au nez rouge !

Elle attrapa son compact et essaya de tapoter assez de poudre pour couvrir les rougeurs.

La voix de Mila était incomparable. « Hé, toi! J'ai apporté tes livres. »

Laura ne sortit même pas de son casier. « Très bien, merci. »

Joël ouvrit son casier. «Qu’est qu’y a?

— Attends, tu pleures? » Mila ricana, puis couvrit sa bouche. « Désolé, chérie. Je n’savais pas qu’y avait de la place pour des larmes dans ce corps tout petit. »

Un flot de colère parcourut le corps tout petit de Laura. Avant qu'elle ne puisse s'empêcher, elle avait fracassé son casier fermé. « Eh bien je le fais, alors tais-toi ! »

Tout le couloir alla mort-tranquille.

Tout le monde la regardait.

Pourquoi avait-elle agi comme un monstre?

La tête de Laura bourdonnait pendant qu’elle arracha ses livres. Elle essaya de ne pas regarder dans les yeux de Mila si dur qu'elle finit par brosser le dos de sa main contre les seins de son amie.

Ce n’était qu’un accident, mais le contact choqua son corps.

Sa peau picotait pendant qu’elle courut à l’escalier.

Du haut, Laura regarda le flux d'étudiants. Dieu merci ce fut la fin de la journée. Si elle avait dû se rendre à classe, elle aurait voulu sauter.

Reposant ses livres contre la balustrade, Laura regarda sa main. Il ne semblait pas différent que d'habitude: doigts boudinés courts, vernis violet ébréché, ongles rongés jusqu'à l'os. Mais elle était différente. Incandescent ou quelque chose.

— Voyez Lau-rasant », déclara un gars. « Elle regarde sa main! »

Laura tourna au même moment ou un autre type vient de dire: «T’es drogué, Lau-ronflements? »

— Reine des glaces ! , un troisième type grogna.

Ils brossèrent tous par elle en riant.

Où devrait aller une fille quand chaque direction est la mauvaise direction?

Sans y penser, Laura leva la main à son nez et inspira profondément. Était-elle complètement fou, ou pourrait-elle sentir le corps de Mila sur sa peau? Les mangues et la vanille : tout c’que Laura aimait. Voilà comment sentait Mila.

Quelqu'un frappa la main de Laura contre son visage assez dur pour conduire la tête dans le mur. « Reine des glaces! »

Un choc de noir stria à travers le champ de vision de Laura. Elle ne savait même pas si ses yeux étaient ouverts ou fermés.

Au moment où la cage de l'escalier vint vaguement en vue, les foules dispersèrent. Elle ne savait pas qui l'avait frappé, mais la secousse avait laissé tomber ses livres de la balustrade. Ils avaient glissé dans les escaliers, tout le chemin à l'atterrissage, et Laura les ont suivis.

Mila et Joël regardaient à travers les portes vitrées. Quand Laura a pris les regards pitoyables sur leurs visages, elle se sentait imbécile. Ils avaient vu l’évènement entier?

Bizarre qu'ils ne demandaient pas si elle allait bien.

— Je suis partie sans mon sac à dos. Je l’ai laissé dans mon casier, » dit-elle, en marchant par eux et en espérant qu'ils ne suivraient pas… mais en sachant qu'ils le feraient.

— Ça va?, demanda Mila.

— Ouais, dit Joël.  Cette fille t’as frappé assez dur.

Laura toucha l'arrière de la tête, où elle avait claqué contre le mur. « Une fille? »

— T’as l'air déçu, déclara Joël avec un rire étouffé.  Euh, oui, c’était cette rousse Tracey avec les grands nichons. »

Mila frappa Joël dans le bras et ses seins bousculèrent avec le mouvement. Son chemise violet était serré et à coupe-bas, révélant son décolleté. Laura essaya de ne pas regarder, mais la croix d'or de Mila brillait comme le soleil sur sa peau brune, tentant l'œil de Laura dans cette zone de danger. De là, elle était transpercée.

— Peux-tu le croire?, demanda Mila.  Même les gars gais prennent compte des gros klaxons. »

La main de Laura palpitait. Elle dut la secouer à côté d'elle.

— Eh bien, désolé pour vivre!, déclara Joël. Mais si les seins sont à l’endroit, vous savez bien que je vais regarder.

— Tu regardes les mien?, demanda Mila.

Laura dut regarder loin de son amie. Elle enfouit sa tête dans son casier.

— Tout le temps!, cria Joël.

— Il le fait, déclara Laura. Tout le temps. »

Et si Joël regardait les seins, peut-être que tout le monde regardait les seins.

Peut-être que Laura n’était pas bizarre après tout. Peut-être que les gens étaient tous les bébés géants qui ne pouvaient pas résister à la vue des gros nichons.

Cela n'expliquait pas pourquoi sa main était chaude comme l'enfer, cependant.

Saisissant son manteau de son casier, Laura enfila puis traîna son sac jusqu'à son dos. Un de ces jours, sa colonne vertébrale allait crouler sous le poids.

Pendant qu’elle ajustait ses bretelles sur ses épaules, son regard rencontra accidentellement celle de Mila. Dans cette seconde, elle vit plus c’qu'elle voulait.

Mila regarda rapidement à Joël et demanda: «Tu viens chez moi pour nous enseigner le vrai sens de la Saint-Valentin ? On doit préparer pour le débat demain.

— Désolé, peux pas!, dit Joël, narguant. Je vais saluer la Saint-Valentin avec mon papa-gâteau Stan!

— Je déteste ce type, déclara Laura. Pourquoi veux-tu sortir avec lui?

— Il est un pédophile total», Mila convenu. Elle ne cessait de parler alors qu'elle ouvrait son casier et sortit son manteau. « Il est, quoi, quatre-vingt ans ? Tu ne peux pas connecter avec quelqu'un qui est né au moins dans la même décennie que nous autres?

— Il perd ses cheveux, » Laura ajouta comme elle zippait son manteau.

Les sourcils de Joël arquaient vers le bas au milieu. « Tais-toi. C’est pas le cas. »

Laura rigola. « Il le perd à l'arrière !

— Et à l'avant, Mila cria à travers le couloir.  Je parie qu'il a la dysfonction érectile. Il a besoin d'une petite pilule bleue pour se branler? 

— Va te faire foutre ! », cria Joël. Ses bottes crissèrent comme il se retourna ... et se trouva face à face avec M. Godfrey.

— 15h40, dit leur prof.  Pourquoi êtes-vous encore là?

— Je m’en vais», dit Joël, puis se tourna rapidement. « Ces deux détestent tellement l’amour qu’elles ne peuvent supporter un ami heureux! »

Joël s’enfuit dans l’escalier.

La porte claqua derrière lui.

M. Godfrey se tenait au milieu du couloir avec son pantalon en velours niché dans ses bottes d'hiver.

Laura regardait à l'endroit Joël avait occupé. Elle et Mila l’avait vraiment fait du mal. Même si elle avait voulu dire chaque mot, elle se sentait mal.

— Mesdames, déclara M. Godfrey.

— Oui, nous allons, Mila marmonna en marchant vers l'escalier.

— Un instant, s'il vous plaît. » Il tendit la main pour les escorter dans la salle de classe. «Je voudrais un mot, si cela vous convient. »

L'estomac de Laura a chuté. «Nous ne faisons rien de mal.

— Oui, je sais.»

M. Godfrey piétina dans sa salle de classe. Ses bottes avaient l'air d’être des années 1970. Ils grinçaient contre le sol à chaque mouvement. Normalement, Mila aurait ri derrière son dos, mais même elle se tut.

Laura ne savait pas quoi dire, alors elle n’a rien dit.

— Je sais que cela est un sujet sensible et vous êtes enclin à ressentir une certaine loyauté envers votre ami, mais un enseignant a de la responsabilité ...» M. Godfrey passa sa main dans sa barbe grisonnante avant de dire: «Nous avons une responsabilité légale de signaler ces spéculations au services sociaux. »

M. Godfrey semblait vraiment mal à l'aise. Laura voulait regarder Mila, mais Mila se tenait derrière elle et elle ne pouvait se déplacer.

— Je ne pouvais m’empêcher d'entendre votre ... euh, votre conversation avec Joël. Corrigez-moi si je me trompe, mais on dirait que votre ami est impliqué dans un ... euh, une relation intime avec un ... euh, quelqu’un de plus âgé?

— Vous n’aimez pas Joël parce qu'il est gay!, dit Mila, si brusquement que Laura sauta.

— Non, non, je vous assure, Mlle Ngatu, ce n’est pas du tout le cas.» Les yeux de M. Godfrey avaient l'air fatigués. Laura se sentait désolé pour lui. «Il est l'obligation légale d'un enseignant à signaler tous soupçons d'agression ou d'abus au services sociaux. Il n’est pas un choix, vous voyez. Joël est un mineur. J’enfreindrais la loi si je ne signalais pas ce que je viens d'entendre.

— Cela, c’est vrai», déclara Laura, en se tournant vers Mila. « Tout le monde qui travaille avec les enfants doivent rapporter des choses comme ça »

L’expression dur de Mila tomba, et Laura pouvait voir la panique dans ses yeux.

— On lui taquinait », dit Mila, jouant avec la croix autour de son cou, l’appuyant fort contre sa peau. « Il sort avec ce mec dont il travaille avec… à temps partiel… au cinéma. Il n’est pas vraiment vieux, ce mec-là. Il n’est que dix-sept ans. Nous n'aimons pas le gars, voilà tout. »

M. Godfrey considéra les deux filles. Son regard doux se déplaça entre eux comme des ailes.

— Désolé que nous vous ayons inquiété, déclara Laura.  Joël, lui, c’est notre ami, mais nous aimons le taquiner. C'est tout.

— C'est tout?, demanda M. Godfrey.  Vous me jurez : ce n’était qu’une blague? »

Il regarda vers Laura sans bouger, sans même clignoter.

Laura acquiesça rapidement pendant que Mila dit: «Nous vous le jurons, monsieur Godfrey. On peut y aller maintenant ? Pour commencer nos devoirs? »

Mila tira sur le bras de Laura avant que M. Godfrey ait même déclaré : «Je vous remercie pour votre temps, mesdames.

— Seigneur, Laura gémit quand elles sont arrivées dans l’escalier. Je crois que je vais vomir.

— Pas sur moi, j’espère. » Mila zippa sa veste d'une main et tira Laura avec l’autre. « Cela a été sérieusement pas bon! »

Au fond de l’escalier, Laura éclata à travers les portes et sortit dans l'après-midi mi-Février. «Ma tante travaille dans une garderie, et cet règlement en va de même pour eux. Si elle pense qu’un enfant est victime d'abus, elle doit appeler les services sociaux.

— Mais nous ne sommes pas enfants», dit Mila, en ajustant son sac à dos sur ses épaules. « C’est pas leurs affaires c’que nous faisons.

— D’accord. »

Lorsque Laura imagina Stan en train de faire toutes sortes de choses désagréables à l'un de ses meilleurs amis, elle frissonna. Elle n'était pas du même avis avec Mila, pas complètement, mais elle ne voulait pas discuter. Pauvre M. Godfrey ! Les croyait-il vraiment, ou allait-il appeler aux services sociaux après tout? Terrible, si Joël aurait dû souffrir une enquête juste parce qu'il avait couché avec un vieil homme. N’est-ce pas le choix de Joël, s’il voulait baiser Stan ou non?

— On y va chez toi?, Laura demanda, en essayant de secouer Joël de sa tête.

— J'ai pensé ainsi. Pourquoi ? Tu veux aller chez toi?

— Non, non.

L'appartement que Mila partageait avec son père ne fut pas le plus chic, mais Laura aimait y aller. Le père de Mila travaillait le quart de nuit dans une usine de biscuits, donc il y avait toujours beaucoup de friandises.

C’est quoi ça?, demanda Laura en indiquant les sacs de biscuits cassés.

— Ce sont les gaufrettes à la vanille. » Mila poussa un autre sac dans la direction de Laura. « Mais celles-ci, voyons, celles-ci sont enrobées du chocolat !

— Ah, mon favori !

Mila alluma la télévision, et elles détendirent complètement avant de commencer les devoirs. Laura ne pouvait croire comment rapidement le temps passait quand sa mère appela à 18h15.


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