Excerpt for Love Hurts by , available in its entirety at Smashwords

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Anna Hines

LOVE HURTS

Recueil

















Cet ebook a été publié sur amazon.com



© Anna Hines, 2017


Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

L’auteur est seul propriétaire des droits et responsable du contenu de cet ebook.





















Ce recueil a été publié une première fois sur le site fanfiction.net sous les titres :

Frustration

Pour 1500$

Escape from Heaven

Sous le pseudonyme d’idiot-lamb

REMERCIEMENTS



Les lectrices et lecteurs qui m’accompagnent sur FF depuis des années, vous êtes d’admirables personnes. Vos encouragements m’ont incroyablement soutenu et m’ont aidé à progresser.


Sophie et Lara, vous avez été d’une grande aide pour deux de ces histoires.


Aux nouveaux lecteurs de ce recueil, merci de participer à l’élaboration de mes projets littéraires.

NOTE DE L’AUTEUR


Ces trois histoires sont très différentes les unes des autres.

Je tiens à signaler qu’il ne s’agit pas de faire l’apologie de situation aussi dramatique et horrible que la prostitution étudiante.

Les thèmes abordés ne servent que la fiction et j’espère que la lecture vous plaira.


FRUSTRATION




J'arpentais les couloirs du conservatoire de Seattle de long en large depuis une heure. Impossible de calmer la tension et le stress qui me tenaillaient le ventre. Cette journée était trop importante pour que je me concentre sur autre chose. Comprendre : mon excitation galopante depuis la veille.



Si la possibilité m'était donnée d'avoir Gabriella dans mes bras, je l’aurais baisée tellement fort qu'elle en aurait oublié son nom. Sauf que voilà, ma belle était à Modesto, chez belle-maman, sans moi et elle me faisait payer mon absence depuis deux semaines !


DEUX SEMAINES ! En sachant que depuis deux ans, on faisait l'amour à tout va. L'abstinence était brutale.


« Tu as 26 ans, tu vas dans les toilettes, tu penses à son joli p'tit cul et tu te branles !».


Mes lèvres se pincèrent, mon sexe en frétillait presque à cette pensée obscène. Je pourrai le faire, j'en avais envie et j'avais assez de photos compromettantes d'elle dans mon Iphone pour pouvoir rendre ce moment solitaire merveilleux.


Toutefois, c'était d'elle dont j'avais besoin, ma copine, pas une photo.


« Elle est à Modesto, tu penses que tu peux avoir un avion, la vénérer comme une déesse et revenir avant 11 heures pour le solo le plus important de ta carrière ? »


La frustration qui me saisit m'embrasa de colère, j'envoyais valser d'un coup de pied un présentoir de l'accueil.


« Deux semaines ! La garce ! Je la déteste ! Je l'aime ! J'crois que je vais pleurer. »


Aux grands maux les grands moyens, je me ruais dans les toilettes du deuxième étage, en courant dans les escaliers, le rouge aux joues, le souffle déjà court par anticipation.


Je m'enfermais dans la dernière cabine et composais son numéro fiévreusement. La bosse dans mon jean se réveilla de plus belle, c'était un supplice de la sentir et de devoir attendre.


« Allo » répondit-elle juste avant que son répondeur ne s'enclenche. Qu'elle m'ait fait patienter me rendait fou.


« J'ai besoin de toi bébé. »


Je ne reconnus même pas ma voix, si lourde, si… perverse.


« C'est-à-dire ? » s'amusa-t-elle en prenant un ton sauvage et taquin.


Je déglutis avec peine, ouvrant les boutons de mon jean, libérant avec délice mon chibre si tourmenté.


« J'ai envie de toi maintenant, j'en peux plus, je t'en prie. »


La supplier n'avait pas été dans mes plans, toutefois, il fallait que je fasse quelque chose,

n'importe quoi pour qu'elle accepte de me satisfaire.


Un petit rire s'éleva, je vis rouge dans la seconde.


« Toi, la prochaine fois que je t'ai sous la main, tu auras des courbatures pendant trois semaines ! » lui promis-je mentalement.


« Où es-tu mon amour ? » me demanda-t-elle avec gourmandise.


« DEUX SEMAINES ! » m'égosillai-je sans pouvoir me contenir. « Je suis au conservatoire » réussis-je à me reprendre non sans mal.


Je passais ma main avec force sur mon érection, l'entendre, c'était presque comme la sentir contre moi, sa petite bouche le parcourant sur toute sa longueur, sa langue le dégustant.


« On fait ça à ma façon Aidan » m'ordonna-t-elle, j'acquiesçais derechef.


A ta façon, à la façon de n'importe qui, j'étais tellement excité que je prendrai n'importe quoi.


« Enlève ton jean et ton boxer. »


Je m'exécutais dans la seconde, commençant par la même à me caresser franchement, sans pudeur.


Elle poussa un soupir de contentement.


« Ouvre ta chemise. »


A votre ordre madame eussé-je presque envie de lui répondre. Je me retins, délaissant mon sexe pour défaire ces putains de boutons de merde qui me donnaient du fil à retordre.


Après de trop longues secondes à retenir un souffle quasi inexistant, je lui annonçais que mon office était fait.


« Commence à te caresser. De tes deux mains ! » m'obligea-t-elle.


A contrecœur, je quittais ma longueur bouillante pour faire parcourir à mes mains, un chemin rapide de ma gorge à mon entrejambe.


« Tu prends ton temps, tu ne vas pas jouir avant que je ne l’aie décidé ».


« Gaby » grognai-je en la suppliant.


« A ma façon Aidan ! »


Putain, elle aurait ma peau. Je recommençais les caresses, fermant les yeux pour ne voir qu'elle. Ses petites mains sur ma gorge, ses ongles sur mes pectoraux, sa langue le long de mon abdomen, sa langue autour de mon gland.


« Merde Aidan tu t'égares ! » me repris-je.


« Prends tes pointes entre tes doigts, pince-les » murmura-t-elle la voix suave.


Nous n'avions jamais été dans ce type d'ébat. Je la mordillais, mais gentiment, la douleur n'avait pas de place dans notre lit. Pourtant, à la première pression, une décharge s'évacua de mes tétons meurtris et se répercuta avec délice sur mon chibre en fête.

J'avais mal, mais rien d'insurmontable et tellement excitant.


« Encore » exigea-t-elle.


J'appuyais un peu plus fort, les tirant, je retenais dans ma gorge le plus gros de mon plaisir.


« Bébé… j't'en supplie… »


« Descends tes mains le long de ton ventre, doucement, mes mains ne vont pas plus vite, elles te découvrent avec envie. »


Cette douceur après le traitement précédent était frustrante. Mes doigts se logèrent sur mes hanches, sans les contrôler, elles se mirent à onduler. Ma peau à cet endroit était si douce, si fine, je ressentais les choses avec tellement de précision que je serrais les cuisses pour contenir mon orgasme. J'allais venir, j'étais déjà au bord du gouffre et cet abyme m'appelait rapidement.


« Enroule tes doigts sur ta queue Aidan ».


Un sursaut m'anima, venait-elle vraiment de m'autoriser à me masturber ? Ma main m'étreignit fortement, deux ou trois va-et-vient et je me déverserai intégralement.


« Tu vas arrêter tout de suite ! » me cria-t-elle.


« Arrêter quoi mon cœur ? » questionnai-je en haletant car ma main diminua son intensité mais pas ses gestes.


« D'aller aussi vite ! Je t'entends souffler comme un bœuf. Tu vas prendre ton temps. Ma langue est discrète, tu la sens à peine ».


SA LANGUE ! Putain, deux semaines !


Je ralentis en m'exaspérant de cette lenteur. Soudain un fait me frappa.


« Et toi ? Tu fais quoi bébé ? »


« Je suis allongée sur mon lit et je donne les ordres au plus excitant des soumis ».


Soumis ! Elle m'avait appelé soumis ! Oups ça montait de plus en plus, comment cette idée pouvait-elle me ravager autant ?


« Est-ce que… Tu te touches ? »


Son rire m'amena proche de la jouissance. J'aimais ce son, le naturel qui en découlait, l'éclat de son regard. Putain j'aimais tout d'elle.


« Oui, même si je préférerai me concentrer sur toi. Ta voix me fait tellement d'effet… »


« Ta voix aussi me fait de l'effet » pour accompagner ma parole, je serrais mon sexe, il perla, je criais faiblement.


« Accélère Aidan, mais n'oublie pas que tu dois te retenir jusqu'à ce que je t'autorise à jouir ! »


Je crois que j'allais faire un coma si elle poursuivait dans cette voie, tellement bandante, tellement coquine, l'air floridien l'avait changée.


« J'aimerai que tu me voies maintenant. Le dos contre le mur, mes jambes repliées et écartées. Mes doigts qui s'amusent sur ma peau… »

« Gaby, je t'en prie, maintenant, je sens que ça vient maintenant. »


A me faire accélérer ainsi, je ne pourrai pas satisfaire son ordre. J'allais éjaculer, je ne savais pas comment j'avais pu tenir jusqu'à maintenant.


« NON ! » ordonna-t-elle d'une voix si impérieuse, si lourde, une voix de dominatrice.



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