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Montée -Leçon 3 Les Préparatifs en Vue de L'Exode

par Marcel Gervais, archevêque émérite du diocèse d'Ottawa, Canada

Nihil obstat: Michael T. Ryan, B.A., M. A., Ph.D.

Imprimatur: + John M. Sherlock, évêque de London

London 31 Mars, 1980

Le contenu de ce livre a été publié la première fois en 1977 dans le cadre de la série Journey par les Programmes d'études de la foi catholique et est maintenant réédité en Smashwords par les Publications d'Emmaüs, Ottawa, ON, Canada sur Smashwords

Couverture: "L'Ange de Yahvé se manifesta à lui sous forme d'une flamme de feu jaissant au milieu d'un buisson." ex. 3,2© Programmes d'études de la foi catholique, une division du Centre international d'éducation religieuse 1977. Reproduction dans tout ou partie est interdite.

Les Préparatifs en Vue de L'Exode

Contenu

1 L'Oppression en Égypte

2 Le Chef et le Seigneur

3 La Pâque

4 L'Enseignement de l'Église sur la Bible

Appendice

Corrigé des exercices pratiques

Test

Corrigé du test

Recommandations pour la réunion de groupe

Psaume 103

Psaume festif de louange et d'action de grâce pour la tendre compassion de Dieu vis-à-vis des individus et du peuple. Vraisemblablement écrit après l'Exil, il bénit Dieu pour avoir montré la douceur d'un père pendant toute l'histoire d'Israël.

Le motif de l'Exode apparaît aux vv. 6 et 7. Comparer le v. 8 avec Ex 34,5-9, surtout 34,6.

Remarquer le modèle: Israël est opprimé. Le Seigneur fait preuve de pitié et le délivre. Le peuple déborde de gratitude et d'amour. C'est le modèle de toute l'histoire du peuple de Dieu, et c'est ce qui fait de ce psaume nôtre propre prière.

Objectif de Décrire la toile de fond de l'Exode: l'oppression en Égypte, la préparation d'un chef et les la leçon fêtes devant commémorer la délivrance.

1 L'Oppression en Égypte

Objectif Décrire la situation en Égypte qui dénonçait le besoin de délivrance.

Un peu d'histoire

La prospérité des descendants de Jacob en Égypte se situe le plus vraisemblablement pendant la période de la domination Hyksos. Les Hyksos étaient probablement originaires de la région du sud de la Syrie et de Canaan et il y a des chances qu'ils aient accueilli et même favorisé les étrangers, pendant leur occupation de l'Égypte. Leur domination commença vers 1720 av. J.C. Les Égyptiens finirent par réussir à renverser leurs souverains étrangers et à établir à nouveau leur propre domination aux alentours de 1550 av. J.C. La fin de la domination Hyksos pourrait aussi être la fin de la vie paisible des fils de Jacob et le commencement de leurs ennuis sous un Pharaon "pour qui Joseph était un inconnu". Nous ne savons pas combien de temps durèrent l'esclavage et la persécution des fils de Jacob. Peut-être très longtemps. Exode 1-11 parle du travail forcé infligé aux Hébreux pour la construction des cités-entrepôts de Pithom et Ramsès. D'après ce que les archéologues et les historiens peuvent déterminer, ces cités du delta auraient été construites sous Ramsès ll (1290-1224).

Les périodes d'oppression acharnée décrites dans l'Exode se situent le plus vraisemblablement au début du 13e siècle (env. 1290-1250 av. J.C.).

Personnages tirés d'une ancienne peinture égyptienne et montrant des esclaves (et leur chef de corvée) au travail.

Commentaire

Le récit biblique de la vocation d'Abraham et de la promesse qui lui est faite ainsi qu'à ses successeurs (les patriarches), que rapporte Gn 12-50, constitue un prologue à l'histoire de l'Exode. Les premiers versets du Livre de l'Exode continuent la description et constituent la toile de fond pour l'entrée de Dieu dans l'histoire.

Lecture: Exode 1 ,1-7

Ce court passage décrit la prospérité des enfants d'Israël en Égypte. Dieu a réalisé sa Promesse de donner à Abraham une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel ou que les grains de sable sur la plage (cf. Gn 22,17; 12,2; 17,6; 35,11; etc.). Cependant, de peur qu'Israël ne devienne prétentieux à cause des bénédictions du Seigneur, le passage continue en décrivant un changement subit.

Lecture: Exode 1. 8-22

Note: (voir aussi Ex 5,6 - 6,1)

Avec l'accession au pouvoir d'un nouveau roi, Israël se trouve pris au piège dans les injustices de la société égyptienne inhumaine, décrites dans la conclusion de la 2e leçon (cf. Gn 41,33-49; 47,13-26). Une bureaucratie cruelle et injuste a réduit les Hébreux en esclavage. Bien que le fait d'avoir plongé ses racines dans l'esclavage ne soit guère le genre de tradition dont une nation se vanterait, le peuple rappelait souvent cette période d'esclavage honteux. Le souvenir de leur délivrance, qui ne comprenait aucun héroïsme de leur part, les remplissait de fierté.

Exercice pratique

1 Décrire les réactions de Pharaon (Ex 1,8-22) devant la prospérité des Israélites en Égypte

Le Chef et le Seigneur

Objectif Donner un aperçu de la façon dont Dieu prépare le chef à sa mission de délivrance (Ex 2,1 - 3,20).

Dieu a commencé les préparatifs de l'Exode lentement. Grâce au travail caché de sa providence, il a choisi un chef et l'a préparé en vue de la tâche à accomplir. Finalement, il s'introduit de façon spectaculaire dans la vie du chef et lui donne une mission.

Le récit de l'enfance

Objectif 2.1 Décrire comment Dieu prépare le chef dès sa tendre enfance.

Dans la Bible, les récits d'enfance ont un caractère qui leur est propre; ils servent à introduire le lecteur à la vie d'un grand personnage. Ils ont habituellement un style populaire et attachant, et le lecteur attentif peut y trouver des allusions à ce qui se passera dans la vie du personnage en question. (Pouvez-vous trouver des allusions à de futurs événements de la vie de Moïse dans ce passage?)

Lecture: Exode 2,1-10

Dans ces quelques versets, l'écrivain montre déjà au lecteur que Dieu emploie nettement des moyens cachés pour ses préparatifs en vue de l'Exode. Parfois le salut de Dieu vient de sources très invraisemblables comme les deux sages-femmes de la fille de Pharaon. Moïse est préparé à être celui qui pourra parler au Pharaon et celui qui pourra avoir de la compassion pour ses compatriotes.

Son nom, Moïse, est la forme abrégée d'un nom égyptien et veut dire "fils de" ou "né de". Mais les auteurs sacrés aiment donner une explication populaire aux noms de personnes. Habituellement, ils jouent sur le son du nom. "Moise", en hébreu "Mosheh", sonne comme "mashah", qui veut dire "faire sortir" et est une explication qui convient bien pour le nom de celui que l'on a "fait sortir" des eaux et qui a "fait sortir" le peuple d'Égypte.

Exercice pratique

2. Quel trait principal dans le récit de l'enfance montre que Dieu prépare Moïse dès l'enfance à être un chef? (Une ou deux phrases suffiront.)

Moïse devient de plus en plus somme le Seigneur

Objectif 2.2 Décrire comment Moïse fait l'expérience de l'oppression de son peuple.

Lecture: Exode 2,11-22

Sans savoir ce qui lui arrive, Moïse est en train d'acquérir une sensibilité aux souffrances de son peuple. Il commence à voir et à entendre ce que Dieu voit et entend (3,7). Cependant, Moïse n'a pas encore fait l'expérience de la grandeur du plan de Dieu et n'a pas encore non plus reçu sa mission, aussi réagit-il avec colère et violence, ne voyant aucune solution totale ou à long terme à l'oppression de son peuple.

Craignant pour sa vie, Moïse s'enfuit dans le désert. Du fait que sa vie est menacée et qu'il vit en étranger parmi les Midianites, Moïse éprouve dans sa propre vie les conditions de son peuple. Il est personnellement uni à leurs souffrances. Sa fuite dans le désert préfigure la leur.

Exercice pratique

Quels événements conduisent Moïse à faire l'expérience de l'oppression de son peuple? (Deux phrases suffiront.)

Dieu se souvient de sa promesse

Objectif 2.3 Décrire la réponse de Dieu aux cris des opprimés en Égypte. Lecture Exode 2,23-25

Tandis que Moïse est dans le désert, le SEIGNEUR entend les cris des opprimés en Égypte. Ces quelques versets, peut-être empruntés à la liturgie juive, expriment les lamentations des opprimés, beaucoup comme le font les psaumes de lamentation. Le SEIGNEUR entendra leur cri de douleur, mais il convient de noter que l'auteur sacré ne dit pas que le peuple dirige ses lamentations vers Dieu. L'irruption du SEIGNEUR dans l'histoire est ainsi pur don, provoqué non par les mérites du peuple ou par ses prières à Dieu, mais par sa seule misère. Le SEIGNEUR se souvient de sa promesse et vient à l'aide du peuple. Il commence les préparatifs en vue de l'Exode en appelant Moïse.

Exercice pratique

4 Quelle est la réponse de Dieu aux cris des opprimés en Égypte? (Une phrase suffira.)

Moïse fait l'expérience du mystère de Dieu

Objectif 2.4 Décrire la manière dont Dieu se révèle à Moïse.

Le mystère s'exprime le mieux par des images. La vraie réponse au mystère de Dieu est l'effroi et l'admiration, la fascination et la crainte. La poésie et les images communiquent cela mieux que des idées claires et une prose scientifique.

Il convient de noter que le buisson qui brûle et ne se consume pas n'est jamais expliqué. Dieu, qui est au-delà de toute compréhension, se révèle lui-même à Moïse comme le Dieu des pères. Moïse est attiré vers Dieu et le craint; Dieu le prépare à l'obéissance.

Lecture: Exode 3,1-6

Exercice pratique

Pourquoi l'auteur sacré recourt-il au "buisson ardent" pour décrire la façon dont Dieu se révèle à Moïse?

La Vocation de Moïse

Objectif 2.5 Décrire la motivation et la tâche fondamentales de la vocation de Moïse. Lecture Exode 3,7.-12

Quiconque a une expérience du vrai Dieu reçoit une tâche. Le vrai Dieu est actif. Dieu ne se révèle pas à nous pour nous distraire. Il ne se fait pas connaître simplement pour nous émouvoir. Le connaître, c'est travailler avec lui. Vocation veut dire mission; être appelé, c'est être envoyé. Moïse (à son grand étonnement) découvre que le Dieu des pères, qui a semblé si inactif, voit lui aussi la misère de ses compatriotes et veut les libérer. Avec cette nouvelle connaissance de Dieu vient la vocation de travailler avec lui. Moïse a une réaction typique: il se sent incapable. En réponse à ses objections, Dieu le rassure: "Je suis avec toi." La preuve que Dieu est avec lui ne sera claire que lorsque sa tâche sera accomplie. Comme Abraham, Moïse doit marcher dans la foi.

Exercices pratiques

6 En une phrase, décrire la situation qui incite Dieu à appeler Moïse.

7 En une phrase, décrire la principale tâche assignée par Dieu à Moïse.

Dieu révèle Son Nom

Objectif 2.6 Énumérer les significations possibles du nom de Dieu.

Lecture: Exode 3,13-15

Le peuple de Dieu avait un nom personnel pour Dieu. C'était le nom propre de leur Dieu par opposition au Dieu des autres nations, et c'était un nom spécial différent du nom général

"El" ou "Elohim", que nous pouvons traduire simplement par "Dieu".

Nous ne savons plus exactement comment prononcer ce nom propre de Dieu. Par révérence pour la grande sainteté de son Nom, le peuple arrêta de le prononcer entre 400 et 200 av. J.C. Puisque l'hébreu s'écrivait avec des consonnes, en omettant la plupart des voyelles des mots, les seules parties vraiment certaines du Nom de Dieu en sont les consonnes. Par manque d'usage, les voyelles ont été oubliées. Nous savons donc que les quatre consonnes du Nom sacré sont J, H, V, H (plus exactement transcrites en français par Y, H, V, H). Un grand nombre de spécialistes croient que les voyelles originales étaient "a" et "e", ce qui nous donne Jahveh ou Yahveh. (Voir Appendice: Yahveh, Jéhovah, Seigneur.) Cette prononciation est une hypothèse savante, mais rien de plus.

Quelle que soit l'incertitude de la prononciation du Nom sacré, il est tout à fait clair qu'il est associé à Moïse et à l'Exode. En plaçant la révélation du Nom ici en Ex 3, dans le contexte de la vocation de Moïse de sauver le peuple, les auteurs sacrés veulent associer le Nom de Dieu à la manifestation de sa puissance dans l'Exode. C'est le haut fait par lequel Dieu se fit connaître de son peuple. Par l'Exode il s'est révélé lui-même, c'est-à-dire qu'Il leur a donné son Nom. En Ex 3,15, on nous dit que le Nom sous lequel Dieu doit être connu est YHVH (Yahveh). Dans le verset précédent, nous avons une paraphrase du Nom, "Je suis celui qui suis". Cette traduction littérale peut être interprétée: "Je suis qui je suis, et tu n'as rien besoin de savoir de plus". En d'autres termes, cette phrase peut être prise comme un refus de donner son Nom à Moïse. Bien que possible, cette interprétation n'est pas complètement satisfaisante car au y. 15 Dieu dit qu'il faut l'appeler Yahveh. Il donne à Moïse un nom par lequel l'appeler, aussi la paraphrase ne peut-elle simplement indiquer un refus.

Aussi devons-nous regarder à nouveau l'expression "Je suis celui qui suis." Elle se compose de deux formes identiques du verbe "être" à la première personne du singulier, liées entre elles par un pronom qui peut se traduire par "qui", "celui qui", "ce qui". Le verbe "être" peut être beaucoup plus fort en hébreu qu'il est généralement en français. En hébreu, "être" a très souvent un sens actif, dynamique. Il a très rarement la signification abstraite que nous donnons au verbe "être" quand nous l'utilisons pour constater la simple existence. A partir de cela, les interprétations possibles de l'expression "Je suis celui qui suis" sont presque innombrables.

"Je serai celui que je serai", voulant dire que Moïse saura qui Dieu est vraiment et connaîtra donc son Nom après l'Exode.

"Je fais exister ce que je fais exister." Ici, le verbe ale sens de "causer", "faire être", "faire arriver". Dieu se décrirait lui-même comme puissant puisqu'il donne l'existence à ce qu'il veut. Cela suggérerait que Dieu est créateur, surtout Créateur de son peuple.

"Je suis celui qui est", voulant dire, Je suis celui qui est présent, non pas comme un spectateur, mais d'une présence empreinte de puissance, c'est-à-dire présent et actif pour sauver son peuple. Au verset 12, Dieu dit: "Je serai avec toi", et le verbe hébreu utilisé est à la même forme que dans "Je suis celui qui suis".

"Je suis l'Existant" ou "Je suis celui qui existe". Le sens ici est légèrement plus abstrait, mais il comprend ce qui a été dit de l'interprétation précédente. Dieu, et lui seul, est celui qui a la plénitude de l'existence, avec toute la puissance de salut, la fidélité inébranlable et la présence incontestable qu'implique l'existence divine. Les traducteurs grecs de cette expression l'ont rendue dans ce sens-là, "Je suis l'Existant."

Toutes ces interprétations sont possibles. On pourrait en donner beaucoup. Les deux dernières, toutefois, semblent les plus vraisemblables. Ce serait une erreur de notre part d'exclure complètement les autres, elles enrichissent notre compréhension du Nom.

Même en le révélant, Dieu enveloppe son nom de mystère. Puisque le mystère est ce qui offre l'espoir de découvertes illimitées, il convient tout à fait que le Nom de Dieu semble offrir d'innombrables possibilités à l'esprit humain. Dieu ne peut pas être défini, pas plus que son Nom. Il est également tout à fait approprié que la révélation du Nom de Dieu ait pour toile de fond ce mystère inexpliqué qu'est le buisson ardent qui n'est pas consumé.

Exercice pratique

8 Énumérez trois significations possibles de l'expression "Je suis celui qui suis.'

Signes et prodiges

Nous ne vous demandons pas de lire les chapitres 4 à 11 qui racontent dans un style populaire les dix plaies que Dieu a envoyées en Égypte: l'eau changée en sang, les grenouilles, les moustiques, les taons, la mortalité du bétail, les ulcères, la grêle, les sauterelles, les ténèbres, la mort des premiers-nés. Le rôle principal que jouent ces signes et prodiges — le texte lui-même emploie rarement le mot "plaie" — qui forme un tout, est d'accroître le suspense jusqu'au miracle vraiment extraordinaire de l'Exode lui-même. Ils illustrent aussi la lutte continuelle entre le SEIGNEUR de justice et le Pharaon fier et têtu qui durcit son cœur même devant de tels prodiges.

La plupart des plaies représentent la forme aggravée des désastres connus en Égypte. La dixième constitue un fondement à la tradition du "rachat des premiers-nés". Puisqu'il reconnaissait la vie comme un don de Dieu, le peuple lui consacrait ses fils premiers-nés (et les prémices de la moisson). Avec l'Exode, Israël avait une raison nouvelle et plus grande d'honorer cette coutume qui était considérée comme une réponse de gratitude pour la protection contre la dixième plaie.

3 La Pâque

Célébration de la liberté

Objectif Décrire la célébration de la Pâque et la fête des Azymes commémorant la délivrance d'Égypte.

La dixième plaie a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Pharaon se laissa fléchir et les Hébreux se préparèrent à partir. La nuit de leur départ, ils célébrèrent une "Pâque" (passage), qui devait devenir une fête annuelle, commémorative — zikkaron — de l'Exode.

A cause de leur vie de pasteurs semi-nomades, les Hébreux célébraient déjà une fête de printemps, dans laquelle un jeune animal était sacrifié pour assurer la fécondité du troupeau; peut-être cette fête avait-elle lieu au moment où la tribu se mettait en marche vers les pâturages de printemps. Comme c'est une fête de pasteurs, les divers éléments nomades (le fait de le rôtir en plein air, les herbes pour l'assaisonnement, le pain sans levain, le bâton de pasteur, etc.) remontent probablement très loin. Cette ancienne pâque est peut-être celle même que Moïse devait célébrer en Ex 3,18.

Au moment de l'Exode, il était facile d'adapter cette fête ancienne pour célébrer la délivrance d'Israël et de la voir sous un nouveau jour, alors qu'ils se mettaient en route pour les nouveaux pâturages de la terre promise.

Plus tard, quand les Hébreux devinrent des fermiers au pays de Canaan, ils adoptèrent une autre fête de printemps, la fête des Azymes (pain sans levain) empruntée à leurs voisins païens. Cette fête était une célébration d'une semaine au début de la nouvelle moisson d'orge. Le peuple de Dieu réinterpréta cette ancienne fête cananéenne à la lumière de l'expérience de l'Exode. Au lieu de célébrer ces deux fêtes séparément, la Pâque et les Azymes, le peuple les rassembla en une seule fête, la Pâque, célébrée le premier soir des sept jours de la fête des Azymes.

Lecture: Exode 12,1-28; 12,43-51; 13,1-10

Notre auteur sacré situe l'origine de la Pâque comme une commémoration de l'Exode dans son cadre historique propre, mais il décrit la fête comme la célébrait la liturgie de son temps. Le texte d'Ex 12 et 13 présuppose la réunion des fêtes de la Pâque et des Azymes. Notre texte actuel représente donc quelque 700 ans d'évolution de la loi et de la liturgie de la célébration de la Pâque (par ex. la question des esclaves et des étrangers - Ex 12,43-49 - ne s'est probablement pas posée avant Salomon).

Deux fêtes anciennes ont ainsi été adaptées pour commémorer l'Exode. Réunies plus tard en une seule, elles ont évolué sur le plan liturgique pour donner la fête de la Pâque, qui, à son tour, a été vue plus tard sous un nouveau jour et a encore évolué au plan liturgique, devenant la solennité des solennités, Pâques.

Exercices pratiques

Quelle était la signification des fêtes de printemps suivantes avant d'être transformées par l'expérience de l'Exode (une seule phrase suffira)?

i. La fête de printemps des pasteurs semi-nomades

ii. La fête de printemps des fermiers cananéens —

10 Quelle était la signification de la Pâque et de la fête des Azymes après l'Exode? La Pâque

ii. La fête des Azymes

11 Laquelle des phrases suivantes se rapporte à:

A. la Pâque

B. la fête des Azymes

___ a. Prenez une bête sans tares dans le troupeau

___b. On la mangera avec des azymes et des herbes amères

___c Quand vous serez entrés dans le pays de la promesse, vous retiendrez ce rite

___ d Vous appliquerez de ce sang sur le linteau

___e Du quatorzième jour au vingt et unième jour

___ f. Sept jours durant, vous mangerez des azymes

___g. Le quatorzième jour du mois...

___h. Vous mangerez...le bâton à la main

Réflexion sur la Pâque

Le nom "Pâque"* est d'une origine et d'une signification incertaines, mais l'Écriture elle-même l'explique en l'associant à la dixième plaie pendant laquelle le SEIGNEUR a promis de "passer devant" les maisons dont le linteau aurait été marqué du sang de l'agneau (Ex 12,13s). Une explication plus courante du nom Pâque vient du fait que la fête commémore la nuit où les Hébreux "sont passés" de l'esclavage à la liberté. Une telle interprétation s'étend facilement au mystère de mort-résurrection du Christ qui est vu comme le passage (pâque) de Jésus de la mort à la vie. Notre propre participation â ce Mystère devient un passage, de la mort qu'est l'esclavage du péché, à la vie nouvelle et à la liberté de la grâce.

La Pâque a commencé comme une fête de famille, célébrée à la maison et présidée par le père, et c'est encore une fête de famille aujourd'hui. Néanmoins, quand l'ancien Israël a commencé à centraliser tout culte à Jérusalem, la Pâque est devenue une fête de pèlerinage (Dt 16,16) dont le Temple devenait de plus en plus le lieu de célébration. Ainsi, à l'époque de Jésus, les Juifs montaient à Jérusalem pour la fête (voir Lc 2,41; Jn 11,55) et l'agneau pascal ne devait plus être immolé que dans le Temple (Dt 16,5s).

La fête de la Pâque, à l'origine un rite de pasteurs ayant beaucoup de caractéristiques nomades, avait considérablement changé au temps de Jésus. A l'origine, elle devait être célébrée debout, le bâton à la main, la position du pasteur prêt à partir; mais au temps de Jésus, la coutume romaine de s'étendre pour manger avait été adoptée et le vin avait été introduit dans le repas d'agneau et de pain sans levain.

La Pâque est "un jour où l'on fait mémoire" (Ex 13,3; 12,14; Dt 16,1-3). Mais ce n'est pas le simple rappel d'un événement historique passé. Le concept hébreu de commémoration est beaucoup plus dynamique. La fête rappelle et rend présent au moment même où elle célèbre le geste de salut de Dieu de façon à ce que les générations actuelles puissent y participer. Ceux qui célèbrent la fête ne disent pas "Nos ancêtres étaient esclaves en Égypte", mais "C'est ce que le SEIGNEUR a fait pour moi lors de ma sortie d'Égypte" (Ex 13,8; Dt 6, 20-25). Ils ont part à l'événement du passé en célébrant annuellement la fête. C'est ce type de commémoration dynamique que Jésus avait à l'esprit quand il dit à ses disciples "Faites ceci en mémoire de moi" (1 Co 11,24).

Finalement, cette commémoration vivante du passé donne de l'espoir pour l'avenir. Puisque le SEIGNEUR nous a délivrés d'Égypte et nous délivre encore maintenant, nous pouvons compter sur son aide qui sauve à l'avenir. Au temps du Christ, la Pâque revêtait un caractère nationaliste très fort - ceux qui la célébraient attendaient un Messie pour les délivrer de l'oppression de Rome, comme le SEIGNEUR les avait délivrés des Égyptiens. La délivrance est venue au temps de la Pâque (voir Jn 19,31ss).

*Le mot "Pâque" vient du mot hébreu "pesah" qui veut dire "passage" dans le sens de "passer devant" quelque chose, de "sauter" quelque chose, comme sauter une phrase dans un texte, volontairement ou involontairement.

4.L'Enseignement de l'Église sur la Bible:

Introduction Générale

La Bible s'est développée dans le peuple de Dieu par l'Alliance faite en Moïse et l'Alliance faite en Jésus, le Christ. Sans le peuple de Dieu, il n'y aurait pas de Bible. L'Esprit de Dieu a travaillé dans, par et avec le peuple pour faire naître les écrits, les sauvegarder et les faire reconnaître par le peuple comme sacrés et inspirés. La Bible est, par conséquent, l'œuvre à la fois de l'Esprit-Saint et du peuple de Dieu.

Il n'est donc pas surprenant que le peuple de Dieu aujourd'hui , c'est-à-dire l'Église, ait une responsabilité vis-à-vis de la Bible. L'Église est responsable envers Dieu et envers l'humanité de faire connaître la parole de Dieu et de guider la façon de l'interpréter.

En général, l'orientation que l'Église donne pour l'interprétation de la Bible est à la fois très raisonnable et très "spirituelle". L'Église maintient que Dieu nous a donné une intelligence pour nous en servir; Dieu ne nous a pas fait don de la raison pour que nous l'abandonnions quand nous abordons sa parole. L'Église reconnaît, en même temps, que la Bible est la parole de Dieu et qu'elle doit donc être traitée avec un respect et un amour que nous ne donnons pas aux autres livres. L'Esprit de Dieu parle à notre esprit par sa parole. Bien qu'il faille toujours se servir de sa raison, l'Église sait que la Bible exprime le mystère de Dieu dans sa relation à sa création et que la raison seule ne peut pas saisir tout ce qui se trouve dans la parole de Dieu qu'est la Bible. La parole de Dieu veut atteindre au plus profond de nous-mêmes; elle veut toucher nos vies.

Pour parler simplement, nous pouvons dire que l'approche de l'Église est celle-ci: pour interpréter et comprendre la Bible, il faut que nous nous servions de notre tête, de notre cœur et de nos pieds.

Il faut que nous nous servions de notre tête pour étudier, parce que la Bible est un livre ancien, écrit dans des langues très anciennes (l'hébreu, l'araméen et le grec), qui reflète des cultures qui ne nous sont pas familières. Il faut que nous ayons des spécialistes qui font des recherches dans tous les domaines des langues, des cultures, des styles d'écriture et de l'histoire qui ont donné naissance à la Bible. Nous avons aussi besoin de spécialistes pour nous aider à nous rappeler ce que les érudits et les grands interprètes ont dit dans le passé. Nous avons aussi besoin de nous rappeler comment l'Église dans son enseignement, dans sa vie, a interprété la Bible dans le passé. Nous avons besoin de nous servir de notre tête pour étudier ce que la Bible voulait dire quand elle a été écrite il y a des siècles, et pour nous rappeler comment d'autres ont interprété la Bible avant nous. Les spécialistes font connaître les résultats de leur recherche et l'Église s'en sert dans sa tâche d'orientation sur la façon d'interpréter la Bible.

L'Église nous rappelle que l'étude seule ne suffit pas. Il faut que nous nous servions de notre cœur dans la prière et la contemplation. La première prière est la liturgie. La parole de Dieu est proclamée dans la liturgie particulièrement dans l'Eucharistie où le peuple de Dieu est rassemblé pour le culte. La liturgie elle-même nous aide à interpréter la parole de Dieu. En plus de la prière liturgique, la contemplation personnelle et la réflexion dans la prière de tous les croyants approfondissent la compréhension de la parole de Dieu. C'est parce que la Bible s'adresse à ce qu'il y a de plus profond en nous que la prière, liturgique et personnelle, est nécessaire pour que nous l'entendions et la comprenions comme il faut.

Finalement, il nous faut ajouter qu'une grande partie de la Bible nous restera fermée à moins que nous ne "pratiquions" la parole de Dieu. Bienheureux sommes-nous si nous entendons la parole de Dieu et la mettons en pratique. C'est en les pratiquant que nous expérimentons ce que veut dire l'amour, le pardon, la foi, pour ne donner que quelques exemples. C'est pourquoi parmi les plus grands interprètes de la Bible se trouvent les saints, dont la vie était un commentaire de la parole de Dieu. Les saints, dont beaucoup en savaient peu sur l'hébreu, le grec ou l'araméen, ont interprété les Écritures comme ils ont vécu, en vivant la parole de Dieu. Le saint le plus simple et le plus humble, comme Thérèse de Lisieux, était un interprète fidèle de maints aspects de la parole de Dieu. St-François d'Assise a mis en lumière d'autres aspects de la parole de Dieu. La multitude des saints, ensemble, interprètent la parole de Dieu par l'exemple. Leur compréhension leur est venue de leur "pratique de la Parole". Il s'ensuit que les saints qui étaient aussi des spécialistes, comme St-Jérôme, sont très importants pour nous. Beaucoup de choses ne se comprennent qu'en suivant le Seigneur; nous devons utiliser nos pieds, aussi bien que notre tête et notre cœur.

En résumé, l'orientation de l'Église sur la façon de comprendre la Bible respecte la raison humaine en reconnaissant le rôle de l'étude et de la recherche, et elle respecte le but divin de la parole de Dieu en reconnaissant que la prière et l'action sont également nécessaires à une bonne compréhension.

Appendice

Yahveh, Jéhovah, Seigneur ; "",

L'hébreu s'écrivait seulement avec des consonnes, la plupart des voyelles des mots étant omises. Si nous faisions cela en français, il faudrait nous habituer à voir "Bnjr, Ptrc" et à lire "Bonjour, Patrick". Il fallait être très habile pour lire une langue écrite seulement avec des consonnes. Tant qu'il y eut beaucoup de gens assez qualifiés pour lire l'hébreu sans les voyelles, il n'y eut pas de problème. Au Moyen Âge (après J.C.), toutefois, les savants juifs éprouvèrent le besoin d'ajouter des signes de voyelle dans le texte consonnes des livres saints. Leur respect pour le texte à consonnes était tel qu'ils n'ont pas voulu insérer les voyelles directement dans le texte lui-même. (Ils n'auraient pas écrit "Bonjour, Patrick", mais quelque chose comme "Bnjr, Ptrc".) Les petits points et signes représentant les voyelles étaient placés dans et autour des consonnes, les laissant inchangées

.

Comment le Nom divin se prononçait-il? Nous sommes sûrs qu'il a quatre consonnes qui peuvent se transcrire JHVH (ou, plus exactement en français YHVH). Mais quelles sont les voyelles qui vont avec ces consonnes? Aujourd'hui, personne ne sait quelles étaient vraiment les voyelles. Comment cela se fait-il?

L'hébreu s'écrivait sans voyelle, aussi le Nom divin s'écrivait-il seulement avec ses consonnes JHVH. Par respect pour le Nom divin, les Juifs arrêtèrent de le prononcer il y a environ 2400 ans. Cette coutume de ne jamais dire le Nom de Dieu quand il se présentait, a conduit, au cours des siècles, à la perte de tout souvenir du son des voyelles originales.

Aujourd'hui encore, personne n'est sûr des voyelles qui devraient aller avec les consonnes JHVH (ou YHVH).

Ce qui complique encore le problème est le fait que, lorsqu'ils arrêtèrent de prononcer le Nom divin, les Juifs prirent l'habitude de dire, ''adônãy, SEIGNEUR, chaque fois qu'ils voyaient écrit. Le Nom était écrit avec ses propres consonnes JHVH, mais il était déjà lu comme si c'était '' adônãy (Seigneur).

Quand les savants juifs d'Alexandrie, autour de 250 av. J.C., traduisirent la Bible hébraïque en grec (les Septante), ils traduisirent ce qui était lu, Seigneur) et non pas ce qui était écrit (JHVH). Aussi, chaque fois qu'ils rencontraient le Nom divin dans le texte hébreu, ils le traduisaient par KYRIOS (SEIGNEUR).

Si vous vous rappelez que les voyelles réelles du nom divin avaient été perdues, vous apprécierez l'étape suivante de notre problème. Quand les savants juifs du Moyen Âge insérèrent des signes de voyelle dans le texte à consonnes pour le rendre plus facile à lire, ils mirent les voyelles de " adônãy" qu'il fallait lire autour des consonnes de JHVH (ou YHVH), qui étaient écrites.

Les savants et les lecteurs juifs savaient que les voyelles de "adônãy" avaient été combinées avec les consonnes du Nom divin, mais certains chrétiens qui regardaient les textes hébreux avec ses signes de voyelle ne le savaient pas. Ils commencèrent la tradition de lire le Nom divin en combinant les consonnes du Nom divin (JHVH) avec les signes de voyelle de, "adônãy" (e, o, a) ce qui donnait le nom hybride de JÉHOVAH. Jéhovah n'est donc pas la prononciation correcte du Nom divin révélé à Moïse en Ex 3,14-16.

JeHoVaH

' adônãy

Et Yahveh, est-ce la bonne prononciation du Nom divin? C'est une supposition d'érudit, et rien de plus. Nous sommes à peu près sûrs de la première voyelle "a", parce que la forme abrégée du Nom divin qui apparaît par exemple dans alléluia a la voyelle "a" (allelu = louons, ia (ya) = JHVH, le Seigneur). Quant à l'autre ou aux autres voyelles, les savants ne peuvent qu'avancer des théories possibles. La théorie courante est qu'il n'y a qu'une seule autre voyelle et que c'est "e", nous avons donc Yahveh ou Jahve(h). Mais ce n'est pas sûr et il ne faut pas s'en servir comme si ce l'était.

Il y a une autre raison pour conserver la coutume de substituer le titre de Seigneur au Nom divin dans l'Ancien Testament. Les auteurs du Nouveau Testament lisent l'Ancien Testament grec avec le mot KYRIOS (SEIGNEUR) pour JHVH. Par conséquent, quand ils donnent le nom de SEIGNEUR (KYRIOS) à Jésus, ils affirment sa divinité. Le sens du titre SEIGNEUR donné à Jésus dans le Nouveau Testament est fondé sur la substitution du titre Seigneur au Nom divin dans l'Ancien Testament. Il est évident que cela intéresse directement notre enseignement sur la divinité du Christ. Il est donc important de conserver l'ancienne coutume, particulièrement dans la liturgie.

Dans la pratique liturgique et dans la prédication liturgique, il faut éviter d'essayer de prononcer le Nom divin (Yahveh, Jéhovah), parce que: c'est s'écarter sérieusement d'une tradition importante sur le plan théologique; c'est introduire une nouveauté incertaine qui peut très bien, dans quelques années, se révéler aussi inexacte que Jéhovah aujourd'hui. En outre, cela peut offenser les Juifs, pour lesquels tout essai de prononcer le Nom ineffable est au moins impertinent, si non totalement irrévérencieux.

(Note: La Bible de Jérusalem a choisi d'écrire "Yahvé" pour le Nom divin. A des fins d'étude, cela peut être utile, mais c'est une entorse à la tradition judéo-chrétienne. Et quelle que soit l'utilité de cet usage de la Bible de Jérusalem pour l'étude, il ne faut pas l'étendre à la liturgie.)

Corrigé des exercices pratiques

1 Votre réponse devrait inclure les points suivants:

— le Pharaon craignait la prospérité des Israélites et faisait des plans pour la contrôler.

les Israélites étaient réduits en esclavage, forcés de faire de durs travaux, opprimés, détestés et traités impitoyablement.

le Pharaon essayait de contrôler la communauté Israélite en disant aux sages-femmes juives du tuer les nouveaux-nés mâles; quand cela ne réussit pas, il ordonna aux siens de jeter les nouveaux-nés mâles des Hébreux dans le Nil.

2. Dieu prépare Moïse en vue de son rôle de chef en le mettant dans la maison de Pharaon

le cœur de l'oppression d'où il demandera la liberté pour son peuple.

3. En protégeant un de ses compatriotes hébreux, Moïse tue un Égyptien. Ensuite, entendant

parler de l'intention de Pharaon de le tuer, il s'enfuit à Madiân.

4. Dieu entend les cris des Israélites opprimés et se souvient de ses promesses à Abraham.

5 La révélation de Dieu à Moïse est un événement si impressionnant que l'auteur sacré emploie l'image du buisson qui brûle sans se consumer pour la représenter. Cette image poétique traduit le profond mystère de Dieu.

6 La situation misérable d'oppression du peuple en Égypte amène Dieu à appeler Moïse.

7. La tâche principale que Dieu assigne à Moïse est de délivrer son peuple de l'esclavage en Égypte.

8 Vérifiez votre réponse avec le commentaire sur Ex 3,13-15, pages 8 et 9.

9. i. La fête de printemps des pasteurs semi-nomades: un animal était sacrifié pour assurer la fécondité du troupeau.

ii. La fête de printemps des fermiers cananéens: une célébration de la nouvelle moisson d'orge.

10. i La Pâque — célébrer la délivrance d'Israël de l'esclavage d'Égypte.

ii La fête des Azymes — célébrer la vie nouvelle d'Israël et la première moisson de la Terre promise.

11 a. A e. B

b. A f. B

c. B g. A

d. A h. A

Test

1. Énumérer cinq faits décrits par l'auteur sacré en Ex 2,1-3,20 qui illustrent la préparation par Dieu d'un chef pour délivrer son peuple de l'esclavage.

2. Un vieil axiome dit: "Tout ce qui est arrivé au peuple de Dieu est arrivé d'abord à Moïse." A partir de cet axiome, rapprochez les "événements de la vie du peuple de Dieu" et "ceux de la vie de Moise" qui sont indiqués dans les références.

Événements de la vie du peuple de Dieu Événements de la vie de Moïse

_____a. Le peuple de Dieu fait l'expérience i. Ex 2,11

d'être étranger sur une terre étrangère. (Ex 1,8ss)

_____b. Le peuple de Dieu a rencon- ii Ex 2,15

tré Dieu dans le feu. (Ex 19,18)

_____c. Le peuple de Dieu a rencon- iii Ex 2,17

tré Dieu à l'Horeb (Sinai). (Ex 19,1)

_____d. Le peuple de Dieu a été iv Ex 2,22

opprimé par Pharaon qui

menaçait sa vie. (Ex 1,15-22)

_____e. Le peuple de Dieu a fui dans y Ex 3,1 vi Ex 3,2-4

le désert.(Ex 13,18)

3 Indiquer si les affirmations suivantes sur les fêtes de la Pâque et des Azymes sont vraies ou fausses.

_____a. La fête de printemps dans laquelle un jeune animal était sacrifié pour assurer la fécondité du troupeau était une adaptation de la fête des Azymes.

_____b. La fête de printemps qui célébrait la nouvelle moisson d'orge était une adaptation de la fête de la Pâque.

_____c. Les fêtes de la Pâque et des Azymes servent toutes deux à célébrer la délivrance du peuple de l'esclavage en Égypte.

_____d. Le texte actuel (Ex 12,1-28, 43-49 et 13,1-10) de la Pâque et des Azymes représente quelque 700 ans d'évolution de la loi et de la liturgie de la célébration de la Pâque.

_____e. La Pâque se célébrait le dernier soir des sept jours des Azymes.

_____f. Un étranger incirconcis vivant avec le peuple pouvait participer à la célébration de la Pâque.

Corrigé du test

.1.Les faits suivants illustrent la préparation d'un chef par Dieu pour délivrer son peuple de l'esclavage:

i Dieu protège Moïse dans sa petite enfance et l'installe dans la maison de Pharaon.

ii. Moise est devenu profondément conscient de l'oppression de son peuple en Égypte.

iii Dieu se révèle à Moïse.

iv Dieu donne à Moïse une tâche spéciale — celle de délivrer le peuple du pays d'esclavage.

v.....Dieu donne â Moïse tout son appui en lui donnant son nom.

2 a. iv 3 a. F d. V

b. vi b. F e. F

c. v c.V f. F

d. ii

e. ii

Recommandations pour Ia réunion de groupe sur Ia 3e leçon

1. Discuter le sens des textes bibliques.

2. Discuter les implications du texte biblique pour aujourd'hui.

1 En Ex 2,5-15, certaines expériences sont soulignées dans la vie de Moise qui le prépare à conduire le peuple de Dieu: il est élevé sous la garde de la fille de Pharaon (w. 7-10) et connaît plus tard la douleur et la lutte de ses compatriotes après avoir tué un Égyptien (w. 12-13). Moise connaît la situation des puissants et les épreuves des opprimés. Discuter en quoi ces expériences sont nécessaires à son rôle de chef.

2 Ex 3,13-15. Le Nom de Dieu indique sa présence puissante et son activité dans la vie de son peuple. Discuter cela dans notre vie.

3 Ex 12,14. La Pâque est "un jour où l'on fait mémoire" qui rappelle: le geste de salut de Dieu dans le passé, son activité de salut actuelle et son aide bénéfique à l'avenir. Discuter l'Eucharistie comme notre "jour ou. nous faisons mémoire ".

4. Discuter l'emploi de la "tête, du cœur et des pieds" dans l'interprétation de Ia Bible.

A propos de l'Auteur

Mgr Gervais est né à Elie au Manitoba, le 21 Septembre 1931. Il est le neuvième des quatorze enfants. Sa famille est venue du Manitoba à Sparta près de St. Thomas en Ontario quand il était juste un adolescent. Il est allé à l'école primaire de Sparta et a pris ses études secondaire à l'école Saint-Joseph à la ville de Saint-Thomas. Après le lycée, il est allé étudier pour la prêtrise au séminaire St. Pierre à London, en Ontario. Il a été ordonné prêtre en 1958.

Il a été envoyé à Rome pour les l'étude de l'Écriture Saintes. Cela a été suivi par des études à l'École biblique de Jérusalem. Il est retourné à London pour enseigner les Écritures Saintes pour les séminaristes au séminaire de Saint-Pierre.

En 1974, il a été demandé par l'évêque Emmett Carter de prendre en charge le Centre international de l'éducation religieuse du Verbe Divin. Ce Centre a été fondé par l'évêque Carter à fin de fournir une ressource pour l'éducation des adultes dans l'esprit de Vatican II.

Ce centre offrait des sessions de une ou deux semaines avec plusieurs des meilleurs spécialistes en théologie de l'époque. Les étudiants venaient non seulement du Canada et des États-Unis, mais de partout dans le monde, en Australie, en Afrique, en Asie et en Europe.

Au moment où le Père Gervais est devenu le directeur, le Centre du Verbe Divin était déjà dominée par l'étude de l'Écriture sainte à laquelle il a ajouté la justice sociale. Cet aspect du programme d'études a été présenté par des gens de toutes les parties du «tiers monde»; parmi lesquels se trouvaient le père Gustavo Gutierrez et le cardinal Dery du Ghana.

En 1976, la Conférence des évêques de l'Ontario ainsi que la Conférence canadienne des femmes religieuses ont demandé au Père Gervais d'offrir un cours d'étude par correspondance dans l'Écriture Sainte pour l'Église dans son ensemble, mais surtout pour les prêtres et les religieuses. C'est alors que le père Gervais a commencé à écrire "Montée", un ensemble de quarante leçons sur la Bible. Il était armé d'un trésor d'informations de tous les enseignants et les témoins de la foi qui avait enseigné au Centre du Verbe Divin.

Il était assisté par un grand nombre de collaborateurs enthousiastes: toutes les personnes qui ont présenté des exposés au Centre du Verbe Divin ont fourni du matériel ainsi qu'une équipe d' assistants.

Le travail a été terminé juste comme Père Gervais a été ordonné évêque auxiliaire de London (1980). Il a ensuite été nommé évêque du diocèse de Sault Sainte-Marie, et après quatre ans, archevêque d'Ottawa (1989).

Il a pris sa retraite en 2007, et au moment d'écrire ces lignes, il profite de sa retraite.

Équipe des «Programmes d'études de foi catholique» qui a aidé Monseigneur Gervais dans le développement du programme Journey:

Rev.. Richard Charrette

M. Joe Barth

Mlle Joyce Kilpalrick

M. Guy Lajoie

M. Martin Meulemeesters

Mrs.Shirley Mitchell

M. Ron Pickersgill

M. Jerry O'Connor

Mme Arlene Stinchcombe

CONSULTANT ÉDITORIAL Sr. M. Augustin, C.S.J.

ASSISTANTS DE RECHERCHE

- Rev. Don Neumann

- M. Keith Philander

- Rev. Martin Vallely

Dessins-M.. Peter Gaspari



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