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Dante


Dante


A.C. Labouche









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SMASHWORDS EDITION




Chapitre 1


A entendre son téléphone sonna, Taylor s’arrêta net au milieu d’un trottoir bondé de Manhattan.

Elle savait de qui il s’agissait. Elle avait reçu des appels de ce numéro depuis des mois, toutes ses amies aussi d’ailleurs. C’était cette conne de Sallie Mae, qui voulait à tout prix être remboursé de l’emprunt de 50,000$ que Taylor avait fait pour ses études. Les huit mois d’échéance étaient dépassés et il était temps de payer. 50,000$, c’était beaucoup plus que ce qu’elle n’avait.

En tant que sécrétaire chez L’entreprise Cormier, elle gagnait à peine de qoui vivre.

Quelques années auparavant, elle était une étudiante d’art, profitant de sa vie dans la ville dans laquelle elle avait toujours rêvée de vivre. L’idée de vivre à New York l’avait obsédée depuis qu’elle était tombée amoureuse de tous les personnages de Sex and the City. Leur vie était si raffinée, pleine de luxe et d’aventure. Et surtout, cela semblait tellement différent de sa vie dans le Colombus, Ohio.

Taylor essuya la sueur de son front d’un revers de main et vérifia son téléphone. Elle avait un message de son amie Jenny. Elles étaient censées se retrouver pour boire un verre dans l’Union Square vers 17h30. Jenny lui disait qu’elle allait avoir un peu de retard mais qu’elle la rejoindrait là-bas dès qu’elle le pourrait. Ça ne posait aucun problème à Taylor. Se retrouver seule un moment et retrouver ses esprits et fuir le soleil brûlant de juillet pendant quelques heures, étaient exactement ce qu’il lui fallait.

« Je vais prendre un Vodka Tonic » dit-elle une fois assise sur un tabouret bancal au bar. La serveuse, une punk avec un côté assez chic, un piercing au nez, des tatouages aux bras et un sourire narquois scotché aux lèvres, la regarda de haut en bas et ricana.



Chapitre 2



Dante regarda par la fenêtre du restaurant, qui sentait bien la friteur, les oignons et le café. Il se trouva à l’Union Square, l’un des quartiers les plus cools de NYC.. Il se demandait qui il allait bien pouvoir retrouver ici. Un hipster ? C’était avec ce genre de types qu’ils travaillaient maintenant ? Il ricana tout seul, et puis regarda sa montre, encore deux minutes avant le rendez-vous.

« Désolé.. » dit une femme en s’installant sur la chaise en face de lui. Elle avait des tatouages sur tout son cou et sur les bras, des piercings dans le nez, des bottes alors qu’on était en été et un short moulant. Elle renifla et s’essuya le nez.

« Qui es-tu ? demanda-t-il.

- Casey. »

Elle renifla et s’essuya le nez de nouveau. Bordel ! « C’est mes allergies » dit-elle. Ses yeux avaient l’air complètement ailleurs.

« Ouais, peu importe. » dit-il.

Elle sourit et fouilla dans son sac. Elle en sortit une enveloppe et la plaça sur la table entre eux. Dante la fixa des yeux et se mordait la lèvre inférieure.


Trois heures plus tard, Dante était assis seul dans un bar sombre et presque désert.

Ces dernières années, il avait fait quelques centaines de livraisons sur le long de côte ouest. Il adorait ces routes ouvertes sur le monde, ces nationales, ces autoroutes, ces montagnes, ces villes perdues et abandonnées. Il avait fait beaucoup de collectes et de dépôts, la plupart du temps il n’avait aucune idée de ce qu’il livrait.

Mais il n’avait jamais kidnappé qui que ce soit. Cela allait changer dans les prochains jours.

Daniel Cormier, le propriétaire de l’entreprise Cormier… Une sorte de genie sans limites. Beaucoup de laboratoires scientifiques les plus prestigieux au monde voulaient le cloner. Beaucoup de propositions avaient été faites, des centaines de milliers de dollars avaient été mis en jeu, puis des millions. Toutes les propositions avaient été refusées. Cormier n’avait pas seulement refusé mais il avait aussi envoyé un groupe de sécurité privé pour attaquer les laboratoires des entreprises qui continuaient à le harceler.

Une entreprise chinoise voulait les gênes de Cormier. Elle était lassée de demander donc maintenant elle allait passer aux choses sérieuses.

Les chinois étaient prêt à payer le confrérie 100 000$ maintenant puis 250 000$ une fois la mission accomplie. Dante n’avait jamais accepté une mission aussie dangereuse.

Le plus tôt possible, il devait mettre en contact avec Gus, celui qui gérait toutes les commandes. Dante avait essayé de le joindre ces trois derniers jours et avait laissé des messages sans succès.

La patience n’était pas dans la nature de Dante. Et ça irait de mal en pis si sa bonne conscience continuait à le ronger.

Il avait peur que cette nouvelle mission ne s’ouvre sur un tout autre monde. Il se demandait s’il n’allait pas se faire prendre en essayant de kidnapper l’homme tant convoité.

Et s’il y renonçait, laissait un message à Gus et lui demandait une nouvelle mission ? Non, ce n’était pas possible. Pas s’il voulait faire prospérer la confrérie et surpasser son père. Il devait persister, c’était ce qui le stimulait. Pendant un temps, son père était supposé être l’un des futurs leaders. Il était brave, effronté, téméraire.

Mais pendant un week-end plein de débauches, tout ce parcours prometteur s’échoua.

En revenant d’une grosse réunion à Los Angeles, et ayant bu depuis près de 12 heures, son père perdit le contrôle de sa Harley. Il aurait pu être tué, paralysé. Il était chanceux de s’en sortir avec uniquement deux jambes cassées et sans dommages internes. Aucun trauma crânien. Quel chanceux !

Du moins, c’est ce qu’il avait pensé à l’époque. Les médicaments ! Tellement de médicaments ! Ils lui donnaient tout ce qu’il voulait à l’hôpital. Les infirmières avaient entendu parler de lui. Elles lui donnaient tout ce qu’il voulait, lui bourrant le crane d’antidouleurs, rivalisant sur celle qui lui mettrait la main dessus.

Les choses avaient l’air de bien aller jusqu’à ce qu’il sorte de l’hôpital et que les factures n’apparaissent. Il n’avait pas d’argent pour se payer de quoi manger, pas d’argent pour l’alcool, pas d’argent pour réparer sa moto, pas d’argent pour la rééducation physique. Et surtout, pas d’argent pour les antidouleurs.

Il finit par voler des voitures et sombrer dans l’héroïne, qui était beaucoup moins cher que les antidouleurs et qui lui faisait le même effet. Il commença à se foutre en l’air rapidement. Sa peau changeait d’aspect, rendant ses tatouages absurdes et morbides, ses yeux se creusaient, reflétant la vacuité de son âme. Il était tel un zombie. En bref, un junkie.

Voir son père comme cela aurait causé à beaucoup d’hommes une haine profonde contre la gang qui était censé le protéger. Mais Dante avait vu tous les efforts que les frères de son père avaient faits. Ils avaient essayé de le sauver, lui avait donner de l’argent pour qu’il se remette sur pied, pour qu’il continue sa rééducation, qu’il répare sa moto. Peu importe le montant qu’ils lui donnaient, il dépensait tout dans la drogue.

Il voulait honorer son père, le rendre fier, mais aussi le surpasser.





Chapitre 3


Taylor n’avait pas encore fini son verre qu’elle reçut le message qu’elle avait attendu depuis presqu’une heure. C’était Jenny. Elle avait été retenue au travail et elle ne pourrait pas venir. Taylor soupira et laissa sa tête tomber entre ses épaules.

Elle devait sortir d’ici. Le lendemain, il devra se rendre au travail, tôt dans le matin. Après trois semaines au boulot, elle n’avait pas encore rencontrer son célèbre et mystérieux patron. Cormier. Daniel Cormier. Demain, pourrait-elle avoir enfin cette opportunité?


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