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Dictionnaire de démonologie occidentale

By Marie d’Ange

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Copyright (c) 2018 by La Rose du Soir

ISBN : 978-2-37846-021-4



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Marie d’Ange



Dictionnaire de démonologie occidentale




Blog de l’auteur : Journal d’une démonologue


Avant-propos

Qu’est-ce que la démonologie ?

Le terme démonologie est issu du mot grec « daimôn » qui signifie démon et du mot « logos » qui signifie traité ou discours. La démonologie est donc l’étude des démons, de leur nature, de leur hiérarchie, et des croyances liées aux démons.

La démonologie ne doit pas être confondue avec le terme démonomanie, qui lui désigne la croyance superstitieuse aux démons ou une forme d’aliénation mentale dans laquelle on se croit possédé du démon ou tout simplement, la possession démoniaque.

Jusqu’à la fin du XIIIe siècle, peu d’intérêt était porté aux démons. Bien sûr, la Bible décrit les nombreux exorcismes de Jésus, sa tentation dans le désert par Satan et d’autres démons, comme Asmodée ou Baal par exemple. Mais l’on s’y intéresse peu.

Ce n’est qu’à partir des années 1272, avec Thomas d’Aquin, que le Diable ressurgit et que l’on commence à tout diaboliser, notamment avec l’épisode de la chasse aux sorcières. Alors, des théologiens vont se pencher sur les entités malignes et tenter d’y définir une hiérarchie des démons.

La démonologie a pour objectif de dresser une classification hiérarchique des démons, de connaître leur façon d’opérer, leur fonction. Pour cela, la Bible elle-même donne de précieux renseignements, mais pas seulement, car d’autres ouvrages viendront compléter cette science. Mais la Bible nous dit aussi que nous ne devons pas nous intéresser à cette pratique, que nous devons nous en éloigner. Elle nous met en garde contre cela.

Pour être démonologue (ou démonomane en bon français), il faut d’abord être théologien, puis étudier de nombreux grimoires. En effet, les sorciers, magiciens, les personnes œuvrant dans l’occulte et donc en contact direct avec le monde démoniaque donnent de précieuses indications sur les démons. Les exorcistes, qui sont des combattants de première ligne et qui sont fréquemment face aux démons, donnent aussi de nombreuses indications.

C’est en regroupant de nombreux écrits de sorciers, de précieux témoignages d’exorcistes que j’ai pu établir une hiérarchie démoniaque et une liste des démons. Cependant, il faut rappeler que la démonologie n’est pas une science exacte, et que les démons sont trompeurs et manipulateurs. Il est très difficile d’établir une liste exacte concernant les démons.

Avant tout, pour rédiger ce manuscrit, j’ai étudié la Bible, puis les écrits de nombreux démonologues, puis les grimoires et autres livres occultes, puis les témoignages de satanistes, de sorciers, d’exorcistes… et je me suis aidée de ma propre expérience. Je rappelle que je ne pratique pas la magie, que je ne suis pas une sataniste et que si je m’intéresse aux démons, c’est justement pour lutter contre eux et aider les exorcistes.

Ce que vous allez lire dans ce livre n’a pas pour vocations de vous entraîner à faire des rituels magiques ou d’invoquer des démons. D’ailleurs, vous n’y trouverez aucun rituel, aucune invocation. Au contraire, vous y trouverez des indications claires et détaillées pour reconnaître un démon afin de pouvoir lutter contre lui. C’est le but de ce livre.

Les démons sont partout autour de nous. Ils usent et abusent de leur pouvoir ordinaire qui est la tentation. C’est par la tentation qu’ils arrivent à détourner le plus de personnes de la Lumière Divine. Ils usent aussi de leur pouvoir extraordinaire, c’est-à-dire leur pouvoir de provoquer des souffrances physiques externes, des infestations, des obsessions, des vexations et des possessions démoniaques.

Mais ceci n’est pas le seul champ d’action des démons, puisqu’ils exigent, par la tentation, un culte pour eux-mêmes en imitant les institutions chrétiennes. C’est ainsi que les sectes sataniques se multiplient dans le monde entier. Satan attire ses victimes en leur faisant miroiter tout un tas de promesses mensongères.

Satan se sert aussi de l’idolâtrie du sexe pour attirer ses victimes. Et c’est ainsi que la pornographie a envahi la toile et que le sexe est banalisé, n’est plus un acte d’amour, mais le sexe est devenu un acte pulsion, barbare et souvent répugnant.

Satan, dans son immense perfidie, nous fait aussi croire que pratiquer la magie, la sorcellerie ou le spiritisme est anodin, sans danger. Que ces pratiques sont même bonnes et utiles. Et c’est ainsi que des planches oui-ja sont vendues comme de simples jeux de société et qu’on peut même en trouver pour les enfants à partir de six ans !

Pour en savoir plus sur les pouvoirs ordinaires et extraordinaires des démons, sur la possession démoniaque et les méfaits du satanisme, je vous recommande le livre « L’exorcisme et la possession démoniaque » aux éditions La Rose du Soir et disponible sur le site Journal d’une démonologue et sur d’autres sites de vente à distance.

Surtout, ne prenez pas à la légère les pouvoirs des démons, ne pensez pas qu’ils ne peuvent nous toucher ou qu’ils n’existent pas. Car cela est une grosse erreur ! Et n’essayez pas de les appeler par des rituels magiques.

Dans ce livre, j’ai surtout cherché le moyen de reconnaître les démons pour mieux les combattre. C’est pour cela que parfois vous trouverez, après une description d’un démon, le nom d’un archange ou d’un saint qui permettra d’éloigner ce démon ou de s’en protéger. Mais, sachez que le seul moyen de repousser un démon est d’invoquer le nom de Jésus-Christ et notre foi en lui. La Vierge-Marie nous aide aussi dans ce combat spirituel, car oui, il s’agit bien ici d’un combat spirituel.

Jésus-Christ a donné le pouvoir de repousser les démons en invoquant son nom à ses disciples puis a étendu ce pouvoir à tous ceux qui croient en lui. Une foi inébranlable permet de repousser le démon.

Bonne lecture.



Quelques références


Tout au long de ce livre, je ferai référence à des démonologues, à des grimoires, à des écrits… Avant de commencer cette lecture, précisons et expliquons ces références qui seront utilisées tout au long du dictionnaire. Ainsi, nous n’y reviendrons plus. Bien sûr, je ne vais pas lister tous mes documents de référence. La liste serait trop longue. J’ai choisi ceux qui me semblaient les plus déterminants.



Chamanisme

Le chamanisme, ou shamanisme, est une pratique centrée sur la médiation entre les êtres humains et les esprits de la nature ou les morts, les âmes des enfants à naître, les âmes des malades à guérir, la communication avec les divinités… Le chamanisme prend sa source en Sibérie. Cette pratique est décrite comme très dangereuse par le christianisme qui y voit une possession démoniaque du chaman qui tente de communiquer avec les divinités et les morts. Il y eut, en effet, des cas de possession d’un chaman par un démon. D’autres considèrent le chamanisme comme de la sorcellerie, donc une pratique faisant appel à des démons, voire comme une imposture entretenue par le chaman, ce qui rejoindrait les pratiques des sorciers vaudous.

Le chaman est tour à tour un guérisseur, un prêtre, un magicien, un devin, un médium… et un possédé. Il possède de nombreuses attributions qui s’appliquent lors de rituels très précis. Il peut à la fois faire du tort à quelqu’un, guérir un malade, faire tomber la pluie, faire venir le gibier, retrouver un objet perdu, communiquer avec les morts et les esprits de la nature, communiquer avec les esprits. Pour cela, le chaman provoque une transe grâce à des rituels précis et demande à l’esprit de s’établir dans son corps. Cela est bien une possession.

Les rituels chamaniques ne sont pas figés, chaque chaman peut personnaliser sa pratique.



Collin de Plancy et le « Dictionnaire Infernal »

Simon Collin de Plancy, né à Plancy (actuelle Plancy-l’Abbaye) le 30 janvier 1794 et mort à Paris le 13 janvier 1881, est un écrivain français, auteur de nombreux ouvrages où l’occulte se mêle au fantastique et à l’insolite.

Son œuvre la plus importante est certainement son fameux « Dictionnaire infernal » dont la première édition a été publiée en 1818. Collin de Plancy y a regroupé toutes les connaissances de l’époque, notamment celles des superstitions et celles concernant la démonologie. Ce livre a connu pas moins de six versions éditées du vivant de son auteur. La dernière version publiée en 1863 comporte le nom de 550 démons ainsi que les portraits dessinés de 72 démons par M.L. Le Breton. Ce livre sert toujours de référence à de nombreux démonologues.



Jean Wier et la « Pseudomonarchia daemonum »

Jean Wier ou Joannes Wierus ou Piscinarius (pseudonyme) est un démonologue de l’actuelle Allemagne né en 1515 ou 1516 à Grave dans le duché du Brabant et mort en 1588 à Tecklenburg. Il était un médecin et un fervent opposant à la chasse aux sorcières.

On lui doit le fameux « De praestigiis daemonum » et son appendice la « Pseudomonarchia daemonum » ajouté en 1577. L’ouvrage a pour but de s’opposer au « Malleus Maleficarum » (Le marteau des sorcières), ouvrage de référence des inquisiteurs qui décrivait comment reconnaître une sorcière et surtout comment la combattre. Jean Wier, dans son ouvrage, fait la distinction entre les « magiciens infâmes » et réellement coupables de crimes diaboliques et les sorcières qui sont en proie à des illusions maladives.

Dans la « Pseudomonarchia daemonum », Jean Wier a dressé une liste 69 démons ainsi que la description de ces démons. On pense que cette liste est incomplète et que le reste a été perdu au fil du temps.



Kabbale

La kabbale, écrite plutôt Cabbale en français, est une tradition ésotérique du judaïsme. Elle est présentée comme la « Loi orale et secrète » donnée par YHWH à Moïse sur le mont Sinaï en même temps que la « Loi écrite et publique » (la Torah).

La kabbale est en fait un livre de pratiques magiques très dangereuses qui décrit des rituels très puissants capables d’entrer en contact direct avec le Malin afin d’obtenir des pouvoirs. Bien entendu, ces pratiques sont réservées à une « élite religieuse », une élite maîtrisant « le veau d’or », c’est-à-dire l’argent. Pour s’initier à la kabbale, qui est réservée à quelques membres, certains les appellent les illuminati, d’autres les francs-maçons, il faut entrer dans un monde hermétique, tenu secret.

Bien sûr, on l’aura compris, il s’agit d’une ruse pour recruter quelques gros poissons pour la maçonnerie Luciférienne, donc des personnes servant et adulant Satan. C’est ni plus ni moins le plus au degré du satanisme. Ces kabbalistes dirigent le monde d’une manière secrète. Leur plus grande réussite a été de mettre l’argent au centre de nos désirs, de faire que l’argent soit ce qu’il y a de plus important dans ce monde, de faire passer l’avoir avant l’être.

La tradition kabbalistique est l’une des magies les plus puissantes au monde. La sorcellerie n’est rien à côté des rituels de la kabbale. De même, les magies wiccanes, vaudou, chamanistes... ne sont pas grand-chose à côté des rituels kabbalistiques.

Il existe dans le commerce des livres de pseudo-magie kabbalistique à la sauce judaïque, mais la véritable kabbale ne peut s’apprendre que si l’on rentre dans le cercle très fermé des kabbalistiques. Tous les kabbalistes honorent Satan, le servent et obtiennent de lui la puissance de gouverner le monde.

On voit donc que la kabbale est une pratique très dangereuse pour l’humanité, mais tellement secrète qu’on ne peut la détruire. Beaucoup de personnes influentes (politiciens, hommes d’affaires, stars, journalistes…) sont des kabbalistes et font en sorte de tenir tout cela secret. Retenons simplement que le kabbalisme est la quintessence du satanisme.



Le Lemegeton

Le « Lemegeton » est un ouvrage souvent cité dans ce livre. Appelé aussi « Lemegeton Clavicula Salomonis » ou « Petite clé de Salomon », le « Lemegeton » est un traité de magie rituelle, anonyme, écrit en anglais et datant probablement du XVIIe siècle.

Ce grimoire est découpé en cinq parties : La Goetia (j’y fais aussi souvent référence dans ce livre) où sont décrits 72 démons et les rituels pour les invoquer ; la Theurgia Goetia qui décrit des esprits bons et mauvais à la fois ; l’Ars Paulina qui décrit les esprits et les anges qui gouvernent les heures du jour et les signes du zodiaque ; l’Ars Almadel qui décrit les vingt esprits bienveillants du zodiaque ; l’Ars Notoria, qui est un mélange de prières et de mots magiques, qui, selon l’ouvrage, permet la communion avec Dieu. Or, nous savons que la magie appartient à Satan et qu’elle ne permet pas de communiquer avec Dieu.



Le Livre d’Hénoch

Le « Livre d’Hénoch » est un écrit pseudépigraphique de l’Ancien Testament, attribué à Hénoch, l’arrière-grand-père de Noé. Ce livre fait partie du canon de l’Ancien Testament de l’Église éthiopienne orthodoxe, mais il a été rejeté par les Juifs et n’est pas inclus dans la Bible Septante.

Le « Livre d’Hénoch » décrit la concupiscence des anges déchus. Il décrit comment, certains anges déchus, appelés anges rebelles, ont perverti les hommes et leur ont donné la connaissance des arts magiques… Il donne une description des anges rebelles et de leurs fonctions. Ce livre, très important, permet de comprendre pourquoi le mal existe sur Terre et pourquoi chacun doit chercher à se libérer de cette emprise du mal.

Malheureusement, alors que cela n’était pas sa vocation, ce livre a inspiré la magie énochienne, baptisée par son auteur John Dee « magie angélique » à tort, puisque toute magie fait appel à des démons et non à des anges. Le « Livre d’Hénoch » et le livre de John Dee ont servi d’inspiration aux francs-maçons britanniques du XIXe, tels Samuel Mathers ou encore Aleister Crowley, qui ont rebaptisé le travail de John Dee le « système hénokéen ». Donc, ce qui au départ, avait été écrit pour mettre en garde les hommes contre les esprits malins, s’est retourné contre les hommes à cause d’êtres mauvais et maléfiques. Encore un exploit de Satan que l’on se doit de souligner !

Malgré tout, cet ouvrage donne de bonnes descriptions de ces anges rebelles venus tenter les hommes sur Terre et reste une référence du genre pour tous ceux qui s’intéressent à la spiritualité.



Martin Antoine Del Rio

Martin Antoine Del Rio (1551-1608) était un prêtre jésuite des Pays-Bas, juriste, philologue et exégète de renom, connu surtout par ses « Disquisitiones magicae » (Investigations sur la magie) en six volumes, publiés en 1599. Cet ouvrage, dont André Duchesne a rédigé un abrégé en français en 1611 sous le titre de « Controverses et recherches magiques », a beaucoup influencé le déroulement des procès en sorcellerie, même s’il a eu moins d’impact que le « Malleus Maleficarum » de Heinrich Kramer et Jacques Sprenger publié en 1486. Dans son œuvre, Martin Del Rio demandait de se montrer sans pitié envers les sorciers et sorcières, même envers les enfants, et mettait en garde les juges, car toute clémence de leur part serait un péché mortel.



Nécromancie

Ce terme désigne l’interrogation, dans un but de divination, de personnes décédées. La Bible contient de nombreuses références à la nécromancie et met en garde contre cette pratique.



Ovide et les Métamorphoses

Ovide est un poète latin qui naquit en 43 av.J.-C. à Sulmone dans le centre d’Italie et mourut en exil à Tomis (l’actuelle Constanta en Roumanie) en 17 ou 18 apr. J.-C. Ses œuvres les plus connues sont « L’art d’aimer » et les « Métamorphoses ». C’est justement les « Métamorphoses » qui nous intéressent, car ce long poème épique écrit en latin, qui comprend 15 livres, décrit les mythologies grecques et romaines, depuis la création du monde jusqu’à l’époque de l’empereur Auguste. On y apprend de nombreuses choses sur les mythologies romaine et grecque, et donc sur la démonologie. Par exemple, le Livre I décrit la création du monde, depuis le chaos jusqu’à la création de l’homme, épisode à rapprocher de la Genèse décrite dans la Bible. Le Livre III montre, pour la première fois, une description du loup-garou, avec la punition de Lycaon métamorphosé en loup pour avoir voulu tuer Jupiter et avoir voulu lui faire manger de la chair humaine. Il y est aussi décrit le désir de Jupiter de détruire l’humanité à cause de sa malfaisance. Ce récit est aussi à rapprocher de l’avant Déluge décrit dans la Bible. Le Livre IV nous raconte le Déluge, avec Jupiter qui inonde le monde pour décimer l’espèce humaine. Épisode aussi à rapprocher de celui de l’Arche de Noé. On pourrait ainsi citer les 15 livres des Métamorphoses. Ce qu’il faut retenir c’est que cette œuvre reste, encore aujourd’hui, une référence du genre, et est encore étudié.



Pierre de Lancre

Pierre de Rosteguy de Lancre (1553-1631), magistrat français, est surtout connu pour avoir participé à un épisode de chasse aux sorcières dans le Labourd, au Pays basque. L’affaire se passa en 1608, où Pierre de Lancre fut appelé pour juger des femmes suspectées de sorcellerie dans le Béarn. Il y fut envoyé directement par le roi Henry IV avec Jean d’Espagnet, afin de tenir le rôle de commissaire. Cet épisode de chasse aux sorcières restera dans les mémoires et l’on parla de plus de six cents personnes torturées et exécutées, dont des femmes, des enfants, mais aussi des prêtres. En réalité, l’ampleur de l’opération fut moindre, car des études publiées en 1938 parlent de soixante à quatre-vingts exécutions, avec l’audition de quatre à cinq cents témoins. La commission dura quatre à cinq moins. Elle prit fin au retour des marins, qui rentrant de leur mission, constatèrent que beaucoup de leurs femmes étaient suspectées de sorcellerie et d’adultère. Ils se révoltèrent en force et le gouvernement n’eut pas d’autre choix que d’abandonner les charges contre ces femmes.

Pierre de Lancre a écrit plusieurs ouvrages, dont le « Tableau de l’inconstance des mauvais anges et démons » et « Incrédulité et mescréance du sortilège pleinement convaincue ». Il devint conseiller du roi et membre du Conseil d’État en 1612.



Pierre Le Loyer

Pierre Le Loyer (1550-1634) était un démonologue français, prodige de l’érudition. On lui doit le livre « Discours et histoires des spectres, visions et apparitions des esprits, anges, démons et âmes se montrant visibles aux hommes » publié en 1605 dans lequel il s’évertue à démontrer l’existence des êtres immatériels, s’opposant ainsi aux philosophes qui n’admettaient aucune substance incorporelle. Cet ouvrage regorge de faits curieux et singuliers.



Samuel Mathers

Samuel Liddell Mathers (1854-1918) fut un célèbre magicien londonien et l’une des figures les plus influentes de l’occultisme. Devenu franc-maçon en 1877 et Maître Maçon en 1878, il adhéra en 1882 à la Societas Rosicruciane. Samuel Mathers travailla à développer ce qui serait plus tard la base des rituels de la Golden Dawn. Il était un homme d’un caractère difficile, ayant la « folie des grandeurs », excentrique. Il ajouta en 1878 le nom « MacGregor » à son nom de famille pour revendiquer son héritage des Hautes-Terres d’Écosse et se déclara comte de Glenstrae. Il créa l’Ahathoor Temple of the Golden Dawn (Ordre hermétique de la Golden Dawn) et les Rites of Isis. Il fut l’un des mentors d’Aleister Crowley (fondateur de l’Église de Satan, l’une des plus grandes églises sataniques) qui s’attribua d’ailleurs plusieurs de ses œuvres, dont « Lesser Key of Solomon » publié en 1904 et « Book of Correspondences » publié en 1909.

On doit aussi à Samuel Mathers les livres « Practical Instruction in Infantry Campaigning Exercise » publié en 1884, « Kabbalah unveiled » publié en 1887 et qui est la traduction anglaise de la « Kabbala denudata » de Knorr von Rosenroth, « The Key of Solomon the King » publié en 1889 et « The Book of the Sacred Magic of Abra-Melin the Mage » publié en 1898. Toutes ces œuvres, bien qu’occultes et sataniques, donnent de précieuses informations sur le monde démoniaque. À lire avec beaucoup de prudence.

Mathers mourut le 20 novembre 1918 de mort inconnue peut-être de la grippe espagnole qui sévissait en 1918.



Wicca

La wicca est une pratique magique basée sur l’Ancienne Religion païenne et redéfinie par Gerald Gardner (13 juin 1884 - 12 février 1964), un écrivain ésotériste britannique, l’une des figures majeures du néo-paganisme moderne et le fondateur de la Wicca moderne. Cet homme a publié des ouvrages sur la sorcellerie qui ont fait et font toujours pas mal de dégâts dans notre monde.

La wicca est un mélange de croyances diverses incluant le chamanisme, le druidisme et les mythologies gréco-romaine, slave, celtique et nordique. Ses adeptes, appelés les wiccans, prônent un culte envers la nature et s’adonnent à la magie, à la « bonne magie » comme ils prétendent. Mais toute magie, qu’elle soit blanche ou noire, fait appel à des démons et est donc néfaste. Les wiccans vouent un culte à des divinités, comme Hecate, démone de la sorcellerie par exemple. C’est ce que l’on appelle la magie d’Hecate, dont je fais aussi référence dans ce livre.

D’ailleurs, Gardner s’aida d’Aleister Crowley (le créateur de l’Église de Satan et l’auteur de la Bible satanique) pour établir la wicca. On comprend alors que la wicca n’est rien d’autre que du satanisme déguisé.

Malgré tout, ce courant magique est pratiqué un peu partout dans le monde et regroupe de nombreux adeptes.



La hiérarchie infernale



Cette hiérarchie infernale a été élaborée à partir des différentes recherches que j’ai effectuées. On y trouvera beaucoup de similitudes avec celles de Collin de Plancy et Jean Wierus, mais aussi de nombreuses différences.



Le chef suprême de l’empire infernal

Celui qui règne sur les Enfers est sans conteste Satan (ou Lucifer, car les deux personnages sont une seule et unique entité) et non Belzébuth comme le mentionne Wierus. Derrière Satan, on trouve des généraux, des princes, des ducs… qui ont été déchus et chassés du paradis tout comme lui, dont Méphistophélès, Belzébuth, Bélial et bien d’autres encore. La plupart des princes veulent prendre le trône, donc la place de Satan. Le plus virulent à ce jeu est sans conteste Belzébuth. Chaque prince règne sur une partie du royaume infernal et possède son armée démoniaque qui lui est soumise.

Selon certains sorciers et démonologues, suite au « coup d’État » mené par Belzébuth, la Cour Infernale fut remodelée. Belzébuth créa alors son propre ordre, l’Ordre de la Mouche et redistribua les titres et les privilèges. Satan aurait donc été dans l’opposition, comme nous le disons aujourd’hui lorsqu’un parti politique se trouve opposé au gouvernement. Satan serait donc devenu l’adversaire (c’est son étymologie !) d’une nouvelle hiérarchie. Cette nouvelle composition, contre toute attente, allait permettre aux satanistes d’exorciser et de désenvoûter au nom de Satan ou de Lucifer. Ce qui est une aberration ! C’est pourquoi l’idée de ce « coup d’État » n’est qu’une pure invention démoniaque pour nous faire croire que l’on peut invoquer Satan pour désenvoûter ou exorciser une personne possédée par un démon. On ne peut chasser un Mal par un autre Mal. Cela multiplie le Mal et non le divise. Voilà pourquoi je pense que Belzébuth n’est pas le maître de l’Empire infernal, et que Satan y règne toujours avoir poigne et force.

Lorsque Satan redevient Lucifer, il prend son rôle de grand justicier des enfers.



Les rois de l’enfer

La plupart des rois listés ci-dessous viennent de différentes croyances, notamment celles de Wierus qui, dans sa hiérarchie, comptabilisait au moins 7 rois. Je les liste, mais je ne suis pas d’accord avec lui, car pour moi, il ne peut y avoir qu’un seul et unique roi de l’Empire infernal et ce roi est Satan.

Amoymon ou Amaimon : roi de l’enfer.

Baël : roi de l’enfer. Il a ses états dans la partie orientale des enfers. Il commande 70 légions. Est parfois confondu avec Baal.

Balan : grand roi terrible des enfers. Est de l’ordre des dominations et commande 40 légions.

Byleth : roi de l’empire infernal de l’ordre des puissances. Commande 80 légions.

Ceridwen : reine de l’occident et des sorcières.

Cali ou Kali : reine des démons et sultane de l’enfer indien.

Erlil-Khan : roi ou parfois prince des enfers.

Goap : rois des démons du Midi.

Gorson : roi de la partie occidentale des enfers.

Magoa : roi de la partie orientale des enfers.

Paymon ou Paimon : l’un des rois de l’enfer. Commande 200 légions de l’ordre des Anges et de l’ordre des Puissances.

Zapan : l’un des rois de l’enfer.



Les princes des Enfers

Les 7 princes des Enfers sont Mammon, Azazel, Belzébuth, Asmodée, Belphégor, Dispater et Méphistophélès. Certains démonologues ou sorciers pensent qu’il y a 9 princes, d’autres encore parlent de 7 démons pour les 7 péchés capitaux. Les origines de certains démons restent floues, certains prennent plusieurs noms, d’autres sont élevés à des rangs supérieurs, d’autres n’apparaissent plus. Pour ma part, je me suis contentée de recueillir les données les plus populaires et celles qui me paraissaient les plus justes et vraisemblables.

À savoir : les princes, dans l’Empire infernal, sont plus puissants que les ducs, les comtes... et ont plus de pouvoir que les rois. D’ailleurs, certains rois nommés ci-dessus ne sont pas reconnus par certains démonologues comme tels.

Mammon : Prince de l’enfer et démon de l’avarice. Ce démon n’obéit qu’à Satan.

Azazel : Prince de l’empire infernal, gardien des boucs, premier porte-enseigne des armées infernales.

Belzébuth : Prince de l’enfer, fondateur de l’Ordre des Mouches. C’est le premier en pouvoir et en crimes après Satan. Il veut sa place et n’a de cesse de lui faire savoir. Démon du péché de la gourmandise.

Asmodée : Prince de l’empire infernal, démon de la luxure, surintendant des maisons de jeu. Il commande 72 légions. Lieutenant d’Amoymon.

Belphégor : Prince de l’enfer, démon de la paresse, des découvertes et des inventions.

Bélial : Prince de l’enfer, démon de la colère. Commande 80 légions.

Méphistophélès : Lieutenant, bras droit de Satan, Ministre de la Culture.

Ajoutons à cette liste le démon Ariton, sous-prince de l’Empire infernal.



Les Ordres des anges rebelles

Les anges rebelles sont les anges qui se sont révoltés contre Dieu. Ils sont nommés et innombrables dans le « Livre d’Hénoch » et le « Livre des Jubilés ». Parmi ces anges rebelles, 72 sont regroupés dans neuf Légions ou Ordres et sont appelés les « Anges de l’Abîme ». Ils représentent le côté obscur des 72 Anges Gardiens ou Génies de la Kabbale.

Dans la Kabbale judéo-chrétienne, le Ciel est hiérarchisé en neuf Chœurs d’anges ou Ordres, plus les âmes des Bienheureux. L’Enfer est ainsi composé de neuf Chœurs de démons plus les âmes des Possédés.

Voici les ordres selon le « Livre d’Hénoch ». D’autres qualifications existent, mais je préfère me référer aux croyances de la goétie :

L’Ordre des Séraphins : Intelligences infernales, Principes de destructions. Belzébuth dirige cet ordre.

L’Ordre des Chérubins : Forces du chaos et de la perdition. Pythôn dirige cet ordre.

L’Ordre des Trônes : Forces de la mort et de la tentation. Bélial dirige cet ordre.

L’Ordre des Dominations : Forces de la matière. Satan dirige cet ordre.

L’Ordre des Puissances : Forces élémentaires. Asmodée dirige cet ordre.

L’Ordre des Vertus : Forces de la maladie. Abaddon dirige cet ordre.

L’Ordre des Principautés : Forces des sortilèges et des poisons. Méririm dirige cet ordre.

L’Ordre des Archanges : Forces de la méchanceté. Astaroth dirige cet ordre.

L’Ordre des Anges : forces du mensonge. D’après le « Livre d’Hénoch », c’est Lucifer qui dirige cet ordre. Or Lucifer et Satan sont une même et unique entité. Par conséquent, je pense que c’est Méphistophélès qui dirige cet ordre.

L’Ordre des Bienheureux : ce sont les possédés et les damnés.



Les ministres

Charon : ministre de l’Enfer

Fleuretty : ministre des Finances

Lucifuge-Rofocale : Premier ministre

Satanachia : Général en Chef, ministre des Armées

Agaliarept : Grand Sénéchal, ministre des Affaires étrangères

Fleuretty : Lieutenant général, ministre des Finances

Sargatanas : Brigadier-chef, ministre de l’Intérieur

Méphistophélès : Lieutenant, ministre de la Culture

Nébiros : Maréchal de Camp


Ces neufs démons supérieurs règnent sur la totalité des Légions infernales et ont mainmise sur de nombreux démons. Ainsi :

Baël, Aguarès, Baphomet et Marbas dépendent de Lucifuge-Rofocale.

Prusias, Nusmiane, Amon et Barbatos dépendent de Satanachia.

Buer, Gusoyn et Otis dépendent d’Agaliarept.

Pursan, Bathym et Abigor dépendent de Fleuretty.

Loray, Valafar et Foray dépendent de Sargatanas.

Bélial et Cornedur dépendent de Méphistophélès.

Moras, Ayperos, Cerbère et Caacrinolaas dépendent de Nébiros.



Les démons des péchés capitaux

On connaît tous les 7 péchés infernaux : colère, luxure, gourmandise, envie, paresse, avarice et orgueil. Chaque péché possède son démon qui nous pousse à l’extrême.


L’orgueil : estime excessive de soi-même. Le démon de l’orgueil est sans conteste Satan, celui qui se révolta contre Dieu, car se croyait l’égal de son créateur et croyait être au centre de cette Création divine.


L’avarice : accumulation de richesses pour se satisfaire et pour son propre plaisir. L’avare n’a de cesse d’accumuler de la richesse et est obsédé par l’idée de se séparer de ses biens. Son démon est Mammon, celui qui fait commettre des crimes pour l’amour de l’argent.


L’envie : certainement la plus grande cause de malheur moral. L’envie est la convoitise mêlée de dépit, de haine ou de tristesse à la vue du bonheur des autres ou de ce qu’ils possèdent. Son démon est Léviathan.


La gourmandise : le fait de ne résister à aucun plaisir du ventre et de s’empiffrer en excès. Son démon est Belzébuth.


La colère : état affectif violent se traduisant par un vif mécontentement et s’accompagnant de réactions brutales. Son démon est Bélial.


La luxure : plaisir sexuel recherché avant tout pour son propre plaisir. La sexualité est incontrôlée, parfois débridée, voire totalement abjecte. Son démon est Asmodée.


La paresse : dans les écrits bibliques, ce péché fait référence à l’acédie. Dans notre monde moderne, la paresse fait référence à une répugnance profonde du travail et de l’effort. Son démon est Belphégor.


Il existe un 8e péché capital qui est la Vaine Gloire. Ce péché a été confondu avec l’orgueil. La vaine gloire est un désir obsessionnel d’obtenir de la considération à tout prix. De nos jours, c’est certainement le plus répandu des péchés capitaux, car encouragé par les fausses gloires médiatisées, la course aux prix, la course aux promotions et surtout par les réseaux sociaux où chacun veut briller et faire le buzz. La vaine gloire n’a pas de démon dédié, puisque tous les démons s’en servent pour hameçonner des millions de victimes.

J’ai d’ailleurs écrit un recueil de nouvelles s’articulant autour des péchés capitaux et de leurs démons, « Les 7 + 1 Péchés Infernaux » aux éditions La Rose du Soir et disponible sur le site Journal d’une démonologue.



Les ducs

Abigor : grand-duc de l’empire infernal. Commande 60 légions.

Aguarès ou Agarès : grand-duc de la partie orientale des enfers. Commande 31 légions. Est de l’ordre des vertus.

Aim : duc aux enfers. Commande 26 légions. Grand Maître des incendies.

Alocer : grand-duc aux enfers. Il commande 36 légions.

Amazeroth : grand-duc, commande 60 légions.

Amduscias : grand-duc aux enfers. Il commande 29 légions.

Anifel : grand-duc, démon de la domination.

Ariel : grand-duc.

Astaroth : grand-duc aux enfers.

Aziabel : grand-duc, spécialiste des affaires juridiques.

Baal : grand-duc et général en chef des armées infernales.

Barbatos : comte-duc aux enfers, de l’Ordre des Vertus de l’abîme autrefois et de l’Ordre des Dominations de l’Abîme maintenant. Il commande 30 légions.

Barbuël : grand-duc, Seigneur des eaux.

Bathym ou Martym : duc aux enfers, commande 30 légions.

Berith : duc aux enfers. Il commande 26 légions.

Bune ou Bunis : grand-duc aux enfers. Il commande 30 légions.

Dantalion : duc de l’Empire infernal, commande 36 légions.

Focalor : grand-duc et général de l’Empire infernal. Commande 30 légions.

Gomory : puissant duc des enfers. Commande 26 légions.

Gusoyn : grand-duc aux enfers. Commande 45 légions.

Marbuel : grand-duc de l’Empire infernal.

Murmur : grand-duc et comte de l’Empire infernal. Est de l’Ordre des Anges de l’Abîme et de celui des Trônes de l’Abîme.

Orobas : duc de l’Empire infernal, commande 20 légions.

Pruflas : grand-duc de l’Empire infernal, secrétaire d’État de Satanachia, démon des conflits, commande 26 légions.

Pucel : grand-duc de l’Empire infernal. Commande 48 légions.

Proserpine : archiduchesse et souveraine princesse des esprits malins.

Raum : duc de l’Empire infernal, commande 30 légions, démon de la ruine.

Scox ou Chax : duc et grand marquis de l’Empire infernal. Commande 30 légions.

Valafar : duc de l’Empire infernal, secrétaire d’État de Lucifuge-Rocofale, commande 36 légions, démon des voleurs.

Vapula : grand-duc de l’enfer. Commande 36 légions.

Vepar : duc de l’Empire infernal, commande 29 légions.

Wall : grand-duc de l’Empire infernal. Commande 36 légions.

Zépar : grand-duc de l’Empire infernal, commande 26 légions, démon des perfides passions.



Les comtes

Andromalius : comte et baron, commande 36 légions.

Carabia ou Decarabia : comte d’une grande province de l’enfer. Il commande 30 légions.

Furfur : comte aux enfers. Commande 26 légions.

Halphas : grand comte aux enfers. Commande 26 légions.

Ipès ou Ayperos : comte de l’enfer. Commande 36 légions.

Morax ou Forai : capitaine, comte et président de plusieurs bandes infernales. Commande 36 légions. (Est aussi le prince des esprits familiers.)

Otis : comte et grand président de l’Empire infernal, secrétaire d’État de Sargatanas, commande 60 légions.

Ronwe : marquis et comte de l’enfer. Commande 19 légions.


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