Excerpt for Naked Aphrodites: Histoire d’un amour homosexuel initiatique by , available in its entirety at Smashwords

Naked Aphrodites


Histoire d’un amour homosexuel initiatique


par Maxwell Carlsen


Publié par Maxwell Carlsen chez Smashwords

Tous droits réservés 2018 Maxwell Carlsen

Crédit photo de couverture : jhandersen/Bigstock.com


Table des matières


Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

À propos de l’histoire

À propos de l’auteur



Chapitre 1


1984


Le beau Curtis, treize ans, était assis à côté de son meilleur ami Brian, lui aussi âgé de treize ans, dans le bus scolaire qui les ramenait chez eux. Il ne restait qu'une semaine de cours au collège avant le début des vacances d'été.

Il est vraiment mignon. Brian se savait bisexuel et il était amoureux. Il sentait sa poitrine et son estomac frissonner de bonheur. Il se sentait léger comme le vent. Curtis avait de magnifiques yeux bleus et il était encore plus mignon que Robbie, le beau gosse au corps d'athlète que Brian admirait dans les vestiaires du gymnase. Brian avait envie d'embrasser Curtis, mais comment faire dans ce bus rempli d'enfants ? En plus, il ne savait même pas si Curtis était gay.

Il sourit en le regardant, ce qui révéla son appareil dentaire. Brian avait hâte de pouvoir regarder les pieds de Curtis cet été (il les avait vus quand il s'était baigné chez lui, mais il ne ressentait encore aucune attirance pour lui à l'époque).

Alors que le bus s'arrêtait au feu rouge, Curtis lui dit : « Au début d'Octopussy, James Bond est à Cuba et il y a même un type qui joue Castro. »

Brian sourit à ces mots : il était à la fois innocent et adorable comme un ange tombé du ciel. Il lui répondit : « Ils ne précisent pas dans quel pays commence le film. C'est censé être un pays d'Amérique latine qui rappelle Cuba. Le type qui ressemble à Castro porte une casquette qui ressemble à celle du vrai Castro, mais les drapeaux n'existent pas. Ils les ont inventés. Je le sais parce que j'ai vérifié dans mon atlas. » Ils avaient vu le film au cinéma l'été précédent puis l'avaient regardé une deuxième fois une semaine auparavant sur une cassette louée par la mère de Brian.

Curtis gloussa et répondit : « Quelle culture, ça m'impressionne ! Ça me donne envie de t'embrasser... tu m'embrasserais si j'étais gay ? »

« Sans hésiter. Je te roulerais un bon gros patin, » répondit Brian en imitant une voix de fille, le sourire aux lèvres, en espérant que cela arriverait vraiment. Même s'il feignait de plaisanter, il sentit son estomac se nouer en prononçant ces mots et se retourna en apercevant des garçons qui le regardaient du coin de l'œil. Dans les années 80, l’homosexualité était encore taboue.

« Ok. Je m'en souviendrai. »

« C’est quand tu veux, mon mignon, » répondit Brian, toujours avec la même voix.

« Allez on s’encule là maintenant tout de suite », continua de plaisanter Curtis. Il regarda les enfants autour de lui qui riaient en l'écoutant. « On ferait un beau couple. »

« Je pourrais être un James Bond gay qui passerait son temps à se taper des beaux mecs après avoir vaincu le KGB », suggéra Brian.

« D'accord. Moi je serais ton ennemi juré. Un agent gay du KGB dont le rêve est de faire passionnément l'amour à 007 et qui réussit à la fin », dit Curtis.

« Bon, allez faut qu’on se calme », dit Brian en regardant les autres enfants d'un air nerveux. Il sourit à son ami. Il avait vraiment hâte de passer l’été avec Curtis.

« Je sais : on appellerait notre film Octopenis, d'après Octopussy. Qu'est-ce que t'en dis ? », dit Curtis, hilare. « On serait un couple homo célèbre dans le monde entier. »

« Je serais l'agent 0025, pour vingt-cinq centimètres, et toi tu serais l'agent Len du KGB, d'après Lénine. Et tu serais recherché par le MI6 et la CIA pour avoir déclenché la guerre froide », dit Brian.

« On ferait en sorte que nos pays mettent fin à la guerre froide et instaurent la paix dans le monde, jusqu'à la suite, où on devrait arrêter la guerre chaude entre les pays libres et les pays communistes », dit Curtis, ce qui fit bien rire Brian.

« T'aurais un vibro avec un marteau et une faucille au bout. Et moi, j’en aurais un rouge, blanc et bleu avec un aigle », dit Brian.

« Allez mon gars, on se galoche », dit Curtis en souriant. « Vas-y, vas-y. »

« On se touche la langue », répondit Brian en tirant la langue, provoquant les gloussements des garçons qui les entouraient.

« Ok ». Curtis tira également la langue. « On enverra notre scénario à Spielberg, mon gars. » Curtis s'interrompit car le bus était arrivé à son arrêt. « À plus tard, mon vieux », dit-il en faisant le signe des cornes.

« Je t’aime », dit Brian en partant, ce qui fit rire tout le monde. « Je t’aime », dit-il encore en lui envoyant un baiser. Il avait vraiment envie qu’il se passe quelque chose entre eux.

« Pé-dés ! Pé-dés ! Pé-dés ! », scanda Curtis à l'unisson avec les autres enfants.




Purchase this book or download sample versions for your ebook reader.
(Pages 1-4 show above.)